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06.03.2008

Dynamisme de l’enseignement privé adventiste en Guadeloupe : Le complexe scolaire de La Persévérance.

9847013.jpgC’est vraiment difficile de se remettre des quinze jours passés en Guadeloupe. Mon épouse me rappelle sans cesse qu’ils étaient cruellement courts. Outre le côté vacances, le plaisir de voir la famille (ah mes petites nièces qui ne sont plus si petites que cela !), j’ai sagement, silencieusement observé l’adventisme. L’idée que je développe, selon laquelle il faille considérer l’adventisme comme un ensemble dynamique, particulièrement aux Antilles française s’est vue renforcée. Pour beaucoup d’observateurs il s’agit là d’une évidence, mais j’aimerai insister sur deux choses et prendre un exemple précis, celui de l’enseignement privé adventiste.


Parler de dynamisme permet de mettre l’accent sur le caractère mouvant de l’adventisme. Cette religion n’est en rien figée. Il est donc faux de dire que les adventistes pensent ainsi, agissent de telle manière, en s’appuyant sur des anciennes convictions et observations. En effet, même s’il y a des permanences, les croyances et pratiques évoluent en fonction des contextes sociaux. J’insiste sur ce caractère dynamique aux Antilles car certains penseraient que l’adventisme serait un ensemble dogmatique figé. De plus, la notion de dynamisme est en clin d’œil à la culture antillaise qui connaît aussi un fort dynamisme. Là également il s’agit de contrecarrer des préconceptions. En un mot, parler de dynamisme conduit à renverser les idées reçues sur le religieux antillais.
Ce dynamisme est perceptible quand on regarde la place que prend l’adventisme. Je prend un exemple bien précis : celui de l’éducation en Guadeloupe. Les établissements adventistes, du primaire au lycée, sont considérés, à des degrés diverses comme contribuant de manière significative à un enseignement de qualité. Une particularité forte symbolique est l’exemple de La Persévérance.

La Persévérance est un complexe éducatif allant du primaire au lycée. A ces débuts il s’agissait d’un véritable défi. En effet, deux ans après la seconde guerre mondiale, alors que la Guadeloupe connaît les séquelles économiques et politiques de la tuerie qui venait de se dérouler en Europe, il était loin d’être évident de penser que la priorité était à la construction de ce qui allait être le premier établissement religieux protestant d’enseignement en Guadeloupe. Il est vrai qu’il s’agissait pour la Conférence générale d’intensifier et de diversifier l’implantation adventiste en Guadeloupe.
Mais le défi était grand. Outre les difficultés dues à la sortie de la Guerre, par la suite, le groupe scolaire du faire fasse aux troubles qu’allaient connaître le quartier de son implantation. Pourtant, revers de la médaille c’est cette implantation qui va garantir son succès. La Persévérance sera connue comme « une bulle de paix, dans une zone délabrée » me racontait un ancien parent d’élève. Les valeurs adventistes devenaient progressivement une raison qui poussaient adventistes et non adventistes à inscrire leurs enfants dans cette école.
La qualité de l’enseignement distillée fut parfois décriée. Aujourd’hui ce n’est plus l’opinion commune. La Persévérance est d’ailleurs pour nombres, un bon compromis entre valeur et qualité de l’enseignement.
La première école privée protestante en Guadeloupe a donc réussi le défi des années 40, à savoir
assurer la continuité de l'ensemble des valeurs chrétiennes et morales au travers d’une instruction de qualité, et de préparer de bons citoyens.
Cette réussite de La Persévérance, appréciée insuffisamment au sein des rangs adventistes, a participé à donner à l’adventisme une visibilité sociale, comme le remarquait Raymond Massé dans les années 70. En d’autres termes, La Persévérance à contribuer, de mon point de vue, significativement, à faire de l’adventisme guadeloupéen, une religion de notoriété. Cette institution aidera de manière déterminante à faire la « bonne réputation » de l’adventisme (j’assume l’expression). Sa proximité géographique avec la Fédération guadeloupéenne est un élément à prendre en compte dans l’explication.
L’évolution de la place de La Persévérance dans les représentations des individus marque bien le dynamisme énoncé plus haut. Cet établissement su prendre des virages, parfois difficilement (je me rappelle de la présidence engagée de Lucile Sabas). Comme toute structure d’autres défis sont là. Citons-en seulement deux :

  1. Le premier est certainement de garder le haut niveau d’exigence moral, qui fait de La Persévérance une structure remarquable et particulière.
  2. Le second est de se hisser au sommet de la hiérarchie des établissements scolaires.

Répondre à ces défis nécessite que l’adventisme antillais apprécie à sa juste valeur cet outil. Pourtant paradoxalement, maintes adventistes ne semblent pas conscient de l'enjeu de la bonne représentativité que permet cette structure.

00:00 Écrit par fades dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : enseignement adventiste | |  Facebook

Commentaires

Quel lien qui existe entre les adventistes et les Protestants, estce la même obédience (autorité spirituelle).....????
Les adventtistes sont t'ils considérés comme une maison religieuse par rapport aux protestants qui feraient partie de la maison principale...????

Écrit par : RECIMER | 04.05.2008

Recimer, le mot "Protestants" désigne les chrétiens, qui à l'instar de Martin Luther, acceptent la Bible comme la seule règle de foi et le salut par la grâce. Le Protestantisme comprend une variété d'Eglises (qui ont certaines différences doctrinales). L'Eglise adventiste est l'une d'entre elles.

Écrit par : JLC | 10.05.2008

Les commentaires sont fermés.