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Sociologiser

  • Passée (quasi) inaperçue, la journée internationale de commémoration des abolitions de l’Esclavage en France. C’est aussi de la faute au syndrome de Stockholm émietté.

    Combien êtes vous à avoir vu une affiche, un défilé, un film, un concert, un salon littéraire, une exposition… sur la commémoration de la journée internationale de commémoration des abolitions de l’Esclavage ? Ce n’est pas une surprise, même si c’est une mauvaise évidence. Deux raisons principales l’explique. La première est la responsabilité politique. Elle est évidente. La seconde est le syndrome de Stockholm émietté. Qu’est-ce ? Il s’agit de comportements, de croyances, de pratiques, de statuts, de rôles, de normes… en un mots d’attitudes orientées chez les descendants d’esclaves et surtout de leurs représentants qui contraignent le pouvoir politique à minorer la nécessité d’une participation constructive à une commémoration de l’esclavage.

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  • "Dis le au Monde" le long métrage de l'église adventiste sur son histoire.


    Ce samedi 3 décembre à la Maison de l’Espérance au 13 rue Gracieuse à Paris (75005), je présenterai mon livre Regards croisés sur l’Église adventiste du septième jour. Je commenterai également la projection du film Dis le au Monde. Il s’agit d’un long métrage sur l’histoire de la SDA. Réalisé par la « filiale » australienne à partir de données historiques relevées par les chercheurs du groupe. Ce « realdocumentaire » de plus de 2 heures porte à l’écran les principaux fondateurs du millérisme, puis de l’Église adventiste du septième jour

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  • Petite brève sur plus de 160 ans de présence adventiste dans la presse française.

    Archives, Presse, Eglise adventiste du septième jour

    L'Eglise adventiste du septième jour apparaît dans la presse dès le XIXe siècle en France. En 1852 dans le journal catholique L'ami de la religion du Roi, journal de revue ecclésiale (1814-1862), Henry de Courcy présente la SDA comme une secte qui remporte la palme du produit le plus honteux du protestantisme (p. 504).

    Les journaux Le temps (Numéro 6590 du 7 mai 1879) et Le Gaulois (numéro 3298 du 9 septembre 1891) relatent l'installation de l'Eglise adventiste du septième jour en notant la modernité des stratégies de communication adventistes. Les tentes adventistes qui hébergent le public, le professionnalisme de l’installation, la capacité à communiquer étonnent. Globalement, la presse note l'insistance adventiste à observer le samedi comme jour de repos. Cet attrait « exotique » de la SDA attire l’attention.

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  • Près de 50% des nouveaux convertis quittent l'Eglise adventiste du septième jour

    statistiques,eglise adventiste du septième jourLes nouvelles statistiques publiées par l’Église adventiste du septième jour conduisent à souligner deux points. Premièrement c’est une organisation religieuse en forte croissance. L’adventisme dit du sud (Afrique, Brésil… ) contribue grandement. Mais globalement, bien que l’on compte plus de 19 millions d’adventistes, presque un converti sur deux abandonne les rangs. Si en 2000 43 % des convertis officiels (baptisés) désertaient, en 2015 ce taux est de 49 %. C’est exactement celui que m’indiquait Régis Dericquebourg pour les jéhovistes mais une génération. Commentant ces données, Religioscope fait le parallèle avec l’Église des saints des derniers jours via la célèbre étude de Charles Carter (2011). Par projection, la revue Adventiste Magazine note qu’en l’absence de ce phénomène le contingent adventiste serait de 50 millions d’individus.

     

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  • Il y a 200 ans, William Miller connaissait son expérience de conversion

    miller.jpgWilliam Miller, réformateur leader du mouvement de réveil le millérisme est de toute évidence un meneur d'hommes. Lors de la guerre de sécession il s'est fait remarquer comme un soldat efficace face aux anglais. L'un des faits d'armes du capitaine Miller fut à la bataille de Plattsburg le 11 septembre 1814. Dans un rapport rédigé de sa main il écrit sa satisfaction d'être des 5500 soldats qui avaient mis en déroute 1 5000 anglais dont des généraux qui avaient vaincus Napoléon1. Cette séquence marqua Miller et affirma chez lui les convictions déistes. Sylvester Bliss raconte que Miller indiqua « qu'un tel résultat dans de telles circonstances adverses me sembla être l’œuvre d'une puissance plus grande que celle de l'homme seul »2.

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  • L'Eglise adventiste du septième dans le film "Tu ne tueras point" de Mel Gibson

    Tu ne tueras point, Mel Gibson, Eglise adventiste du septième jourLes critiques sur le film de Mel Gibson, dont l'engagement au sein du christianisme est connu oscillent entre l'admiration et le rejet. Globalement, les critiques reconnaissent l'évolution du travail de Gibson qui ne se contente plus de montrer les horreurs de la guerre. Pour l'analyste de l'Eglise adventiste du septième jour que je suis, des critiques de médias sont au mieux marquées d'ignorance ou au pire de mauvaise foi. C'est surprenant que des critiques ne se soient pas renseignées sur l'Eglise adventiste qui est en arrière fond du film avant d'y porter un avis influant. 

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  • Protestantisme, Franc-maçonnerie, Millérisme et adventisme: Rien d'original.

    Compas-Huguenot.jpgL'appartenance de William Miller à la Franc-maçonnerie est souvent ignorée. Elle alimente dans la blogosphère des théories conspirationnistes sur l'Eglise adventiste du septième. Cependant l'appartenance de Miller à la Franc-maçonnerie et de leaders adventistes des premières heures doit être contextualisée.

    Les liens entre protestantisme et franc-maçonnerie sont anciens. Comme le souligne Frédéric Casadesus dans une numéro de Réforme, "ils ont longtemps fait bon ménage". (Réforme du 24/03/2010). En Angleterre, ce sont les pasteurs, James Anderson et l'Huguenot Jean Théophile Desagulier qui construisent la Constitution d'Anderson en 1973, base des croyances franc-maçonnes. Desagulier du fuir la France à la révocation de l'Edit de Nantes. Ils vont insister insister sur la permanence du déisme et des religions.

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  • Le débat sur le débat autour de l'homosexualité dans l'Eglise adventiste du 7e jour de France

    sda kingship,eglise adventiste du septième jour de la parentalité,eglise adventiste du septième jour homosexuelle

    Il ne faudra pas dire, chers(es) lecteur, que le présent article déclare que l'Eglise adventiste du septième jour est favorable à l'homosexualité.
    Il ne faudra pas dire non plus que le présent article déclare que les dirigeants adventistes sont homophobes ! C'est le contraire. Je sais la capacité à mal lire de nombreux.

    Le Magazine adventiste, une revue adventiste Suisse a publié en 2016 un numéro qui a été largement souligné et apprécié en raison de son ouverture par les commentateurs. Cependant en interne il a ravivé une minorité de cadres conservateurs au point que certains ont censuré (fait incroyable) ledit numéro en empêchant son accès à des membres. Pourquoi tant de tohubohu autour d'un article des plus classiques sur l'homosexualité ?

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  • Le suicide, la dépression, le burn-out dans le corps pastoral

    47723_isaac-hunter.pngLa dépression est encore un sujet difficile. L'individu est toujours conçu autour de la performance. C'est encore plus vrai chez les pasteurs. Berger, éducateurs, enseignant, psychologue... sont des qualificatifs et compétences qui leurs sont exigés et/ou reconnues. Imaginer que ces humains ont des problèmes d'humains n'est pas une évidence. En 2013, le piratage du site internet Ashley Madison a révélé que des pasteurs de nombreuses communautés utilisaient ses services pour tromper leur femme. Le médiatique suicide du pasteur Isaac Hunter, fils du non moins célèbre pasteur Joël Hunter ex conseiller de Bill Clinton a fait la Une en 2013 des médias évangéliques américains. Aux portes du divorce, secrètement dépressif et utilisateur de drogues Hunter a mis fin à ses jours alors qu'il dirigeait une méga church. Le suicide de Seith Oiler dans l'Ohio, d'Ed Montgomery, du pasteur Letsego en Afrique du sud, et d'autres posent questions. La majorité des suicides fait suite à un scandale sexuel, mais sont aussi les conséquences de la forte sollicitation nerveuse de la charge pastorale.

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  • Revenu moyen des adventistes du septième jour aux USA.

    Les derniers chiffres de la Religions Landscape Study sur la répartition des revenus dans les groupes religieux américains sont édifiants. Comme le souligne Sébastien Fath, ils permettent d'avoir une vision plus précise et montrent par exemple l'important revenu moyen des musulmans américain qui est supérieur à biens d'autres, dont les adventistes du septième jour. Plus de la moitiés des adventistes américains ont un revenu supérieur à 30 000$/an. 1/3 a même des revenu supérieur à 50 000$/an. 15% des adventistes ont des revenus de plus de 100 000 $/an. Ces proportions sont relativement faibles par rapport aux autres organisations religieuses américaines. En effet ils sont inférieur au revenu moyen des adultes américains, faisant de l'Eglise adventiste la 20e organisation dans un classement de 23 groupes !

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  • Nouveau tirage de "Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour"

    Mon dernier livre Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour » sera rapidement réimprimé pour faire face à votre demande. En attendant vous pouvez le télécharger chez les libraires en ligne.

     

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  • Une pièce manquante au puzzle de l'histoire de l'Eglise adventiste et pour sa compréhension en France

     

    Mervyn MaxwellLe titre surprend et attire votre attention. Sur tweeter où ici moins, vous l'avez remarqué, je me replonge avec détailles dans l'histoire de l'Eglise adventiste. Plus je nage dans cet océan de biographies, de monographies, d'archives, d'ouvrages, plus ma conviction qu'il manque une information centrale se conforte. En effet, le lien entre les influences d'intellectuelles européens et/ou non chrétiens sont faiblement mentionnées.

    William Miller, réformateur dont l'Eglise adventiste du septième sera un surgeon du millérisme qu'il a participé à construire, a lu Thomas Paine, Voltaire, l'histoire des treize colonies. L'influence des révolutions européennes était forte au travers des auteurs qui l'ont passionné. Les thèses libérales au travers Adam Smith et Paines comme critique transparaissent dans son raisonnement, notamment dans le rapport à l'Etat et donc l'idée d'une fin de l'Etat à travers la parousie.
    Il ne faut pas oublier que Miller était un acteur du « Nouveau monde », prolongement de la Vielle Europe. Rendre compte de l'Eglise adventiste du septième dans son développement, c'est aussi reconsidérer ce lien. Aujourd'hui les chroniques, travaux historiques qui reprennent ce lien entre intellectuels non chrétiens, voir anti chrétiens et empreinte sur la SDA par le Millérisme, le postmillérieme et la SDA elle même, restent à densifier ou faire exister. Par exemple, il est quasi impossible de penser que Miller n'était pas au courant des critiques faites aux lois britanniques dans les Amériques. Les pamphlets de Paines ne purent le laisser insensibles, et là outre des sporadiques incursions, les historiens n'ont pas encore lever l'essentiel. Il en va de même pour l'influence d'Ingersoll Robert, prédicateur, avocat de renom, membre du parti Républicain qui influença plusieurs penseurs protestants dans la deuxième partie du XIXe siècle au moment de l'établissement officiel de l'Eglise adventiste du septième jour.
    Un autre exemple : les influences du protestantisme américain ont été soulevé. Mervyn Maxwell l'a largement synthétisée. Par contre l'influence européenne a été circonscrite au Réveil, à la Réforme luthérocalviniste. Cependant une forte influence intellectuelle vaudoise apparaît par la connaissance que Miller a de Valdo. Là aussi le chantier n'existe pas, même s'il a été énoncé par Blandre et Jean François Mayer dans la revue Notre Histoire de décembre 1986.

    Le chantier est immense, j'en flirte en espérant de voir des travaux d'historiens combler cette pièce manquante à la compréhension de l'Eglise adventiste du septième jour. Les autres mouvements protestants d'essence américaine n'ont pas ce vide biographique. Certainement parce qu'ils ont une histoire qui a été beaucoup plus étudiée par différents regards. C'est peut être là, qu'il faudra commencer à remettre les pieds pour constater les ponts communs.

    On arrive ainsi à l'intérêt majeur de ce travail selon moi. Compléter l'histoire de l'adventisme ne doit pas se faire dans le but de combler les rayonnages de bibliothèque. Ce sera une finalité indirecte ! L'objet est de comprendre le développement de la SDA et de voir comment, dès les premières heures se sont construites des orientations encore perceptibles aujourd'hui où qui ne sont plus. Ces donc comprendre plus simplement les freins, les particularités, les atouts, et pour reprendre l'expression de Richard Lehmann « la valeur ajoutée » de l'Eglise adventiste du septième jour.
    Comme je l'écrivais dans l'Atlas des minorités religieuses à paraître, il y a un fonds certainement sous exploité par les historiens qui aiderait, à savoir les archives de la SDA à la Faculté adventiste du Collonges enrichies par Guildo Delameilleure.

     

  • Regards croisés sur l'Eglise adventiste en téléchargement

    Regards croisés sur l'Eglise adventiste du  septième jourMon livre Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour est épuisé. Vous pouvez toutefois le télécharger depuis le site de l'éditeur. 

    Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour a ouvert une nouvelle collection "Questions sociales" chez l'éditeur Vie et Santé. Il a donc marqué les bons début de cette collection qui propose des analyses sur un sujet de société par des spécialistes, à destination de tous les publics.
    Dans le cas de Regards croisés vous pouvez donc télécharger l'évolution des regards de groupes évangéliques, des sciences humaines et de la presse sur l'Eglise adventiste du septième jour en France. 

    Certains demandent déjà si une réimpression: à voir...

    Le succès de cet ouvrage me conforte dans la rédaction en cours d'un autre livre sur l'Eglise adventiste qui reprendra les problématiques historiques, les questionnements, les analyses sociologiques actuelles sur cette communauté religieuse.

     

  • Déjà un nouveau livre en chantier sur l'Eglise adventiste du septième jour.


    shutterstock_248312674.jpgMon dernier livre sur l'Eglise adventiste du septième jour (SDA), Regards à croisés sur l'Eglise adventiste du septième joura été une expérience enrichissante. Couplé à l'écriture d'une entrée sur la SDA pour un Atlas des religions, je suis arrivé à la conviction qu'il est nécessaire d'écrire une livre global sur la SDA. Les éditeurs en sont qu'enchantés sachant qu'il ne s'agira pas d'obtenir un prix.

    En relisant des archives je me suis rendu compte de liens entre l'histoire de la SDA, la critique du libéralisme économique dès la fin du XVIIIe et surtout une filiation empathique, indirecte avec les vaudois. William Miller, autodidacte a en effet "touché" à des influences éclectiques. Il faut être conscient de cela pour comprendre les fondamentaux du Millérisme et de l'adventisme, en particulier du septième jour. Ces constats seront dans mon prochain livre. 

    Un volet de mon livre à venir sera une nouvelle lecture de l'histoire de la SDA en tentant de ne pas l'enchanter. En effet, c'est le défaut de nombreux travaux car, du ton de leur écriture à la réalité des sources, des phases romancées de l'adventisme sont établies. Comment sans source par exemple, un auteur retrace des échanges, des dialogues tenus par les protagonistes? Trop souvent les travaux ne font que reprendre des redites d'auteurs adventistes. Il ne s'agit pas de dire que ces sources sont mauvaises, mais qu'elles doivent être approchées comme des travaux internes de la SDA à corréler. Et si ce n'est pas possible comme souvent, il faut l'indiquer, sachant que souvent ce sont des travaux de grande qualité. En fait, il est facile de romancer l'histoire en voulant être pédagogue. Cette romance fait que l'on avance plus dans la mémoire que dans l'histoire. A ce jour j'ai compilé suffisamment d'informations pour faire les liens froids, historiques pour présenter des liens forts, minimisés qui existent dans l'histoire de la SDA. Et j'indique que finalement la réalité historique est reconstituable entre la mémoire et l'Histoire. Cette réalité reconstituée pousse à poser que les fondements idéologiques de la SDA ont des liens (positifs ou négatifs) avec les vaudois. J'en dirai plus dans le livre. D'autre part, les fondements de l'adventisme ne sont pas sans lien également avec les théories économiques, notamment celle sur le revenu minimum universel posé par les tribus amérindiennes et conceptualisées par Thomas Pain, lu par Miller.

    Que retenir déjà: la nécessité de poursuivre les travaux historiques sur la SDA est le premier impératif de mon futur livre. Il sera la base des autres impératifs et axes dont je vous tiendrai informé.

  • Assasinat d'un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvroy : le défi sécuritaire pour les religions

     

    L'assassinat d'un prêtre catholique repose la question du rapport des groupes religieux via leur édifice à l'ensemble de la société. Le dilemme pour les organisations religieuses est simple à présenter mais difficile à résorber, même si les églises catholiques sont sous surveillance depuis un an.
    L'éthique de la responsabilité résume selon moi l'action religieuse en particulier dans sa déclinaison protestante. Les communautés protestantes se sentent responsables du salut de leur concitoyens et se sentent obliger de responsabiliser ses derniers pour qu'ils aient une éthique conforme aux exigences divines. Etre responsable et responsabiliser caractérisent l'éthique de responsabilité. Pour cela il est incontournable de développer des actions sociales ouvertes au sens de Max Weber. Laisser les églises accessibles, sans aucun filtre est à ce jour est l'une des conditions essentielles pour l'expression de l'éthique de responsabilité. Les conséquences de cette ouverture permanente étaient plus ou moins désirables. L'accueil de démunis, l'accompagnement de personnes en quête de sens ou encore le désire d'être visité par des décideurs, étaient les seuls conséquences de l'ouverture permanente, sans filtre des lieux. Parfois, sporadiquement il faut gérer des comportements inattendus de réfractaires à la problématique religieuse ou de personnes ayant un litige avec une organisation religieuse. Mais la question de la sécurité des églises n'est plus théorique. Comment rester accessible en ne pouvant plus rester dans l'angélisme de l'ouverture à tous ? Cette question doit désormais tarauder tous les responsables religieux. Aucun a à ce jour opter pour la présence visible d'une sécurité.
    Le paradoxe des paradoxes dans lequel se trouve les groupes religieux demeurent leur lecture des attentats. « Signe des temps préapocalyptique », donc inévitables et qui attestent de la réalité d'une lecture de l'histoire et de l'actualité. De l'autre côté, il faut se protéger désormais de ce signe qui affirme une lecture conception eschatologique.

    L'essence même d'un groupe religieux est le développement d'actions sociales ouvertes. Mais désormais il faut une ouverture contrôlée alors que ce contrôle est déjà une opposition brutale à la missiologie. Le défi religieux est donc grand et repose la question du rapport à la société dans un monde marquée par l'augmentation du risque sécuritaire. En tous les cas dans un monde numérique, où des pokémons traversent la rue, sont virtuellement présents dans des églises réelles, repenser la présence des églises par le monde numérique est l'une des pistes, certainement insuffisante.