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Santé

  • La Fédération Suisse Romande et du Tessin lance le festival de la santé

     Eglise adventiste, Religion, Santé, Suisse, Fédération Suisse Romande et du Tessin, Festival de la santéLa fédération adventiste de Suisse Romande et du Tessin (FSRT) lance le festival de la Santé. Cette initiative traduit parfaitement le concept de Religion de la santé dont l’adventiste est une illustration majeure. En lien avec les professionnels et autorités, la FSRT a construit une programmation où sur la base des acquis scientifiques elle sensibilise le public à différents équilibres indispensables à la santé. Le handicap est un thème central pour cette première. Exercices, expositions, débats… sont des déclinaisons proposées. Ce qui me paraît capital et faussement banal est l’idée que la santé est un ensemble d’équilibres aux effets relationnels. Si cette conception de la santé dans sa dimension interactive est un acquis, elle a été de tout temps portée par l’adventisme. La santé est non seulement un sentiment de bien être (pas une absence de pathologie!) mais aussi une relation équilibrée avec ses entourages. Ce n’est pas seulement la perception d’un équilibre biologique et psychologique, mais également social. Dans une société, où de nombreuses pathologies, souffrances sont indiscutablement issues des déséquilibres relationnels, l’initiative adventiste est à saluer.
    D’autre part, comme religion de la santé, l’adventisme Suisse fait de cette manifestation d’abord un outil de promotion de la santé. De ce fait, l’action sanitaire éducative est capitale. Elle montre bien que les religions de la santé ont une éthique de responsabilité qui ne doit pas être assimilée à du prosélytisme. En effet l'objectif n'est pas la conversion mais d’établissement de bonnes pratiques de santé. Cependant, cela s’inscrit dans l’idée de mission. Soyons précis. Je l’ai écrit dans mon ouvrage Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour, l’éthique de responsabilité c’est se sentir responsable du bien être et du salut de concitoyens et responsabilliser ces derniers. C’est avoir des actions concrètes dans ces buts. Dans ce cadre, le bien être supplante le désir de conversion, sans l’exclure. Et c’est ce qui s’exprime très explicitement dans nombres de manifestations de santé adventiste en Europe francophone surtout sous l'impulsion Suisse. La FSRT mène des actions de santé, pédagogiques ouvertes, d’essence adventiste, scientifiques, montrant la perception large de la mission religieuse au sens d’une éthique de responsabilité, sans bercer dans le prosélytisme.

    C’est un équilibre difficile que la FSRT a su construire. En ce sens, le festival de la santé, additionné à d’autres actions de la FSRT, permet à l’adventisme Suisse de consolider sa place d’acteur social dynamique. Elle répond ainsi aux attentes sociétales vis-à-vis du religieux. Mais certainement le contexte Suisse favorise cette consonance entre attentes sociétales (et sociales) et l’offre religieuse adventiste. Et hors contexte Suisse, indiscutablement, la FSRT montre dans l’adventisme francophone en pays développés une perspective à suivre, voir à reproduire.

    En complément lire sur le sujet :

    La santé dans l’adventisme, une action ouverte et non du prosélytisme

    Religion de guérison et religion de la santé

    Santé anthropologie et adventisme

    Et l’ensemble des notes sur les liens entre adventisme et santé

  • Les débats sur le végétarisme (avec l'été) portent les regards sur l'Eglise adventiste du septième jour

    Religion et santé, végétarisme, Avec l'été, bien manger est un sujet qui revient. Cette année nous n'y échappons pas. Depuis quelques mois le débat va bon train autour de la pertinence du régime végétarien. Les scandales révélés dans les abattoirs ravivent les tensions autour des régimes végétariens. Pourfendeurs et adeptes s'écharpent souvent sur le végétarisme et ses dérivés. Loin de moi l'idée de prendre part dans ce débat. Je note simplement que les analyses sur les effets bénéfiques du végétarisme s'appuient de plus en plus sur les études menées sur et/ou par l'Eglise adventiste du septième jour.
    L'Eglise adventiste du septième jour (SDA) est l'idéal-type de la religion de la santé. A des fins préventifs et curatifs elle sensibilise à une approche sanitaire, basée sur la science et les principes bibliques pour développer une ascèse où la quette d'une qualité de vie est primordiale. Nous avons déjà détaillé cette notion, centrale dans une partie du protestantisme dont l'histoire est proche de celle de l'hygiénisme. Adopter un régime végétarien pour les adventistes s'appuie donc sur une interprétation des textes bibliques et des textes charismatiques proposés par Ellen G. White. Outre cette source, l'adventisme propose à ses membres d'adopter un régime végétarien en se basant sur des observations scientifiques...

     

     

     

     

     

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  • Ben Carson, Candidat républicain adventiste aux primaires pour la Maison Blanche

    Ben Carson, USA 2016, Dr Ben Carson 2016, Adventiste, Primaires Républicaines, Ben Carson mérite d'être connu. Non pas seulement parce qu'il brigue la candidature républicaine à la Maison Blanche, mais parce qu'il permet de porter un regard pertinent sur les liens entre religion et santé et plus particulièrement entre religion et innovation scientifique.

     

    Ben Carson s'est fait connaître mondialement pour ses prouesses médicales. La plus connue est la séparation de bébés siamois. Homme scientifique majeur il est au cœur de la vitalité scientifique des universités adventistes, en particulier celle de Loma Linda et d'Andrews aux USA. 

    Ben Carson, USA 2016, Dr Ben Carson 2016, Adventiste, Primaires Républicaines,

    Docteur honoris causa plus d'une soixantaine de fois par différentes universités, Ben Carson est souvent appelé (sans vérification possible) l'américain le plus diplômé de l'histoire. Il porte la prestigieuse médaille Ford. Sa vie est une véritable succes story américaine. Elévé avec son frère par sa mère après un divorce difficile dans un quartier noir dangereux, Ben Carson est en grande partie un autodidacte qui devait dépasser les insultes racistes. Celui qui est selon le Times le plus grand Neurochirurgie du monde met sa notoriété au service du combat pour la scolarisation des plus pauvres, la lutte contre les inégalités, la défense de valeurs solidaires. 

     

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  • Le scandale du Chlordécone aux Antilles ou l'empoisonnement de masse.

    L'utilisation d'un pesticide interdit aux USA depuis près de 40ans aux USA et autorisé aux Antilles françaises sous l'impulsion du lobby d'exploitants de bananes selon diverses sources, serait la source de Cancers, de dérèglements sociaux et économiques majeurs. La sensibilisation du grand public est liée à la découverte de chlordécone dans les aliments exportés en France. Jadis, le législateur n'y a porté qu'un regard condéscendant, alimentant le sentiment d'exclusion. De plus, les grands exploitants étant des descendants esclavagistes, le scandale sanitaire s'alimente du poids de l'Histoire. 

    Le reportage qui suit, extrait du Magazine de la santé revient sur ce scandale et pose les grands enjeux et effets. Je vous laisse, sans d'autres commentaires en prendre connaissance en ayant une pensée pour cette population qui subit encore les effets d'une domination sociale et économique.

    Une question reste posée : Qua faut-il pour que le législateur pense à l'intérêt collectif et non à celui d'une infime partie?

  • Education Thérapeutique du Patient (II). On vient de loin...

     

    (Extraits de formation en ETP pour professionnels de la santé et de cours de sociologie de la santé du nouveau référentiel infirmier)

    Hopital Patients Santé Territoires, Education Thérapeutique du PatientChaque époque de l’histoire a ses maladies. On le sait aujourd’hui, certaines d’entre elles existent depuis l’Antiquité voire la préhistoire car on en a retrouvé leurs traces sur des ossements dans des sites préhistoriques. L’évolution des maladies, que ce soit en termes de représentation sociale (c’est-à-dire la manière dont des individus ou groupes sociaux se représentent la santé), de guérison est le fruit de bouleversements qui ont touché nos sociétés au cours de l’histoire. L'accompagnement global qui peut être offert au patient en impliquant son entourage est un héritage de cette histoire et de différentes influences. Nous évoquions la dernière fois partiellement la religion. Mais il n'y a pas qu'elle. En effet, il suffit de parcourir l’histoire de la médecine pour découvrir que bien des idées médicales d’aujourd’hui sur la maladie ne sont pas les mêmes que celles de la médecine d’hier et que certaines ne seront pas les mêmes que demain. L'Education Thérapeutique du Patient (l'ETP) en sera affecté. Mais avant de parler de l'ETP aujourd’hui un long chemin a été réalisé par nos sociétés.

     

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  • Nouvelle Série : L'Education Thérapeutique du Patient - Santé et Religion (I)

    Traiter de l'ensemble des pratiques qui peuvent mises en oeuvre pour permettre aux patients de développer des pratiques et une meilleure relation avec les praticiens dans la perspective d'une prise en charge optimale, oblige de plus en plus à intégrer la variable religieuse. Les patients ont leurs croyances, pratiques et attentes basées sur la religion. Les études sur les comportements des cancereux à par exemple démontrée que les pratiques religieuses, ou encore celles dites des croyances populaires influent dans la socialisation du patient aux soins. Afin de comprendre l'importance du religieux il faut, en différentes étapes saisir la place de la religion dans le soin. Cela nécessite de passer par une approche globale qui repose le lien entre religion et santé. Ce sera l'objet des quelques notes à venir aux accents historiques et sociologiques. Par la suite nous proposerons des prolongements actuelles autour de l'Education Thérapeutique du Patient, notamment dans sa relation aux praticiens. Mais pour l'instant voyons, avec la complexité qui y est liée le lien général entre religion et santé. Pour ceux qui sont assidues aux questions liées à l'ETP, le détour sera peut être long et loin des applications pratiques. Mais qu'ils restent patients, les prochaines notes le seront. Promis.

     

     

     

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  • Trop de sucre dans les produits alimentaires antillais. Une logique qui rappelle une autre

    Sucre, Alimentation, Aliments sucrés aux Antilles, Sucre industrie alimentaire, Victorin Lurel, Obésité aux Antilles, Obésité, surpoids, IMC, Indice de masse corporelle, loi, santéInutile de faire un long développement mais il faut s'arrêter sur l'un des effets de la proposition de loi de Victorin Lurel, député de la Guadeloupe et Président de son Conseil Régional. Elle vise à ramener le taux de sucre dans les produits alimentaires industrialisés aux Antilles à leur niveau dans l'hexagone.
    Pourquoi la teneur en sucre est-elle plus élevée ? L'industrie agroalimentaire se targue de simplement s'adapter au goût antillais ! L'argument est fallacieux. Il relève du fameux problème « l’œuf ou la poule ». C'est un contre feu qui vise à ne pas assumer une stratégie de vente ancienne qui visait à créer la dépendance.


    Sucre, Alimentation, Aliments sucrés aux Antilles, Sucre industrie alimentaire, Victorin Lurel, Obésité aux Antilles, Obésité, surpoids, IMC, Indice de masse corporelle, loi, santéCe débat me rappelle un autre : celui de la teneur en nicotine dans les pays noirs. L'industrie du tabac, sous prétexte de s'adapter au goût des consommateurs dans les pays noirs y porte souvent plus de produits dépendants et nocifs ! Entre nous, cela rappelle le débat actuel sur le sucre. Moins de sucre c'est plus de santé. Alors que l'on s'inquiète de l'obésité aux Antilles, espérons que nous irons à l'essentiel qu'est de protéger les populations. La question fondamentale porte sur la santé publique et rien d'autre. Il ne faut pas se laisser détourner par les débats qui essentialisent la culture et déculpabilisent l'industrie agroalimentaire. Alors que tout le monde s'inquiète de la montée de l'obésité aux Antilles l'important est de prendre les mesures qui s'imposent.

  • Santé, anthropologie et adventisme – Acte 2 (Extrait de cours IFSI du nouveau référentiel infirmier)

    « Le mot »

    health church.jpgLe vocabulaire qui explicite la santé est très riche. Frustrons-nous en le regardant furtivement. A lui seul il impose de considérer la santé au-delà de la définition médicale. Cela conduira à faire le lien avec une certaine vision religieuse de la santé.

    En grec deux mots se distinguent pour parler de santé. Le premier est hugiainô qui signifie être en bonne santé, se porter bien. Racine du mot hygiène, il ne s'applique pas seulement aux personnes mais aussi à un pays. Cette vision est encore présente quand nous parlons de la santé économique et sociale d'un Etat. L'autre terme est noséô qui signifie être malade et s'applique aussi à une très grande panoplie de situationS et pas uniquement à l'individu. Un autre mot mérite d'être signalé, il s'agir de sôzô qui signifie protéger d'un danger ne pas tuer, épargner, sauver. Un dérivé comme sôtéria (salut) permet de souligner le lien complexe entre santé et religion.

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  • La dengue aux Antilles: bien plus qu'une question de santé publique

    Dengue moustique.jpgLa dengue est une pathologie très répandue. Fièvre intense, sensation de froid, perte d'appétit, mais surtout des courbatures importantes vous envahissent. Elle est si virulente qu'il arrive de délirer surtout dans le sommeil. La dengue est une atteinte généralement bénigne et en une semaine on est normalement remis. L'épidémie a mis en évidence plusieurs éléments qui mélangent tendancieusement réalités et idées reçues. Elle pose un aspect des problèmes sociaux aux Antilles et est un révélateur de la relation de la France aux Antilles.

    La dengue serait-elle le résultat d'un manque de civisme?

    C'est vrai partiellement. La dengue se véhicule surtout par la femelle du moustique aedes aegypti. Le mode de vie humain donne des conditions idéales pour la reproduction de ce moustique en zone tropicale. Combattre la dengue passe par des attitudes à éviter. Il est ainsi recommander de ne pas offrir à ce moustique des lieux propices à sa reproduction. Tous les accès aux eaux stagnantes doivent lui être fermés. Il s'y reproduirait. Ainsi aujourd'hui, après les messages d'alertes de la grippe A, vous aurez dans plusieurs lieux (aéroport, espaces d'accueils...) des appels à sensibilisation invitant à ne rien laisser trainer dans l'environnement qui permettrait à l'aedes aegypti de proliférer.

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  • Santé, Anthropologie et adventisme. Introduction acte 1

     

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    [MISE A JOUR]

    Si vous êtes habitués à lire ce blog, vous savez que je défends l'idée que l'adventisme est une religion de la santé. L'idée n'est pas nouvelle. Certains on cru voir une conception de l'adventisme comme une religion qui adorerait la santé. Mais non, on est loin de cette caricature.

    Depuis quelques jours et pour 3 mois, les adventistes sont invités à étudier hebdomadairement des réflexions autour de la guérison et la santé. L'occasion était trop belle pour revenir en détails sur la notion de religion de la santé. Pour ce faire, nous allons prendre notre temps et durant le trimestre qui vient de s'ouvrir développer cette idée. Plusieurs étapes seront nécessaires. Les premières consistent à bien concevoir la notion de santé. C'est ce que je vous propose au travers de plusieurs notens qui reprendrons des notions de l'anthropologie de la santé et de la sociologie du fait religieux. Commençons par la notion de maladie/santé.



     

     

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  • Pratique soignante et judiciarisation

    Lieu: IFSI de Sens, mardi 5 janvier 2010.

    Public: Etudiants, professionnels de santé

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    Les professionnels de santé sont de plus en plus exposés à des risques juridiques. Mais qu’est-ce qui explique ce changement ? Que dénote la judiciarisation sur les attentes sociales vis-à-vis des soignants ? Comment intégrer cette évolution dans la relation au patient ? Peut-on en faire un atout, un outil de communication opérant pour une plus grande confiance dans la relation entre praticien et patient ? L’intervention visera à montrer que la judiciarisation est un trait de la modernité et n’est pas spécifique au médical. Cependant il a des effets bien particuliers. Les caractéristiques des sciences médicales dans la modernité ne sont d’ailleurs pas étrangères à ce changement dont elles se plaignent. Une fois ce constat dressé, il convient de noter, que l’ingéniosité communicationnelle consiste à retourner cette évolution au profit de la relation avec le patient ? Il ne s’agit de tisser un simple échange qui vise à protéger juridiquement le patient mais à construction une véritable confiance partenariat dont le patient et le praticien sortent gagnants.


     

     

  • Intervention : Laïcité et pratiques soignantes

    Lieu: IFSI de Sens, mardi 5 janvier 2010.
    Public: Etudiants, professionnels de santé

    sante_01.jpgPour faire simple, deux approches de la laïcité se côtoient dans notre société. Une vision ouverte qui considère que les pratiques religieuses sont une forme d'expression des libertés fondamentales. La Laïcité serait dans cette perspective un équilibre, garantie par le législateur, entre les différentes pratiques, y compris dans l'espace public, dès lors que celles-ci acceptent les limites émises par la loi. Une autre vision peut être appelée fermée. Elle considère le religieux uniquement comme ayant doit d'expression dans la sphère privée. L'espace public doit être aseptisé de religieux. Ces deux visions coexistent et donnent place soit à des accommodements pour ce qui est l'approche ouverte. La perspective d'une laïcité fermée est très coercitive et considère qu'il est indispensable que la religion reste une affaire privée pour éviter conflits, malentendus ou toutes formes de troubles sociaux.
    Le professionnel de santé a pour objectif le bien être de son patient. Lorsque ce dernier exprime une sensibilité religieuse, comment y faire face, sans perdre l'objectif. De plus contribuer au bien être de l'individu passe par la mise en œuvre de pratiques professionnelles, de protocoles, de thérapies qui peuvent être en tension avec les croyances et pratiques religieuses. Comment le professionnel de santé doit-il gérer ces tensions ? Comment se positionner face aux deux lectures de la laïcité qui s'expriment en France ? Quels sont les intérêts et limites pour le professionnel d'une approche fermée et d'une approche ouverte de la laïcité ? Quels attitudes adoptées à l'hôpital, dans l'exercice libéral ou encore dans des établissements semi ouvert (maison de retraite...) en PMI, etc.

    Nous veillerons à avoir des prolongements empiriques, concrets.

    Bibliographie indicative :
    Isabelle Lévy, Soins cultures et croyances, ESTEM, 2008
    Isabelle Lévy, La religion à l'hôpital, Presses de la Renaissance, 2003
    Jean Baubérot, Histoire de la laïcité en France, PUF 4e édition, 2007

  • La santé dans l’adventisme : une action ouverte et non du prosélytisme

    sante_01.jpgLa question posée par un journaliste a été la suivante : comment les adventistes arrivent-ils à faire de la santé du prosélytisme ? Surpris par l’orientation de la question, j’ai répondu : « de la même manière que Sœur Emmanuelle et que le HCR » ! Il a compris que je voulais dire que sa question était fausse et qu’en cas de prosélytisme il s’agit d’une conséquence assumée, souhaitée, mais en aucun cas le but premier de l’Eglise Adventiste dans ses activités sanitaires. Sur quoi je m’appuie pour le penser ?

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  • RELGION & SANTE, 4 et 5 octobre 2008 en Guadeloupe

    AGPAS 2008.gifLa rentrée 2008 marque l’amplification des actions de l'.Association Guadeloupéenne des Professionnels Adventistes de Santé. Les responsables de cette structure notaient dimanche 14 sur la radio adventiste de la Guadeloupe Vie Meilleure, qu’ils ambitionnaient, fort d’un vivier de plus de 200 praticiens adventistes (médicaux et paramédicaux), à devenir un acteur majeur du système de soin guadeloupéen. Cette orientation s’appuie sur les valeurs chrétiennes et les croyances spécifiques à l’Eglise Adventiste. Elle implique pour l’AGAPS d’établir des liens forts avec les acteurs du système de soin (DDASS, Conseil Général, CRAM, DSDS, Directeurs de structures de soins, politiques etc.). La première Rencontre Régionale RELIGION & SANTE qu’organise l’AGAPS est à ce titre très prometteuse. Elle vise, comme me l’ont indiqué les organisateurs à s’interroger sur l’apport de l’éthique adventiste aux pratiques de soins et à la prévention.

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  • Les adventistes et la santé '2): L'apport du Dr John Harvey Kellogg, par Jean Luc Chandler

    02829c5cf0688cdcc39f35af4ae68d10.jpgEn 1863, la situation est mûre pour une réforme du mode de vie des adventistes du septième jour. Ils ont découvert des doctrines bibliques majeures et ils se sont organisés en Eglise. Libérés de ces préoccupations, ils peuvent prêter l’oreille quand Ellen White lance la « réforme sanitaire », d’autant plus facilement que les Etats-Unis (l’Europe dans une mesure moindre) traversent une crise de la santé. Comme c’est souvent le cas, Ellen White lance l’initiative, présente les lignes directrices et guide les adventistes mais les dirigeants de l’Eglise et les professionnels de la santé se chargent de faire des recherches et de mettre en oeuvre la grande réforme. On y reviendra...

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