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Livres

  • Comment accompagner les différentes expressions culturelles dans une communauté ou tout autre collectif?

    Répondre aux attentes parfois opposées de membres aux cultures différentes dans une communauté n'est pas un défi nouveau. Aujourd'hui, alors que les identités se veulent de plus fortes, l'enjeux devient majeur, y compris dans les groupes religieux. Mon livre Des cultures à la métaculture évangéliqueest une contribution pour répondre à cette problématique.
    L’ouvrage est le fruit d’une rencontre avec les pasteurs adventistes. Invité par le Président Daniel Monachini et le Romanio Eugenio responsable de l’association pastorale des adventistes, j’ai échangé avec les pasteurs de cette fédération sur la culture. Initialement, les organisateurs s’interrogeaient sur les approches à construire pour encadrer des communautés locales qui ont des expressions religieuses très marquées par différentes cultures. Cultures de peuples venant d’autres horizons que la France hexagonale. La question était donc celle du management des cultures. Les échanges furent particulièrement prolifiques et je remercie les organisateurs et participants pour ce moment stimulant. Un management pour les liens dans la communauté mais aussi pour les relations avec l’ensemble de la société.

    Le livre ne se veut pas un kit de solutions clés en mains. Les ouvrages de ce type ont leur intérêt mais n’aident pas à faire face aux problématiques imprévues. De fait, j’ai pris le parti pris, en complément, de longuement présenter les effets de la culture sur nos manières de penser et d’agir. Et cela dans nombres domaines. L’idée est d’inviter les lecteurs à faire un pas de côté. Au-delà des relations entre cultures, le lecteur est invité à découvrir le pouvoir de la culture. Il découvrira qu’il ne suffit pas de réaliser une démonstration pour orienter les comportements et les réflexions. La certitude et la qualité du raisonnement est une chose, mais le terrain qui le reçoit en est une autre. En quelque sorte, mieux le connaître c’est favoriser la construction de consonnances, de compréhensions. C’est ce que fait ce livre en montrant aux clercs qu’il ne faut pas surestimer le discours qu’ils présentent, fusse-t-il religieux. Déstabilisant pour certains. Comme tous autres discours, les croyances religieuses doivent composer avec les influences des cultures dans la structuration des identités, des personnalités.

    Dans un monde où il y a un véritable retour aux cultures locales, tout en restant un espace mondialisé, le pasteur, le manager, le cadre, le dirigeant, le leader, ne peut éviter une bonne connaissance de la culture de ceux qui écoutent. En le faisant, il arrivera à dépasser les freins, les jalons d’une culture pour inviter le locuteur vers l’autre culture, l’autre manière de penser et d’agir qu’il propose. Et cela, sans nuire à la culture de l’auditeur.
    Enfin d’ouvrage, le lecteur est invité à dépasser aussi les notions de multiculturalisme et ses déclinaisons au profit de la transculturalité. Elle intègre le respect mutuel, l’échanges entre cultures tout en valorisant les apports de chacune pour s’ouvrir à « la culture évangélique », nouvel espace de convergence, d’identification, en d’autres termes une métaculture.

    A l’aide de situations réelles issues du monde médical, de communautés religieuses, ou encore du médico-social, le lecteur prend de la distance sur le sujet et découvre concrètement les effets de la culture. Par petites touches, des liens sont tissés avec les réalités ecclésiales. Ainsi chaque lecteur tire des prolongements en phase avec son vécu, ses problématiques, ses défis à réaliser. Chaque pasteur, clerc, managers… découvrent que la culture n’est pas un espace qui justifie l’inaction comme c’est souvent le cas. Ils entreront dans une approche dynamique de la notion de culture. Ils auront ainsi tous les arguments et manières de faire pour répondre aux individus qui justifient une manière immuable de faire en prétextant la culture. Au contraire, une bonne connaissance des fondamentaux culturels est un appui pour impulser le changement.
    L’ouvrage est donc un levier d’action pour les cadres religieux ou autres qui feront de la culture une valeur ajoutée pour atteindre leur mission en fédérant un collectif.

    Fabrice Desplan, Des cultures à la métaculture évangélique,
    Ed. BoD, Nordestedt, 2024.
    125 pages
    Avec le soutien de l'association pastorale des églises adventistes du sud de la France et de son service des communications

    Remerciements à:
    Daniel Monachini, Président de la FEA.S/FACSA Sud
    Romanio Eugenio, Association pastorale
    Laura Monachini, Relecture.
    Laura Bonnefond, Couverture
    Vives gratitudes à Marianne Penner, Service des communications de la FFS et coordonnatrice.

  • Sortie le 18 septembre 2019 aux Editions Bayard de l’ouvrage LES MINORITES RELIGIEUSES EN FRANCE, dirigé par Anne Laure Zwilling,

    Présentation de l’Editeur

    « Cet ouvrage inédit, réunissant près de 80 sociologues, ethnologues, anthropologues, historien, veut permettre une meilleure connaissance des groupes religieux présents en France et leur évolution récente. Dans une approche inédite, il propose une série de chapitres présentant chacun en détail un groupe religieux. Ces mouvements religieux sont regroupés par grands ensembles confessionnels, ce qui permet de saisir la diversité interne de chacun de ces ensembles. Ce livre offre une couverture inégalée dans la présentation des groupes religieux, en évoquant certains déjà connus, mais en éclairant également d'autres qui restent largement à découvrir.
    Présenter, dans un ouvrage unique, l'ensemble des groupes religieux minoritaires de France fournira certainement un outil de travail extrêmement précieux à toute personne cherchant à connaître l'un ou l'autre d'entre eux. Cette vue d'ensemble fournit un élément précieux de connaissance du panorama religieux français. Elle permet également de saisir le positionnement des groupes dans l'espace public et les uns par rapport aux autres, contribuant ainsi à une meilleure intelligence du fait religieux dans la France contemporaine ».

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  • EN LIGNE: Recension de l'ouvrage de Daniel Milard "L'Eglise adventiste du septième jour à la Martinique et la laïcité"

    daniel milard,martinique,antilles,églie adventiste du septième jourL’ouvrage que vient de publier Daniel Milard, adventiste et personnalité de renom en Martinique, montre à quel point l’intérêt pour l’Eglise adventiste du septième jour devient de plus en plus vif. Et tant mieux car cela permet à l’ensemble du corps social de mieux appréhender une offre religieuse qui participe à la structuration du vivre ensemble en Martinique.
    Différentes revues spécialisées et scientifiques me proposaient de réaliser une recension de l’ouvrage de Daniel Milard après avoir reçu une première très négative d'un confrère.
     Je viens de plutôt opter pour une recension en accès libre sur les Archives ouvertes des sciences sociales bientôt. En effet, ma recension venait confirmer des critiques qui mettent en évidence des manques graves de l'ouvrage. Inutile d'alimenter le fonds d'une revue avec cette recension. Toutefois, la seule existence de l'ouvrage de Milard dénote un besoin d’analyse, de mise en perspective de l’adventisme au sein de la société martiniquaise. Ce travail initié surtout par Raymond Massé, ici poursuivi par Milard est un chantier à réaliser. Bien qu’accueillant avec circonspection ce travail, surtout en raison des imperfections liées à l’absence de méthode, il faut saluer l’ouvrage de Milard qui repose la question de la perception mouvante de la laïcité en terre martiniquaise. Nous espérons que c’est ce dernier point qui marquera malgré un manque évident de méthodologie scientifique qui fait que nous sommes en présence d'un ouvrage dont les apports sont inférieurs aux extrêmes imperfections.

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  • Les témoins de Jéhovah: Leurs aïeux et leurs cousins spirituels - De Bernard Blandre

    Présentation de l'éditeur:

    Le recueil d’articles de Bernard Blandre éclaire l’origine des témoins de Jéhovah, qu’il faut chercher dans l’adventisme au XIXème siècle. Après avoir attendu le retour du Christ en 1843-1844, les adventistes se sont répartis dans de nombreux groupes parmi lesquels les adventistes de l’âge à venir et les chrétiens adventistes qui ont inspiré les croyances des maîtres à penser du jeune Charles Taze Russell.

    Russell a souffert dans son enfance des décès de deux de ses frères, d’une sœur et de sa mère, ce qui l’a amené à s’interroger sur l’immortalité de l’âme, à rejeter la croyance à l’enfer et à adhérer à l’adventisme qui niait ces doctrines. Avec un petit groupe de parents et d’amis, il étudia la Bible à la lumière des publications d’auteurs adventistes, notamment George Stetson, George Storrs et plus tard Nelson Barbour. Toutefois l’influence sur lui de H.B. Rice qu’on pouvait soupçonner s’est révélée nulle. Sa formation d’homme d’affaires dans les entreprises de son père lui a permis de fonder le Société de la Tour de Garde, l’outil de la propagande des témoins de Jéhovah.

     

    Bernard Blandre est professeur agrégé d’histoire retraité. Il a fondé l’Association d’Étude et d’Information sur les Mouvements Religieux pour laquelle il écrit nombre d’articles. Il a aussi publié Les témoins de Jéhovah- un siècle d’histoire (Desclée de Brouwer) et Les témoins de Jéhovah (Brepols). 

     

    Prix : 35,90€ : Prix de lancement avant le 26 août 2017 : 28,90€

    Disponible bientôt sur Amazon et déjà sur le site de l'éditeur

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  • La relation au religieux de Richard Wright via l’Église adventiste du septième jour et le méthodisme.

    Richard Wright, Eglise adventisteL’œuvre de Richard Wright est incontournable dans l’histoire littéraire, politique et religieuse. Dans l’Amérique ségrégationniste elle pose les jalons d’une meilleure compréhension des représentations mutuelles entre les Blancs et les Noirs (les majuscules sont celles de Wright). En filigrane, l’Église adventiste du septième jour dans le sud de l’Amérique ségrégationniste, est un élément critique présent dans la toile de fond de Black Boy, l’autobiographie romanesque de Whright. Et plus qu’un livre, Black Boy m’apparaît comme un type de relation, de représentation, de la SDA construite par des individus ayant eut un parcours intime avec l’Église adventiste.

    Richard Wright est présenté comme « le premier grand écrivain noir à succès ». Dans Black Boyi il dépeint les cruautés raciales. S’ajoute une description fine des stéréotypes réciproques entre Noirs et Blancs (les majuscules sont de l’auteur) dans le sud américain ségrégationniste. Wright prend le temps de restituer les rationalités que développent les individus. Rendre compte des causes profondes qui expliquent les comportements semble être son obsession. De longs passages proposent au travers des yeux du jeune Richard d’entrer dans la construction des représentations sociales et raciales des Noirs par l’Amérique blanche raciste et vice versa. Ainsi l’auteur via son expérience et sa création littéraire participe à une sociologie descriptive des relations sociales et des rationalités. L’ouvrage ressemble en de nombreux points aux œuvres interactionnistes des sociologues de l’Ecole de Chicago. Parmi les causes sous-jacentes à l’activité humaine en contexte ségrégationniste, Wright insiste sur les impacts d’une pratique religieuse littérale. Plus globalement, le religieux protestant apparaît comme une instance symbolique qui n’oriente pas les individus vers une connaissance du monde et de soi. Au contraire, ce religieux contribuerait à renforcer, reproduire la domination. C’est en partie à cette fin que Black Boy use de l’Église adventiste du septième jour et du méthodisme. L’Église adventiste est ainsi un moyen littéraire astucieux pour établir les tensions posées entre la quête de liberté et l’ascèse religieuse protestante littérale, voire fondamentaliste. Le méthodisme est quant à lui l’espace où la pression sociale, via la manipulation de sentiments, se réalise pour contraindre à la conversion religieuse. Ces deux traditions religieuses extrêmement liées par l’histoire et le contenu des croyances sont en fait utilisées comme archétype du religieux. La notion d’archétype renvoie à la définition philosophique qui fait d’un modèle particulier le réducteur d’un modèle plus général. J’utilise le terme également au sens de Carl Gustav Jung, c’est à dire une image inconsciente d’une singularité qui renvoi à un ensemble vaste et qui alimente l’inconscient collectif. Découvrir finalement l’adventisme et le méthodisme dans Black Boy c’est finalement accéder à la représentation du religieux chez Wright.

    C’est au travers des yeux du jeune Richard, narré avec recul et reconstruction par l’auteur, Richard Wright, que nous allons percevoir l’adventisme. Le lecteur le rencontre au travers plusieurs filtres Ainsi, l’Egise adventiste du septième jour nous arrive par le biais de 1) l’expérience familiale de Wright, 2) de ses relations sociales, 3) de sa perception de l’institution scolaire. Quant au méthodisme ilest utilisé pour illustrer le religieux comme un espace de pression sociale.

    La construction - restitution, romanesque de Wright est si fidèle aux enquêtes que je mène sur la perception de la SDA par des anciens individus ayant été socialisés dans la SDA que l’on pourra peut être parler d’une perception Wrightienne de l’Église adventiste du septième jour. Voyons concrètement ce dont il s’agit à partir du jeune Richard dans Black Boy.

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  • A découvrir ou redécouvrir "En quête d'identité. Les grandes étapes des croyances adventistes" de George R. Knight

    En quête d'identité George Knight, Eglise adventiste du septième jourL’ouvrage de l'historien adventiste George Knight publié en 2008 pour les francophones me semble passer trop inaperçu auprès du grand public et des adventistes. Préfacé par Neal C. Wilson ancien Président de la Conférence génrale des adventistes, En quête d'identité est très connu dans les rangs universitaires. Il est central dans l’enseignement de l’histoire de l’adventisme donné à la Faculté de Collonges sous Salève.
    A sa sortie française, les éditions Vie et santé insistaient sur les différentes figures marquantes présentes dans le livre et qui allaient influencer la théologie adventiste. Mais à le relire alors que personnellement je revisite l’histoire adventiste, le livre de Knight est bien plus. Il transporte le lecteur aux premières loges des « grandes étapes de l’histoire des croyances adventistes », comme le stipule son sous-titre. 

    « La plupart des fondateurs de l’adventisme ne pourraient pas joindre à l’Église aujourd’hui s'ils devaient accepter les 28 croyances. » (G.R. Knight)


    L’auteur commence par une observation qui m’est chère. « La plupart des fondateurs de l’adventisme ne pourraient pas joindre à l’Église aujourd’hui... ». En effet nombreuses croyances étaient rejetées par les fondateurs, James White, Joseph Bates ou J. V. Himes. Tous refusaient la Trinité et étaient des unitariens. Il en va de même pour nombres de croyances. Mais le plus intéressant est le rejet de James White d’un credo. Il refusait que l’on dresse une liste de croyances fondamentales. Impensable pour James White car ce serait construire des barrières prétextes pour rejeter des individus.
    Georges Knight montre tout au long de son ouvrage comment l’adventisme est devenu une administration religieuse qui développe par luttes d’influences une théologie qui se conforme de plus en plus au christianisme. C’est vrai que l’on retient de l’histoire de la théologie adventiste les vives débats de 1888 sur la justification par la foi. Mais à lire notre auteur entre les lignes, ces débats son le propre des mouvements religieux qui se consolident. La surprise vient plus des logiques non théologiques, purement organisationnelles et qui auront des impacts sur la théologie.

    Pour le sociologue ce travail est intéressant car il remet en cause l’approche magique, spectaculaire de la révélation. Derrière ce mot se cache simplement les innovations et interactions sociales. Evidemment celles-ci peuvent pour le croyant être impulsés par le divin. C’est en cela que ce livre est mémorable. Il ne met pas en cause la notion de révélation mais la démystifie permettant ainsi son analyse et sa critique.
    Une chose est claire pour l’auteur et j’en suis content car il s’agit de mon cheval de bataille. L’identité adventiste est dynamique et est une construction dont tous les outils peuvent être compris.

    En quête d’identité est un livre incontournable pour ceux qui veulent avoir une vision historique distanciée sur l’adventisme.

    George R. Knight, En quête d’identité. Les grandes étapes de l’histoire des croyances adventistes. Ed. Vie et Santé, Dammarie-les-Lys, 2008. 242 pages, 13,70€ version papier et 6,99€ version numérique.

  • Nouveau tirage de "Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour"

    Mon dernier livre Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour » sera rapidement réimprimé pour faire face à votre demande. En attendant vous pouvez le télécharger chez les libraires en ligne.

     

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  • Valeurs adventistes et pratiques cultuelles antillaises – Une relation paradoxale. Retour sur un article.

    Religions et Valeurs en France et en EuropeDans cet article publié au sein de l'ouvrage Religion et Valeurs dirigé par Bruno Duriez, Claude Dargent et Raphäel Liogier je reviens sur les tensions qui existent entre les valeurs, pratiques et croyances de l'Eglise adventiste avec celles de la société antillaise. L'article soulève un paradoxe. Il y a une grande opposition entre ces deux familles de valeurs. Elles sont a priori incompatibles. Pourtant le succès adventiste aux Antilles est grand, parce que paradoxalement, c'est la tension entre valeurs adventistes et valeurs antillaises qu'une partie de l'explication du succès adventiste s'explique. En effet en proposant, souvent par rejet des valeurs antillaises d'autres référents aux individus très sensibles au religieux, l'adventiste est perçu comme une voix(e) du changement pour un succès à venir. L'article Valeurs adventistes et pratiques cultuelles antillaises s'appuie sur des éléments précis, explicites, non exclusifs et très accessibles pour comprendre ce paradoxe. Il est un premier aspect d'une analyse qui se poursuit. 

    Aujourd'hui, le lien entre valeurs adventistes et culture antillaise est beaucoup plus apaisé. Une ethnographie de ce lien permet de le noter incontestablement. Les adventistes sont des acteurs très bien intégrés et actifs dans la société antillaise. De plus, leur expression culturelle (surtout le chant) est particulièrement appréciée. Je reviendrai dans un nouvel article sur cet élément majeur qui n'est pas mentionné dans l'article. Pour l'instant je vous laisse découvrir et redécouvrir mon article à la page 157 du livre.

  • 3 nouvelles publications sur les liens entre Religions et Droits de l'Homme - Un regard entre Sciences politiques et sociologie de la la religion

    Réveil du religieux Eveil de la Religion, FAbrice Desplan, Dominique KounkouAbsent du blog, je ne suis pas moins actif. Le temps est un luxe qu'il faut prendre. Je le prends pour revenir ici et vous présentez 3 nouveaux textes que je viens de publier sous direction.

    Le premier est un chapitre de l'ouvrage dirigé par Dominique Kounkou Réveil du religieux et Eveil de la société. Il s’intitule Droit européen et stigmatisation religieuse. C'est une contribution qui pose une lecture au travers de canons sociologiques sur les arrêts de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Souvent la Cours contredit des arrêts très médiatisés. A regardé de près la Cours est très vigilante aux stigmatisations. Elle rejette les arrêts du droit interne qui s'appuient sur une stigmatisation sociale où le religieux est uniquement présenté comme une pathologie, un problème. La CUDH assure ainsi sa fonction protectrice des droits fondamentaux.

    Le mal traitement des hérétiques, Régis Dericquebourg, Fabrice DesplanLe second est un article qqui approche à rebrousse poil la conception géopolitique commune de la place de la religion dans les conflits. Pour cela, je reviens sur les situations postconflictuelles où la religion a permis de reconstruire plus que la justice, mais la paix. Vous trouverez cet article dans l'ouvrage Le (mal) traitement des nouveaux hérétiques dirigé par Régis Dericquebourg sous le titre Le recours au religieux lors de reconstructions nationales. Une reconnaissance implicite de l’universalité des droits

    Ces deux articles sont publiés cette année 2013 chez l'Harmattan.

    Le dernier est chronologiquement le premier et date du début 2013. J'en parle ici car il est un prolongement de Recours au religieux lors de reconstructions nationales. Une reconnaissance implicite de l’universalité des droits. Il est publié dans l'anal de l'AIDLR, Conscience et Liberté. Dans sa dernière livraison intitulé, je reviens dans cette prestigieuse revue fondée par Eléanore Roosveelt (dirigée par des illustres comme René Cassin, Edgard Faure ou encore Léopold Sédar Senghor), sur les liens entre paix et justice après des conflits armés. Je me base sur la notion de justice transitionnelle tel que Pierre Hazan la présente, pour affirmer que le religieux, accompagné de traditions, est souvent le premier et plus pertinent moyen pour retisser des liens sociaux et donc construire la paix, même là où il était utilisé pour attiser la haine.

     fabrice desplan,sciences politiques,justice transitionnelle

  • Mort de hector Bianciotti : Retour sur les coulisses d'une interview et Récitation de Patrick Chamoiseau

    Hector BianciottiEntre les tweets de de Valérie Trierweiler, la défaite annoncée de Ségolène Royal, les matchs de l'Euro en Ukraine, la dégradation par des notes souveraines d'Etats, Hector Bianciotti est décédé. Je ne décollère pas que cette information soit dans les bas fonds de l'information. Tentons ici de participer à un réquilibage en vous invitant à redécouvrir cette académicien. Je ne suis pas un spécialiste de Bianciotti. Pour tout dire, l’œuvre m'est en grande partie inconnue. Mais j'ai eu la chance de le rencontrer et l'impact fut foudroyant.
    En 1999, je travaillais dans un journal associatif sur la culture du Nord, Delirium-Le-Journal. Expérience inoubliable rendue possible grâce à son fondateur Narcisse Adja, mon ami, et des partenariats avec le Furet du Nord, puis la Fnac. Etudiant subissant une année blanche, cette activité permettait de respirer autre chose que les théories sociologiques, de sortir des statistiques sur les groupes religieux et de prendre de la distance avec les discours théologiques que j'analysais.

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  • L'espérance antillaise: Conférence débat organisée par la Revue Alizés

    Revue Alizés, Fabrice Desplan, Jean Claude GIrondin, Entre espérance et désespéranceLa revue Alizés, qui a déjà fait une présentation de mon dernier livre, me permet d'échanger avec le public ce 30 avril 2011. Revue de sensibilité catholique, Alizés alimente la réflexion sur les Antilles depuis des années. Animée par Jean Claude Girondin, ma rencontre avec le public permettra d'insister sur ce que je pense être une spécificité de l'espérance antillaise.

    L'échange se déroulera dans les locaux de la Fédération Protestante de France, avec le soutien d'AGAPE France.

    Rendez-vous samedi 30 avril, 15h à Paris, Métro Liège
    Info: 06 07 71 17 85

  • Poème d'Ernest Pépin à Edouard Glissant: LA BELLE PAROLE DU MONDE

    Mort d'Edouard Glissant, Hommage Ernest Pépin à Edouard Glissant, Poème à Edouard Glissant, Disparition Edouard Glissant, Hommage à Edouard Glissant, Décès Edouard GlissantLes hommages en mémoire de Glissant affluent. J'en reçois plusieurs. Indiscutablement le poème qu'Ernest Pépin vient d'écrire pour son ami est juste et poignant. A l'initiative de l'auteur je vous le porte. En fin de poème un lien vous permettra de le télécharger.

     

    POUR EDOUARD GLISSANT

     

    Tant de paroles offertes aux mains du monde

    Remaillées aux fleuves souterrains

    De grands chaos nous guettaient en bordure de nos îles

    De grands rêves soulevaient nos vagues

    Et enfouissaient les mots sous les sables du monde

     

    Voici que pleurent les filaos

    Nous avons passé le seuil des Indes

    Passé le seuil des syllabes inconsolées

    Car nul n’est à l’abri du silence

    Et la vie est toujours un piège qui recommence

    Et ce que nous habitons c’est la pensée du monde

     

    Ivresse des mots

    Malemort des mots

    Nous sonnerons les pluies métisses

    Nous ameuterons la Lézarde

    Car

    Nous sommes un peuple de traces prophétiques

    De paroles dénouées

    De paroles volées au mur de l’horizon

    Et le conte en nous a toujours fait sa ronde

     

    Pays fêlé et de mers dilatées aux flancs du monde

    Nous en savons l’usage et le boucan de soleil noir

    Le balan du souffrir

    L’allégresse des argiles

    La roche ingouvernable aux portes des rivières

     

    Pays de sel

    Le poète a jeté les dés des secrets

    Tapissé le gouffre de nos lumières

    Et défroissé les midis de la mer

    Naissance des naissances

    Le poète fait foule

    Et sa mort justifie le soleil des consciences

     

    Chacun inventera ses mots

    Chacun sondera son propre sel

    Allumera

    Sa propre bougie

    Sa propre étoile

    Pour mieux se souvenir que

    Le ciel s’est incliné pour ramasser sa lumière

    Mais il nous appartient

    Son rêve nous appartient

     

    Nous garderons l’empreinte du Prince

    Nous avons rendez-vous avec l’informulable

    Sa parole

    Est un siècle

    Une jungle en veilleuse

    Ame inquiète du monde

    Un archipel aux yeux d’éclipse

    Sa parole

    Tant de soleils déménagés

    Tant d’océans bouclés aux chevilles des racines

    Tant de villes enjambées

    Tant d’étoiles déterrées

    Je parle au nom d’un poète

    D’une écriture totale et totalement indélébile

    Et je regarde mûrir l’horizon

    Et je demande l’hospitalité du Tout-Monde

    Et je plante un acomat

    Et je ceins le rocher du Diamant

    Qui emprunte ton visage à venir

    Cette louange couronnée d’oiseaux marins

    Ce gardien royal inspiré par tes songes

    Et dans ce lieu

    Où la pierre se fait flamme

    Dans ce lieu de beauté intraitable

    Je regarde passer l’âme du monde

    La belle parole du monde

     

     

    Ernest Pépin

    Faugas le 04 février 2011

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  • Nouveau livre de Steve Gadet: La culture hip hop dans tous ses états

    Steve Gadet, Culture hip hopLors d'un de mes récents séjours aux Antilles, j'ai rencontré Steve Gadet. Chercheur dynamique. De nombreuses cordes à son arc; slameur, animateur de renom sur Radio Souffle de Vie et j'en passe. Incroyable qu'un seul homme puisse avoir autant de domaines où il arrive à s'investir.

    Steve Gadet, dit Fola, est un chercheur spécialiste de la littérature et de la langue anglaise. Son précédent ouvrage La Fusion de la culturehip-hop et du mouvement rastafari publié en mars dernier chez l'Harmattan fut innovant. Son dernier livre semble être du même acabit et rencontrera le succès. Voici la présentation de ce livre qui j'espère sera dans votre bibliothèque. En fin de présentation vous trouverez le fichier PDF de l’éditeur.


    Pourquoi un autre livre sur la culture hip-hop ? Parce que comme toute culture, elle est dynamique et changeante. Elle possède l’essence des cultures : elle recherche le contact avec l’autre. Même si le mouvement possède une histoire, une tradition réelle, il ne se réduit pas au rap, ni aux Africains-Américains, ni aux clichés déversés par les clips vidéo. Le hip-hop doit son dynamisme et sa longévité à sa capacité à entrer en contact avec d’autres cultures et à se laisser infiltrer. Ce faisant, il est également porteur de contradictions. Parfois victime de son propre succès, le mouvement hip-hop est le résultat d’échanges complexes, de conditions sociopolitiques nourries par des sentiments de désillusion et d’aliénation. Cette culture a par ailleurs un impact considérable sur l’industrie vestimentaire, la presse écrite, l’enseignement, la télévision, le langage, la sexualité, les relations homme-femme, les politiques sociales et économiques aux États-Unis et dans le reste du monde. Parce qu’elle a capturé l’attention et l’imagination d’un grand nombre individus d’origines ethniques et sociales très diverses, elle mérite qu’on s’y intéresse avec beaucoup de sérieux. Steve Gadet interroge cette culture fertile à la lumière de plusieurs grands thèmes, à savoir : la société étasunienne, Barack Obama, le multiculturalisme, les substances narcotiques, l’Afrique, la mort, la glocalisation, le capitalisme et l’interculturalité.

     

    DOCUMENT DE PRESENTATION DE L'EDITEUR

  • Edouard Glissant est mort: hommage d'Ernest Pépin

    Edouard Glissant, Mort d'Edouard Glissant, Hommade d'Ernest Pépin à Edouard Glissant, Disparition d'Edouard Glissant, décès d'Edouart GlissantAlors que le colloque "Justice, Paix, et Réconciliation" organisé par AGAPE Média en Guadeloupe sous la direction de Jean Claude Girondin s'est terminée en référence à Edouartd Glissant, on apprend la mort de ce dernier. Eclipsée par l'actualité Tunisienne et Egyptienne, la disparition de Glissant doit cependant rappeler l'attachement de cet homme de lettres aux valeurs humanistes. Alors que je préparais un texte en hommage, j'ai reçu de mon ami Ernest Pépin des lignes dont il demande la diffusion massive. Les voilà. Elles sont aussi en format PDF en fin d'article. Sans détour je vous laisse découvrir ce texte qui se dinstingue des autres hommages que nous pouvons lire sur le web notamment.


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    De Ernest Pépin


    EDOUARD GLISSANT : Une âme inquiète du monde !


    Décès d'Edourt Glissant, Dispartion Edouart Glissant, Hommage Ernest Pépin à Edouart Glissant, Mort d'Edouart GlissantA l’annonce de la mort d’Edouard Glissant tant d’images me viennent qui témoignent d’un long et fécond compagnonnage. Edouard Glissant en Martinique, fondateur de l’Institut Martiniquais d’Etudes, auteur du Discours Antillais, du Quatrième Siècle, de Malemort. Edouard Glissant, Joël Girard et moi dans l’éblouissement de Carifesta à Cuba, rencontrant (grâce à Edouard) des sommités comme Nicolas Guillén, René Depestre et même Fidel Castro ! Edouard Glissant à l’Unesco,  fier d’avoir fait paraître un numéro du courrier en créole. Edouard Glissant, avec Patrick Chamoiseau, Gérard Delver, à Strasbourg à l’occasion de la rencontre organisée dans le cadre du Parlement des écrivains persécutés (avec comme invités : Salman Rushdie, Tony Morrison !).

    Edouard Glissant dans des colloques !

    Edouard Glissant au Diamant !

    Glissant et le Prix Carbet !

    Etc.…Etc.…

    Tant d’images, de moments partagés, d’aventures intellectuelles, de présence au monde qui m’amènent à considérer qu’il demeurera l’un des penseurs fondamentaux du XXIème siècle !


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  • BONNE ANNEE

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    Simplement et sincèrement, bonne et heureuse année à tous.


    Que cette année vous apporte ce que vous espérez, mais surtout mieux. Et comme le disait Henri Desroche, n'oublions pas que :


     L'espérance est doublement espérée: elle n'obtient pas ce qu'elle espère et obtient ce qu'elle n'espérait pas pas

     

    Sociologie de l'espérance, 1973

     

    Retrouvez cette approche de l'Espérance dans mon dernier livre Entre espérance et désespérance, pour enfin comprendre les Antilles