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Sociologiser - Page 3

  • Elie Domota à Lille les 30 et 31 octobre : Communiqué

    Lille, le 19 octobre 2015

     

    Communiqué de presse

     Ce communiqué tient également lieu d'invitation

     La CINPAC (Communauté Ivoirienne du Nord Pas-de-Calais) et les associations partenaires vous invitent à la 3ème édition de VISA POUR LA COTE D'IVOIRE les 30 et 31 octobre à la salle du Gymnase, place Sébastopol de Lille.

     VISA POUR LA COTE D'IVOIRE fédère plus d'une dizaine d'associations lilloises et du Nord Pas de Calais autour du thème :

    « AFRIQUE-CARAÏBES, Histoire et Perspectives 

    Comment franchir les rivages soupçonneux du « non-dit » et bâtir la « mémoire du futur ».

     

     L'invité d'honneur :

    Le leader syndical Élie DOMOTA qui mena la plus longue grève générale en 2009 est l'invité d'honneur. Il répond à l'invitation de Guillaume OPELY GADJI, président de la CINPAC (Communauté Ivoirienne du Nord Pas de Calais), d'associations antillaises, mahoraises et de Familles rurales. Il échangera sur la reconstruction des liens entre l'Afrique et la Caraïbe dans le contexte historique mais aussi social que nous vivons.

     

    Une bulle républicaine pour le vivre ensemble :

    En plus de la conférence débat, différentes prestations artistiques (expositions, concerts, table littéraire) se dérouleront et permettront de constater un nouveau dynamisme des associations caribéennes, africaines et mahoraises dans le Nord Pas de Calais. Loin des tensions de l'actualité, y compris en Nord Pas de Calais, la CINPAC propose en alliant réflexion et expressions artistiques de reposer les bases du vivre ensemble, en se débarrassant des polémiques. Ainsi les 30 et 31 octobre au gymnase de Lille les associations proposent une bulle républicaine à tous dans 2 heures de spectacle et un dîner de gala samedi 31 octobre.

      

    Vendredi 30 l'accès est libre et gratuit. Une participation libre est laissée à l'appréciation de tous

    10h Expositions

    19h Conférence débat d'Élie DOMOTA

    21h Spectacle

     

    Samedi : Accès gratuit - En soirée dîner spectacle 10€ avec réservation souhaitée

    10h Expositions

    13h Table ronde littéraire en présence d'Élie Domota

    21h Dîner Gala (10€)

     

    Avec les remerciements et attentes des acteurs de la manifestation. 

     

    Pour l'ensemble des associations partenaires

    Guillaume OPELY GADJI, Président de la CINPAC

    Roger LALLO, Président du Comité d'Organisation

     

    Comité scientifique

    Fabrice DESPLAN, Marc Antoine SEGUIN CADICHE

     

    eliedomotalille2015@gmail.com

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  • Les délégués de l'Eglise adventiste votent contre l'ordination des femmes

    Conférence générale des Eglises adventistes, San Antonio 2015, Consécration des femmes, Femmes pasteur, Eglise adventiste, Après des années de travaux, de réflexions, de consultations, les délégués de l'Eglise adventiste ont rejeté l'ordination des femmes lors de sa Conférence générale (Assemblée générale) ce 9 juillet 2015 à San Antonio. Dans un tohu-bohu et une ambiance électrique, sur les 2363 délégués votants, 977 votèrent oui et une majorité de 1381 opta pour le non (5 abstentions). Bien plus que le résultat ce sont les débats qui interpellent. Un clivage entre deux adventismes c'est fait criant faisant échos à mes travaux. Les délégués d'Afrique et d'Amérique du sud pesèrent fortement vers le non.

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  • Ben Carson, Candidat républicain adventiste aux primaires pour la Maison Blanche

    Ben Carson, USA 2016, Dr Ben Carson 2016, Adventiste, Primaires Républicaines, Ben Carson mérite d'être connu. Non pas seulement parce qu'il brigue la candidature républicaine à la Maison Blanche, mais parce qu'il permet de porter un regard pertinent sur les liens entre religion et santé et plus particulièrement entre religion et innovation scientifique.

     

    Ben Carson s'est fait connaître mondialement pour ses prouesses médicales. La plus connue est la séparation de bébés siamois. Homme scientifique majeur il est au cœur de la vitalité scientifique des universités adventistes, en particulier celle de Loma Linda et d'Andrews aux USA. 

    Ben Carson, USA 2016, Dr Ben Carson 2016, Adventiste, Primaires Républicaines,

    Docteur honoris causa plus d'une soixantaine de fois par différentes universités, Ben Carson est souvent appelé (sans vérification possible) l'américain le plus diplômé de l'histoire. Il porte la prestigieuse médaille Ford. Sa vie est une véritable succes story américaine. Elévé avec son frère par sa mère après un divorce difficile dans un quartier noir dangereux, Ben Carson est en grande partie un autodidacte qui devait dépasser les insultes racistes. Celui qui est selon le Times le plus grand Neurochirurgie du monde met sa notoriété au service du combat pour la scolarisation des plus pauvres, la lutte contre les inégalités, la défense de valeurs solidaires. 

     

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  • Le scandale du Chlordécone aux Antilles ou l'empoisonnement de masse.

    L'utilisation d'un pesticide interdit aux USA depuis près de 40ans aux USA et autorisé aux Antilles françaises sous l'impulsion du lobby d'exploitants de bananes selon diverses sources, serait la source de Cancers, de dérèglements sociaux et économiques majeurs. La sensibilisation du grand public est liée à la découverte de chlordécone dans les aliments exportés en France. Jadis, le législateur n'y a porté qu'un regard condéscendant, alimentant le sentiment d'exclusion. De plus, les grands exploitants étant des descendants esclavagistes, le scandale sanitaire s'alimente du poids de l'Histoire. 

    Le reportage qui suit, extrait du Magazine de la santé revient sur ce scandale et pose les grands enjeux et effets. Je vous laisse, sans d'autres commentaires en prendre connaissance en ayant une pensée pour cette population qui subit encore les effets d'une domination sociale et économique.

    Une question reste posée : Qua faut-il pour que le législateur pense à l'intérêt collectif et non à celui d'une infime partie?

  • Suite des défis de l'adventisme. (V) « Faire réseaux localement » en respectant le balancier identitaire.

    150 église adventiste, 150 ans, adventiste, adventismeLe dilemme adventiste a été depuis longtemps souligné par Henri Desroche dans son étude sur les millénarismes. Les groupes millénaristes, dont les adventistes en sont un exemple fort, espèrent la parousie. Ils croient en la venue (retour) du messie pour installer un nouvel ordre mondial où l'harmonie en toutes les instances du vivant seront une réalité. C'est l'instauration du paradis que j'ai très mal résumé ici (mais ce n'est pas l'important).
    Le paradis n'étant pas de ce « monde », faut-il s'investir pour son évolution. La réponse millénariste est souvent double, comme c'est le cas dans l'adventisme. Premièrement, il est nécessaire de sensibiliser tous les individus pour qu'ils aient une ascèse (une pratique religieuse, citoyenne et une moralité) en phase avec les exigences théologiques, comprises par le groupe à la lumière de la lecture du texte biblique et de son histoire. Pour y arriver il faut s'investir, se rapprocher des individus, s'impliquer dans la vie sociale. A contrario, cela demande un paradoxe. Il faut sensibiliser tout en se démarquant. Sensibiliser les acteurs sociaux sur l'inéluctabilité de la fin de ce monde impose de prendre des distances avec la société. En même temps il ne faut pas trop s'écarter de celle-ci pour toucher les individus. Il faut bien comprendre que se démarquer est essentiel. C'est un acte qui pose bien la différence du groupe, son identité par rapport aux autres discours religieux. Prendre de la distance, en plus de son éventuelle légitimité théologique, est un acte social majeur pour bien être identifié et définit dans l'espace social. Mais trop se démarquer c'est aller à la marginalisation. Le risque serait de devenir inaudible et donc de ne pas arriver à sensibiliser. Ce serait l'échec même de la notion d'église ! Il faut trouver le juste milieu.

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  • Le Bhoutan abandonne l'Indice du Bonheur National Brut.

    Critique du PIB, Bhoutan, BNB, Bonheur National Brut, Le Bhoutan abandonne le BNB, Fin du BNBPerché dans l’Himalaya, le petit royaume du Bhoutan s'est fait connaître par son indice de mesure du bien-être, le Bonheur National Brut (BNB). Ce dernier est désormais abandonné à l'occasion d'une alternance politique. Il lui est reproché d'être plus un outil politique qu'un véritable outil de mesure de la réalité. N'entrons pas dans les spécificités sociales et politiques de ce royaume. Pour ceux qui sont intéressés, il est toujours possible réécouter l'émission « Bhoutan: est ce vraiment le pays du bonheur ? », disponbible sur le site de France Inter. Ecoutez en continuant de lire la suite.



    Debat du jour - 12/07/2013
    (19:30)
     
     

    Critique du PIB, Bhoutan, BNB, Bonheur National Brut, Le Bhoutan abandonne le BNB, Fin du BNBL'abandon du BNB repose la question sur la pertinence des indices qui mesurent le développement des sociétés. Le plus connu, face auquel le BNB se considérait comme une alternative est le PIB. Ses limites sont connues surtout des élèves de Sciences économiques et sociales dans tous les lycées de France. Le PIB mesure la création de richesses, sans prendre en compte les effets du processus de production sur d'autres acteurs. Le coût écologique ou les effets négatifs sur la santé y sont absents. Le PIB est un agrégat de valeurs ajoutées (VA), c'est-à-dire des richesses supplémentaires que nous créons. Pour cela nous ne créons pas de manières ex nihilo, à partir de rien, mais en fonction de ce que nous pouvons nous procurer, donc de richesses déjà créées. Nous allons y ajouter, souvent par transformation une nouvelle richesse. C'est cet ajout qui est calculé à chaque fois. C'est de la Valeur Ajoutée. Additionner toutes les valeurs ajoutées sur le territoire national permet de calculer le PIB. Ce rappel est important car il conduit à mieux comprendre les critiques faites au PIB.

    Que reprocher au PIB ? Allons doit au but :

    1. Les variations des prix et des quantités : si vous êtes un agent économique qui vendez un bien, vous calculez votre chiffre d'affaires en fonction du prix et des quantités. D'ailleurs vous multipliez les deux pour avoir votre chiffre en fin de journée. Une fois que vous y retranchez vos charges, il reste grosso-modo la VA créée. Il suffit donc que les prix varient pour que le PIB aussi varient. Vous comprenez bien qu'en cas d'inflation, mathématiquement le PIB bouge. On peut donc artificiellement faire évoluer un PIB en théorie uniquement par les prix, voire des quantités produites. Une dévaluation d'une monnaie aura par exemple un grand impact sur le PIB.

    2. L'économie informelle. Dans le PIB l'économie souterraine, le travail au noir, n'est pas intégré. C'est évident car personne qui produit illégalement une richesse, déclare celle-ci. Elle n'est donc pas dans le PIB !

    3. Les services domestiques. Il y a des activités que nous menons et qui valent beaucoup, qui ne sont jamais comptabilisées. Le bricolage, l'assistance à un proche, l'entretien de son potager ou encore réparer seule sa voiture, sont des actes d'une grande valeur. Il suffit de prendre des devis d'entreprise et de comparer ce que nous avons économisé. C'est un appauvrissement que nous avons évité. C'est bien une valeur importante que personne ne compte.

    4. Les effets externes à la production, comme le coût écologique, les effets sur la santé... ne sont pas dans le PIB et nous savons qu'ils sont extrêmement importants.

    5. La qualité des infrastructures nécessaires à la production y figure mal ou pas du tout. La France par exemple est aimée des investisseurs américains parce qu'il y a un bon système de soins, des autoroutes, un système postal, des écoles de qualités... Tout cela est difficile à chiffrer. Ils sont cependant essentiels au développement des individus et de la société.

    6. Et, sans être exhaustif, le PIB ne mesure pas les inégalités dans le système de production. Qui sont ceux qui bénéficient des richesses produites ? Qui sont ceux qui sont exclus ?

     

    Critique du PIB, Bhoutan, BNB, Bonheur National Brut, Le Bhoutan abandonne le BNB, Fin du BNBC'est fort de ce constat que des indices ont été inventé pour contourner les limites du PIB. Le plus connu est l'Indice du Développement Humain (IDH) conçu par une agence de l'ONU. Le Bhoutan avait opté pour le BNB. Sa disparition remet au devant de la scène l'idée que le développement ne peut être considéré comme une simple accumulation de richesses mesurables. Il est bien plus complexe que cela. A l'heure de l'écologie politique, il est important d'intégrer les effets sur l'environnement, le lien social ou encore la santé. Et comme le propose l'IDH, le niveau d'éducation (alphabétisation, qualité du système éducatif) a une place importante. Le BNB posait aussi un postulat idéologique critique, peu-être utopiste, mais réel : Peut-il avoir un développement sans une permanente accumulation de richesses ?

    Quand nous ouvrons la radio, l'information première et principale est le cours de la bourse. Plus qu'une évolution des transactions, il s'agit d'une véritable météo du bonheur aujourd'hui dans notre société. Quand la bourse va, tout va. Et ce n'est pas vrai. L'accumulation de richesse n'est donc pas pertinent pour parler de développement, surtout que les écarts de distribution des richesses sont de plus en plus forts.

    La disparition du BNB repose la question de la possibilité de mesurer le développement. Comme c'est quelque chose de nécessaire, c'est le comment qui prime. Et là, il reste que le PIB avec ces avantages et inconvénients. Le revoir est certainement un chantier sensible qu'il faudra bien mener, car plus qu'un simple outil de mesure, le PIB est un moyen pour orienter la politique économique et plus largement l'illustration d'une vision de l'économie où la richesse prime sur l'homme, l'inverse n'est malheureusement pas encore une réalité.

  • Suite... Les défis nouveaux défis de l'Eglise adventiste en France (IV): La formation des cadres

    La formation des cadres adventistes

    FAT, faculté adventiste de Théologie, adventisme, adventiste, Eglise adventiste, formation adventiste, Collonges sous salèveC'est un chantier permanent comme pour toutes associations, structures, entreprises ou administrations. Les formations adventistes, délivrées essentiellement dans son campus de Collonges sous Salève, ouvrent aujourd'hui à la révolution épistémologique décrite ci-dessus. C'est un atout pour l'effet de génération.
    La formation adventiste, disons-le, est théologiquement forte. Dans la continuité de Miller, un esprit systémique est important dans la formation adventiste. Richard Lhemann l'a magnifiquement mis en évidence dans son ouvrage sur les adventistes. De plus, l'adventisme en France est sensible à former les individus aux attentes sociales. Sur ce point, il faut saluer l'ouverture d'un master de relation d'aide. Cela correspond aux demandes sociales. La relation d'aide est ancienne dans l'Eglise adventiste. Densifier celle-ci avec l'apport des équipes d'Empreinte formation est un plus. Remarquons que des universités ouvrent des diplômes en victimologie et sur l'accompagnement psychologique. Prendre ce cap dans la formation adventiste (où une formation en psychologie existait déjà) va également permettre de bien poser les limites entre approche théologique et psychologique, tout en admettant les ponts entre ces deux domaines du savoir.

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  • Suite... Les nouveaux défis de l'Eglise adventiste en France (III). La révolution épistémologique (deuxième partie des défis organisationnels)

    Fédération protestante, adventiste, Eglise adventisteDans les deux précédentes notes de cette série j'indiquais quelques défis pour l'Eglise adventiste. Les évolutions de la société française poussent cette communauté religieuse à amplifier les actions qu'elle mène à l'intersection du religieux et des attentes sociales. Santé, écologie, libertés fondamentales, actions humanitaires et sociales, sont des domaines où l'adventisme a une expertise. La surprise est que cette communauté valorise peu ces points.
    A ce constat, je rajoutais un autre défi central : les changements dans l'organisation adventiste. Une meilleure rationalisation des dépenses et de la gestion des ressources humaines est à l'ordre du jour.
    Ce constat institutionnel a des conséquences multiples. Je m'arrêterai sur quelques-uns de manière non exhaustive. Commençons par regarder des suites attendues de l'adhésion à la Fédération Protestante de France.

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  • Suite... Les défis de l'Eglise adventiste en France - (II) Les défis organisationnels (Première partie)

    Une amplification de la prise en compte de la pluralité culturelle.

    Eglise adventiste; Défi; challengeIl est extraordinairement intéressant (si on peut se permettre ce langage) de noter l'évolution de l'adventisme en France. Et là, l'Eglise adventiste française est semblable à l'ensemble de la société française. Jusqu'aux années 90 l'adventisme devait faire face aux nombreuses cultures de ses membres dans un pays à la tradition colbertiste, jacobine et à la mémoire sélective sur l'histoire coloniale. Conséquence ; la hiérarchie adventiste était bien loin de ressembler aux militants. Les choses n'en sont plus là. La forte migration d'antillais adventistes laisse de plus en plus la place aux flux de l'Est, de Russie, d’Amérique latine (Brésile) et d'Europe du Sud. La diversité culturelle des membres impose de plus en plus une diversification des représentants adventistes, même si le chemin est encore très long. 

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  • Les nouveaux enjeux de l'Eglise adventiste - (I) Amplifier la réponse aux attentes sociétales

    anniversaire église adventiste,150 ans eglise adventiste,eglise adventiste,adventiste,adventismeA l'occasion du 150è anniversaire de l'Eglise Adventiste plusieurs études, articles ou analyses foisonnent. Pour des interlocuteurs français et étrangers j'ai donné plusieurs interviews. C'est à s'y perdre. La dernière est celle de La Croix ou la journaliste Céline Hoyeau propose une perspective historique pour mieux poser les nouveaux enjeux de l'adventisme.
    Dans la continuité de l'échange avec Céline Hoyeau les enjeux de l'Eglise adventiste en Europe francophone et principalement en France peuvent se résumer autour de quelques enjeux majeurs que je vous propose de découvrir dans une série de quelques notes (3 sont déjà rédigées).

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  • L'ONU met la Polynésie sur la liste des territoires non autonomes

    ONU, Polynésie Française, Autodétermination, IndépendanceCe vendredi 17 mai l'ONU a intégré la Polynésie française dans la liste des territoires non autonomes. Contrairement à ce qui est annoncé partout à chaud il n'y a rien d'exceptionnel dans cette démarche. Certes, pour les polynésiens c'est bien plus qu'un symbole. La France a déjà vigoureusement marquée son désaccord.

    La liste existe depuis 1946. Elle doit être perçue au travers des gènes constitutifs de l'ONU. A la fin de la deuxième guerre mondiale, près de 750 millions d'individus vivent dans des régimes politiques coloniaux. L'ONU pointe du doigt cette anomalie, terreau fertile pour de nouveaux conflits armés. En 1960, période marquée par les débats et mouvements décoloniaux l'ONU adopte une Déclaration sur « L'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ». Dans celle-ci, elle se considère comme un moyen d'aider le mouvement vers l'indépendance dans les territoires sous tutelle et les territoires non autonomes. La hantise de voir de nouveaux conflits est bien l'arrière plan de cette Déclaration. D'ailleurs l'Assemblée note qu'il y a un important risque d'avoir des « conflits croissants qu'entraîne le fait de refuser la liberté à ces peuples ou d'y faire obstacle, qui constituent une grave menace à la paix mondiale ».

    Nombreux territoires sont à l'époque concernés. Cette liste de territoires où le droit à l'autodétermination n'est pas reconnu s'est allongée depuis sa création. Des espaces comme Gibralta, les Bermudes ou le Sahara occidental. Concernant la France, la Polynésie rejoint La Nouvelle-Calédonie.

    ONU, Polynésie Française, Autodétermination, IndépendancePar définition cette liste pointe les anciennes puissances coloniales et est un témoin des conséquences politiques de décolonisations inachevées. Au total 16 territoires sont spécifiés par l'ONU.

    Cette liste est historiquement un marqueur objectif sur les conquêtes des libertés. Cependant elle ne doit pas être assimilée à une liste pour l'indépendance de peuples. C'est là le problème dans la lecture relayée dans l'actualité. L'ONU établie cette liste pour encourager l'autodétermination des peuples. Cette autodétermination peut conduire à l'indépendance. Aujourd'hui, en pleine crise économique, instabilités politiques et défiances envers les politiques, tout pense à croire que l'autodétermination de nombreux peuples conduiront à un refus de l'indépendance.

    Soyons précis ; l'autodétermination est la consultation des peuples sur leur choix de rester sous la tutelle d'un pays tiers. Cette consultation peut entraîner plusieurs perspectives : (1) garder le lien actuel, (2) le faire évoluer tout en le gardant ou (3) s'affranchir en devenant un nouvel Etat. L'analyse des opinions dans les territoires français concernés, y compris dans les autres susceptibles de l'être (notamment les DOM) démontrent que les peuples veulent une reconnaissance de leur statut de peuple et non une indépendance politique. La différence est importante. Les spécificités culturelles, historiques, sociales oui. L'indépendance non. C'est, je crois, la confusion, entre ces deux éléments, qui renforce une lecture orientée de la Résolution. Les esprits chagrins, populistes et souvent médiatiques concluront à une envie d'indépendance. Ils n'hésiteront pas à indiquer que les territoires français éloignés coûtent très chers à la France. Ce qui est extrêmement faux et doit être vérifié car tout dépend de ce que l'on veut bien compter.

    ONU, Polynésie Française, Autodétermination, IndépendanceEn un mot, l'ONU par sa résolution a simplement mis à jour une ancienne liste qui historique était importante et qui aujourd'hui n'est rien d'autre qu'une base de données à l'importance relative. Rien pour fouetter un chat ! Cependant, elle demeure pour les peuples concernés un symbole majeur pour leur reconnaissance certainement et peut être pas leur indépendance. Et pour l'ONU la réponse à cette question passe par le respect du doit à l'autodétermination et rien d'autre. D'ailleurs, je fais le pari que ce vote connaîtrait une faible participation et déboucherait à une affirmation du besoin de rester dans la République française. Et croyez-moi, cela ne changerait rien aussi aux problématiques sociales, économiques et politiques qui traversent la Polynésie française et plus largement les territoires d'Outremer. Tout cela, comme le rappelle la résolution 1514 n'est rien d'autre qu'un préalable pour des « conditions de stabilité et de bien-être et des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect des principes de l'égalité de droits et de la libre détermination de tous les peuples, et d'assurer le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». 

  • Un 90 mn sur la face cachée des Antilles dans l'émission REVELATIONS sur NUMERO 23

    Ce lundi 6 mai sera diffusée un 90 mn sur Les Antilles au sein de l'émission Révélation présentée par Yasmine Oughlis. Durant cette émission j'échange avec la présentatrice pour poser quelques repères afin de comprendre l'explosion de la violence, de l'importance grandissante du marché de la drogue ou encore de la place importante qu'ont les groupes religieux. 

    L'émission Révélation est diffusée sur la chaîne NUMERO 23 accessible sur la TNT via les services des opérateurs numériques (Orange, Free, Numéricable, SFR, Dartybox, CanalSat, etc.)



    BA - Révélations : Violence, drogue, trafics... par numero23

  • Valeurs adventistes et pratiques cultuelles antillaises – Une relation paradoxale. Retour sur un article.

    Religions et Valeurs en France et en EuropeDans cet article publié au sein de l'ouvrage Religion et Valeurs dirigé par Bruno Duriez, Claude Dargent et Raphäel Liogier je reviens sur les tensions qui existent entre les valeurs, pratiques et croyances de l'Eglise adventiste avec celles de la société antillaise. L'article soulève un paradoxe. Il y a une grande opposition entre ces deux familles de valeurs. Elles sont a priori incompatibles. Pourtant le succès adventiste aux Antilles est grand, parce que paradoxalement, c'est la tension entre valeurs adventistes et valeurs antillaises qu'une partie de l'explication du succès adventiste s'explique. En effet en proposant, souvent par rejet des valeurs antillaises d'autres référents aux individus très sensibles au religieux, l'adventiste est perçu comme une voix(e) du changement pour un succès à venir. L'article Valeurs adventistes et pratiques cultuelles antillaises s'appuie sur des éléments précis, explicites, non exclusifs et très accessibles pour comprendre ce paradoxe. Il est un premier aspect d'une analyse qui se poursuit. 

    Aujourd'hui, le lien entre valeurs adventistes et culture antillaise est beaucoup plus apaisé. Une ethnographie de ce lien permet de le noter incontestablement. Les adventistes sont des acteurs très bien intégrés et actifs dans la société antillaise. De plus, leur expression culturelle (surtout le chant) est particulièrement appréciée. Je reviendrai dans un nouvel article sur cet élément majeur qui n'est pas mentionné dans l'article. Pour l'instant je vous laisse découvrir et redécouvrir mon article à la page 157 du livre.

  • 3 nouvelles publications sur les liens entre Religions et Droits de l'Homme - Un regard entre Sciences politiques et sociologie de la la religion

    Réveil du religieux Eveil de la Religion, FAbrice Desplan, Dominique KounkouAbsent du blog, je ne suis pas moins actif. Le temps est un luxe qu'il faut prendre. Je le prends pour revenir ici et vous présentez 3 nouveaux textes que je viens de publier sous direction.

    Le premier est un chapitre de l'ouvrage dirigé par Dominique Kounkou Réveil du religieux et Eveil de la société. Il s’intitule Droit européen et stigmatisation religieuse. C'est une contribution qui pose une lecture au travers de canons sociologiques sur les arrêts de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Souvent la Cours contredit des arrêts très médiatisés. A regardé de près la Cours est très vigilante aux stigmatisations. Elle rejette les arrêts du droit interne qui s'appuient sur une stigmatisation sociale où le religieux est uniquement présenté comme une pathologie, un problème. La CUDH assure ainsi sa fonction protectrice des droits fondamentaux.

    Le mal traitement des hérétiques, Régis Dericquebourg, Fabrice DesplanLe second est un article qqui approche à rebrousse poil la conception géopolitique commune de la place de la religion dans les conflits. Pour cela, je reviens sur les situations postconflictuelles où la religion a permis de reconstruire plus que la justice, mais la paix. Vous trouverez cet article dans l'ouvrage Le (mal) traitement des nouveaux hérétiques dirigé par Régis Dericquebourg sous le titre Le recours au religieux lors de reconstructions nationales. Une reconnaissance implicite de l’universalité des droits

    Ces deux articles sont publiés cette année 2013 chez l'Harmattan.

    Le dernier est chronologiquement le premier et date du début 2013. J'en parle ici car il est un prolongement de Recours au religieux lors de reconstructions nationales. Une reconnaissance implicite de l’universalité des droits. Il est publié dans l'anal de l'AIDLR, Conscience et Liberté. Dans sa dernière livraison intitulé, je reviens dans cette prestigieuse revue fondée par Eléanore Roosveelt (dirigée par des illustres comme René Cassin, Edgard Faure ou encore Léopold Sédar Senghor), sur les liens entre paix et justice après des conflits armés. Je me base sur la notion de justice transitionnelle tel que Pierre Hazan la présente, pour affirmer que le religieux, accompagné de traditions, est souvent le premier et plus pertinent moyen pour retisser des liens sociaux et donc construire la paix, même là où il était utilisé pour attiser la haine.

     fabrice desplan,sciences politiques,justice transitionnelle

  • Sexualité des athées et des croyants (note du 21/06/11 republiée)

    Sexe, Religion, sexualité, Adventiste, Eglise adventisteAvant que l'adventisme apparaisse dans l'actualité autour de l'affaire d'exorcisme de Gringy sans lien avec ses enseignements et donne mon nom en patturge sous l'impulsion de son service de communication, je revenais sur des entretiens réalisés avec des adventistes autour de la sexualité. Pourquoi ? Parce que des adventistes m'ont transmis à ma demande des informations sur leur représentation de la sexualité alors que je m'y attendais plus. J'ai donc un peu plus de 50 entretiens sur le sujet, mais surtout une autre cinquantaine de réponse à des questionnaires gradués. Ce n'est pas représentatif, mais une série de données exploratrices pour défricher la question. Je revenais sur cette enquête parce qu'un adventiste m'a transmis un compte rendu de conférence sur la sexualité sur un support interactif. Merci de nouveau à lui. Alors poussé par ce dernier surtout à cause de problématiques aiguës comme la sexualité des célibats subits, des handicapés ou des veufs, je me demandais comment comparer la place du plaisir dans la sexualité chez des membres adventistes avec des données que l'on a en sociologie sur la société globale.
    Alors que je dépêtre encore à rendre comparable des populations à première vue hétéroclites en raison de la technique de recueil d'information, je suis tombé sur cet article. Il n'a rien à voir avec les adventistes. Il me permettra d'avancer, surtout d'être conscient d'une tendance à connaître et des erreurs de conclusions à éviter.

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