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Sociologiser - Page 5

  • Revenu moyen des adventistes du septième jour aux USA.

    Les derniers chiffres de la Religions Landscape Study sur la répartition des revenus dans les groupes religieux américains sont édifiants. Comme le souligne Sébastien Fath, ils permettent d'avoir une vision plus précise et montrent par exemple l'important revenu moyen des musulmans américain qui est supérieur à biens d'autres, dont les adventistes du septième jour. Plus de la moitiés des adventistes américains ont un revenu supérieur à 30 000$/an. 1/3 a même des revenu supérieur à 50 000$/an. 15% des adventistes ont des revenus de plus de 100 000 $/an. Ces proportions sont relativement faibles par rapport aux autres organisations religieuses américaines. En effet ils sont inférieur au revenu moyen des adultes américains, faisant de l'Eglise adventiste la 20e organisation dans un classement de 23 groupes !

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  • Nouveau tirage de "Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour"

    Mon dernier livre Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour » sera rapidement réimprimé pour faire face à votre demande. En attendant vous pouvez le télécharger chez les libraires en ligne.

     

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  • Une pièce manquante au puzzle de l'histoire de l'Eglise adventiste et pour sa compréhension en France

     

    Mervyn MaxwellLe titre surprend et attire votre attention. Sur tweeter où ici moins, vous l'avez remarqué, je me replonge avec détailles dans l'histoire de l'Eglise adventiste. Plus je nage dans cet océan de biographies, de monographies, d'archives, d'ouvrages, plus ma conviction qu'il manque une information centrale se conforte. En effet, le lien entre les influences d'intellectuelles européens et/ou non chrétiens sont faiblement mentionnées.

    William Miller, réformateur dont l'Eglise adventiste du septième sera un surgeon du millérisme qu'il a participé à construire, a lu Thomas Paine, Voltaire, l'histoire des treize colonies. L'influence des révolutions européennes était forte au travers des auteurs qui l'ont passionné. Les thèses libérales au travers Adam Smith et Paines comme critique transparaissent dans son raisonnement, notamment dans le rapport à l'Etat et donc l'idée d'une fin de l'Etat à travers la parousie.
    Il ne faut pas oublier que Miller était un acteur du « Nouveau monde », prolongement de la Vielle Europe. Rendre compte de l'Eglise adventiste du septième dans son développement, c'est aussi reconsidérer ce lien. Aujourd'hui les chroniques, travaux historiques qui reprennent ce lien entre intellectuels non chrétiens, voir anti chrétiens et empreinte sur la SDA par le Millérisme, le postmillérieme et la SDA elle même, restent à densifier ou faire exister. Par exemple, il est quasi impossible de penser que Miller n'était pas au courant des critiques faites aux lois britanniques dans les Amériques. Les pamphlets de Paines ne purent le laisser insensibles, et là outre des sporadiques incursions, les historiens n'ont pas encore lever l'essentiel. Il en va de même pour l'influence d'Ingersoll Robert, prédicateur, avocat de renom, membre du parti Républicain qui influença plusieurs penseurs protestants dans la deuxième partie du XIXe siècle au moment de l'établissement officiel de l'Eglise adventiste du septième jour.
    Un autre exemple : les influences du protestantisme américain ont été soulevé. Mervyn Maxwell l'a largement synthétisée. Par contre l'influence européenne a été circonscrite au Réveil, à la Réforme luthérocalviniste. Cependant une forte influence intellectuelle vaudoise apparaît par la connaissance que Miller a de Valdo. Là aussi le chantier n'existe pas, même s'il a été énoncé par Blandre et Jean François Mayer dans la revue Notre Histoire de décembre 1986.

    Le chantier est immense, j'en flirte en espérant de voir des travaux d'historiens combler cette pièce manquante à la compréhension de l'Eglise adventiste du septième jour. Les autres mouvements protestants d'essence américaine n'ont pas ce vide biographique. Certainement parce qu'ils ont une histoire qui a été beaucoup plus étudiée par différents regards. C'est peut être là, qu'il faudra commencer à remettre les pieds pour constater les ponts communs.

    On arrive ainsi à l'intérêt majeur de ce travail selon moi. Compléter l'histoire de l'adventisme ne doit pas se faire dans le but de combler les rayonnages de bibliothèque. Ce sera une finalité indirecte ! L'objet est de comprendre le développement de la SDA et de voir comment, dès les premières heures se sont construites des orientations encore perceptibles aujourd'hui où qui ne sont plus. Ces donc comprendre plus simplement les freins, les particularités, les atouts, et pour reprendre l'expression de Richard Lehmann « la valeur ajoutée » de l'Eglise adventiste du septième jour.
    Comme je l'écrivais dans l'Atlas des minorités religieuses à paraître, il y a un fonds certainement sous exploité par les historiens qui aiderait, à savoir les archives de la SDA à la Faculté adventiste du Collonges enrichies par Guildo Delameilleure.

     

  • Regards croisés sur l'Eglise adventiste en téléchargement

    Regards croisés sur l'Eglise adventiste du  septième jourMon livre Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour est épuisé. Vous pouvez toutefois le télécharger depuis le site de l'éditeur. 

    Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour a ouvert une nouvelle collection "Questions sociales" chez l'éditeur Vie et Santé. Il a donc marqué les bons début de cette collection qui propose des analyses sur un sujet de société par des spécialistes, à destination de tous les publics.
    Dans le cas de Regards croisés vous pouvez donc télécharger l'évolution des regards de groupes évangéliques, des sciences humaines et de la presse sur l'Eglise adventiste du septième jour en France. 

    Certains demandent déjà si une réimpression: à voir...

    Le succès de cet ouvrage me conforte dans la rédaction en cours d'un autre livre sur l'Eglise adventiste qui reprendra les problématiques historiques, les questionnements, les analyses sociologiques actuelles sur cette communauté religieuse.

     

  • Déjà un nouveau livre en chantier sur l'Eglise adventiste du septième jour.


    shutterstock_248312674.jpgMon dernier livre sur l'Eglise adventiste du septième jour (SDA), Regards à croisés sur l'Eglise adventiste du septième joura été une expérience enrichissante. Couplé à l'écriture d'une entrée sur la SDA pour un Atlas des religions, je suis arrivé à la conviction qu'il est nécessaire d'écrire une livre global sur la SDA. Les éditeurs en sont qu'enchantés sachant qu'il ne s'agira pas d'obtenir un prix.

    En relisant des archives je me suis rendu compte de liens entre l'histoire de la SDA, la critique du libéralisme économique dès la fin du XVIIIe et surtout une filiation empathique, indirecte avec les vaudois. William Miller, autodidacte a en effet "touché" à des influences éclectiques. Il faut être conscient de cela pour comprendre les fondamentaux du Millérisme et de l'adventisme, en particulier du septième jour. Ces constats seront dans mon prochain livre. 

    Un volet de mon livre à venir sera une nouvelle lecture de l'histoire de la SDA en tentant de ne pas l'enchanter. En effet, c'est le défaut de nombreux travaux car, du ton de leur écriture à la réalité des sources, des phases romancées de l'adventisme sont établies. Comment sans source par exemple, un auteur retrace des échanges, des dialogues tenus par les protagonistes? Trop souvent les travaux ne font que reprendre des redites d'auteurs adventistes. Il ne s'agit pas de dire que ces sources sont mauvaises, mais qu'elles doivent être approchées comme des travaux internes de la SDA à corréler. Et si ce n'est pas possible comme souvent, il faut l'indiquer, sachant que souvent ce sont des travaux de grande qualité. En fait, il est facile de romancer l'histoire en voulant être pédagogue. Cette romance fait que l'on avance plus dans la mémoire que dans l'histoire. A ce jour j'ai compilé suffisamment d'informations pour faire les liens froids, historiques pour présenter des liens forts, minimisés qui existent dans l'histoire de la SDA. Et j'indique que finalement la réalité historique est reconstituable entre la mémoire et l'Histoire. Cette réalité reconstituée pousse à poser que les fondements idéologiques de la SDA ont des liens (positifs ou négatifs) avec les vaudois. J'en dirai plus dans le livre. D'autre part, les fondements de l'adventisme ne sont pas sans lien également avec les théories économiques, notamment celle sur le revenu minimum universel posé par les tribus amérindiennes et conceptualisées par Thomas Pain, lu par Miller.

    Que retenir déjà: la nécessité de poursuivre les travaux historiques sur la SDA est le premier impératif de mon futur livre. Il sera la base des autres impératifs et axes dont je vous tiendrai informé.

  • Assasinat d'un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvroy : le défi sécuritaire pour les religions

     

    L'assassinat d'un prêtre catholique repose la question du rapport des groupes religieux via leur édifice à l'ensemble de la société. Le dilemme pour les organisations religieuses est simple à présenter mais difficile à résorber, même si les églises catholiques sont sous surveillance depuis un an.
    L'éthique de la responsabilité résume selon moi l'action religieuse en particulier dans sa déclinaison protestante. Les communautés protestantes se sentent responsables du salut de leur concitoyens et se sentent obliger de responsabiliser ses derniers pour qu'ils aient une éthique conforme aux exigences divines. Etre responsable et responsabiliser caractérisent l'éthique de responsabilité. Pour cela il est incontournable de développer des actions sociales ouvertes au sens de Max Weber. Laisser les églises accessibles, sans aucun filtre est à ce jour est l'une des conditions essentielles pour l'expression de l'éthique de responsabilité. Les conséquences de cette ouverture permanente étaient plus ou moins désirables. L'accueil de démunis, l'accompagnement de personnes en quête de sens ou encore le désire d'être visité par des décideurs, étaient les seuls conséquences de l'ouverture permanente, sans filtre des lieux. Parfois, sporadiquement il faut gérer des comportements inattendus de réfractaires à la problématique religieuse ou de personnes ayant un litige avec une organisation religieuse. Mais la question de la sécurité des églises n'est plus théorique. Comment rester accessible en ne pouvant plus rester dans l'angélisme de l'ouverture à tous ? Cette question doit désormais tarauder tous les responsables religieux. Aucun a à ce jour opter pour la présence visible d'une sécurité.
    Le paradoxe des paradoxes dans lequel se trouve les groupes religieux demeurent leur lecture des attentats. « Signe des temps préapocalyptique », donc inévitables et qui attestent de la réalité d'une lecture de l'histoire et de l'actualité. De l'autre côté, il faut se protéger désormais de ce signe qui affirme une lecture conception eschatologique.

    L'essence même d'un groupe religieux est le développement d'actions sociales ouvertes. Mais désormais il faut une ouverture contrôlée alors que ce contrôle est déjà une opposition brutale à la missiologie. Le défi religieux est donc grand et repose la question du rapport à la société dans un monde marquée par l'augmentation du risque sécuritaire. En tous les cas dans un monde numérique, où des pokémons traversent la rue, sont virtuellement présents dans des églises réelles, repenser la présence des églises par le monde numérique est l'une des pistes, certainement insuffisante.

     

     

  • Les débats sur le végétarisme (avec l'été) portent les regards sur l'Eglise adventiste du septième jour

    Religion et santé, végétarisme, Avec l'été, bien manger est un sujet qui revient. Cette année nous n'y échappons pas. Depuis quelques mois le débat va bon train autour de la pertinence du régime végétarien. Les scandales révélés dans les abattoirs ravivent les tensions autour des régimes végétariens. Pourfendeurs et adeptes s'écharpent souvent sur le végétarisme et ses dérivés. Loin de moi l'idée de prendre part dans ce débat. Je note simplement que les analyses sur les effets bénéfiques du végétarisme s'appuient de plus en plus sur les études menées sur et/ou par l'Eglise adventiste du septième jour.
    L'Eglise adventiste du septième jour (SDA) est l'idéal-type de la religion de la santé. A des fins préventifs et curatifs elle sensibilise à une approche sanitaire, basée sur la science et les principes bibliques pour développer une ascèse où la quette d'une qualité de vie est primordiale. Nous avons déjà détaillé cette notion, centrale dans une partie du protestantisme dont l'histoire est proche de celle de l'hygiénisme. Adopter un régime végétarien pour les adventistes s'appuie donc sur une interprétation des textes bibliques et des textes charismatiques proposés par Ellen G. White. Outre cette source, l'adventisme propose à ses membres d'adopter un régime végétarien en se basant sur des observations scientifiques...

     

     

     

     

     

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  • Fabrice Desplan et Victorin Lurel (trop brièvement) sur France Inter

    France Inter, Fabrice Desplan, Victorin Lurel, égalité réelleRetrouvez mon passage sur France Inter avec l'Ex Ministre de l'Outre-Mer, le député Victorin Lurel, autour de son rapport et du projet de loi sur l'égalité réelle en Outre-Mer.

     

  • Sortie de mon livre "Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour"

     

    Eglise adventisteCe 30 mai 2016 les éditions Vie et Santé publient mon dernier livre : Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour. Le livre met en lien, pour le grand public, des travaux et réflexions sur l'Eglise adventiste pour faire connaître différentes représentations, idées collectives, opinions, sur l'Eglise adventiste du septième jour. Vous y découvrirai l'évolution du regard des groupes évangéliques, des médias et des sciences sociales.

    Le livre est publié aux éditions, adventistes, Vie et santé, au prix d'obstacles. Pourquoi ? Ceux qui viennent ici le savent ; je considère que la construction d'un savoir sur un groupe ne peut se faire, sans restituer à ce dernier, quitte à subir la critique, la connaissance acquise.

    Porté par la préface de Sébastien Fath, mon livre vous invite à découvrir une organisation religieuse en dialogue avec la société. L'idée est donc de dépeindre une église dans son dynamisme social. Le manuscrit initial était de 480 pages, réduit à 80 pour vous. Vous comprenez donc, qu'il y a de quoi vous proposer une suite. Mais déjà, retrouvez entre les lignes de Regards croisés sur l'Eglise adventiste du septième jour une communauté qui pose questions et pousse à réinterroger notre compréhension des minorités religieuses.

     

  • Une nuit pour le chantier sur les déconversions de l'Eglise adventiste

    Cela fait maintenant près de deux ans que j'écoute et enregistre des déconversions à l'Eglise adventiste. Et j'arrive à une première conclusion: Le nombre d'individu qui quitte l'Eglise adventiste par constat d'incohérence théologique est quasi inexistant. Certains déclarent des critiques théologiques, mais pas d'incohérence (si on peut se permettre de faire trop rapidement une distinction entre incohérence et illogisme). C'est souvent par besoin de compléter, relativiser la théologie adventiste.

    Mais le paradoxe est  que quasi 80% des individus remercient l'Eglise adventiste pour avoir transmis un savoir théologique structuré! Incroyable. Ils quittent donc l'adventisme par satisfaction du savoir et de l'expérience acquise pour un autre cadre jugé plus compatible, plus propice à un vécu en adéquation avec la théologie adventiste.  Et là, les statistiques issues des déclarations des individus sont sans appel. Des cas mentionnent une relativisation de l'importance de la personne d'Ellen White (pas de son enseignement), et une critique forte de la théorie du sanctuaire est faite (extrêmement rare mais extrêmement construite). Un autre critique est le mode de financement qu'est la dîme.

    Je vous passe les critiques sur la gestion administrative de l'adventisme et les conflits de personnes. Je vais vite mais c'est là que l'on rencontre plus de raisons déclarées faisant de la rationalité bureaucratique (au sens wébérien) la principale raison des départs de l'adventisme. Ces enregistrements sont parfois difficiles à écouter et réécouter car il n'existe pas de départ sans souffrance. Il s'agit de véritables cassures relationnelles où la reconstruction est parfois difficile. Pour d'autres, c'est le constat d'une incompatibilité entre la vie privée et les objectifs ecclésiaux. Là est aussi un autre aspect. Il n'est pas de radiation sans cicatrice sur la communauté locale dont l'individu a été exclu ou s'est exclu.

    Pour certains  l'entretien réalisé avec le sociologue a été l'unique échange construit sur cette cassure, faisant de l'instant (souvent répétés pour les besoins de l'enquête) un temps où la charge émotionnelle est immense. 

    Les formes de déconversions sont multiples. Une véritable typologie devrait être construites à l'instar de la célèbre que j'ai réalisé sur les conversions à l'église adventiste. Mais c'est un long chantier qui demande encore de la matière nouvelle, des déconversions nouvelles à enregistrer et questionner. Des nuits de réécoutes, de saisies de réponses, d'encodage de variables à venir pour un résultat inconnu.

  • Pâques : l'illustration de l'insertion adventiste dans le tissus local.

    Le week-end pascale marque une forte montée des manifestations organisées par différentes communautés chrétiennes. La PQR (Presse quotidienne régionale) a regorgé de cas où les communautés protestantes et catholiques ont construit des espaces de rencontres avec la population. Il faut dire que Pâques retrouve un regain d'intérêt dans la population. On peut regretter qu'il s'agisse de plus en plus d'un espace commercial. Mais qu'est-ce qui peut encore échapper au commercial dès qu'il y a un engouement populaire ?!

    Observateur de l'adventisme francophone, je constate, en France, en Suisse et Belgique de plus en plus de fêtes coorganisées entre églises chrétiennes où l'adventisme prend une part significative. En Suisse la presse numérique catholique a souligné la participation adventiste. La PQR parle avec excès d’œcuménisme. Parfois, pour des raisons pratiques des organisateurs mêmes reprennent la notion d’œcuménisme, mais il s'agit simplement de rencontres interconfessionnelles car l'objectif de construire une croyance commune n'existe pas. Ces instants sont construits à partir de traits communs, fondamentaux des communautés chrétiennes. Et, là, Pâques est le terrain idéal. L'innovation pédagogique est aussi prolifique à ce moment ce qui permet d'indiquer l'expo à La Neuveville

    La participation adventiste permet de souligner l'augmentation des rapports adventistes avec les autres communautés. Bien plus que des relations de bons voisinages, l'adventisme français participe à la création d'un langage pédagogique sur les croyances centrales du christianisme. De plus, il se fait connaître (pas toujours) au grand public quand cela est possible à partir d'une opportunité sociale, un trait commun fermant de l'histoire chrétienne en Europe que sont les fêtes pascales. D'autres moments sont également propices à cela, mais ce qu'il faut souligner c'est l'ambition pédagogique et non prosélyte de l'adventisme faisant de cette organisation religieuse, une institution qui construit des liens convergents avec la société française. Il ne peut donc se résumer aujourd'hui dans les points de tensions, qui sont d'ailleurs inhérents à toutes structures religieuses messianiques dans son rapport à la société globale. Tout cela alimente le dynamisme adventiste dont il est souvent fait état dans ce blog.

     

  • Les nouvelles attentes des encyclopédies sur l'Eglise Adventiste

    Encyclopédie, Eglise adventiste du septième jourIl n'est pas rare que les chercheurs réalisent des articles sur des communautés religieuses pour des encyclopédies et aident parfois des dictionnaires. Cette collaboration se fait anonymement sauf pour les grandes encyclopédies. Concernant l'Eglise adventiste il y a une demande croissante. Cette nouvelle tendance m'a conduit à faire un petit audit (en cours) des articles et définitions dans des dictionnaires et encyclopédies de notoriétés. Dans ces ouvrages des erreurs existent montrant l'important travail de vulgarisation qui reste à réaliser.

    Dans un échange avec une encyclopédie j'indiquais à l'équipe de rédaction 3 grandes erreurs qui traduisent d'ailleurs celles qui existent en général sur l'Eglise adventiste du septième jour.

    1. William Miller (oui, William, de nouveaux prénoms apparaissent dans certains encyclopédies. L'erreur qui commence à arriver est le prénom de Guillaume – et des dérivés) est un fondateur du millérisme. L'Eglise adventisme du septième jour n'est pas un synonyme de millérisme, mais est un des courants qui en résulta.

    2. Ethymologie : Je constate que l'influence anglosaxone est de plus en plus indiquée, mais cela se fait au détriment de la racine latine « adventus »

    3. La faible référence à BernarddBlandre : les bibliographies, même indicatives, ne peuvent faire l'économie des travaux de l'historien Bernard Blandre. Il est Le fin connaisseur de l'histoire du millérisme, de l'adventisme, du jéhovisme etc. Une lecture de ses travaux porte les précisions sur l'histoire de l'adventisme.

    Outre ces quelques erreurs, globalement les articles sur l'adventisme sont assez bien construits. Ils datent et doivent être actualisés. En plus de l'évolution des chiffres (une encyclopédie peut difficilement actualiser les chiffres), ce sont les changements dans la sociograhie adventiste et ces évolutions institutionnelles qui restent à intégrer.

    Je me consacre aux nouveaux projets d'encyclopédies, d'Atlas du religieux et de dictionnaires. Ils sont désormais exigeants. La précision historique est de l'horlogerie Suisse. Précisez les variantes de l'adventisme, ses disparités géographiques, ses évolutions, les débats historiques... sont des attentes. Il en va de même des demandes pour le versant sociologique des entrées des encyclopédies. Les articles demandent les positionnements dans les débats éthiques, les rapports aux comportements politiques, les réseaux institutionnels, la formation des cadres, les formes d'adhésion, le rapport avec le savoir scientifique, la perception de l'Etat etc. sont les demandes récurrentes.

    Ces aspects montrent aussi le besoin de mieux connaître l'Eglise adventiste du septième jour à partir des apports des chercheurs. Ainsi, sans se contenter du discours des groupes religieux, sur eux, le recours aux chercheurs pour définir et présenter l'Eglise adventiste traduit le souci d'offrir au grand public un regard complet, dépassionné et conforme à la réalité, sans pour autant établir une tension, une opposition avec le vécu des individus dans les groupes religieux

     

  • Premières remontées de ma nouvelle enquête "Dirty Work" dans le monde évangélique et adventiste

    Celle-ci va surprendre et prend du temps par manque de financement. L'enquête "dirty work" est un prolongement des recherches de la sociologie du travail et de la santé réalisées aux USA. Elles visent à mettre en évidence les activités considérées comme non gratifiantes que les individus cherchent à éviter dans les groupes religieux. Par "activités" j'entends les choses à réaliser. Il s'agit bien de faits concrets. L'enquête qui a déjà débuté englobe des individus de communautés adventistes et de communautés évangéliques indépendantes. Les différences d'organisations ont été un critère de sélection majeur.

    D'où vient cette idée facile à reprocher? Elle résulte des enseignements donnés aux professionnels de santé sur la sociologie et le cas adventiste. Pour la sociologie des organisations, tout groupe social ayant une structure formelle distribue des autorités. Il s'agit de la constitution de la hiérarchie. Les auteurs américains dont Hughes le premier notaient le réflexe des individus à transmettre à d'autres, hiérarchiquement inférieur des tâches non gratifiantes, d'où la notion de dirty work. C'est vrai à l'hôpital où dans l'histoire les médecins ont délégué le sale boulot (du point de vue des médecins) aux infirmiers.

    Dans un groupe religieux peut-on observer du dirty work? Que serait dans ses groupes une tache noble? Comment,  à qui, reléguer? Quel serait la compatibilité avec l'orthodoxie et l'orthopraxie (surtout)? Seule une enquête de terrain permettra de le certifier. A ce jour les premières conclusions sont surprenantes et me poussent à fabriquer l'idée d'un dirty work inversé. Voyez déjà là, l'ensemble de stratégies pour dépasser le dirty work. Cependant il faut encore creuser car les individus signalent effectivement des activités non nobles à déléguer, mais pas celles que j'attendais!! Je n'en dit pas plus. Je reviendrai faire un compte rendu des premières conclusions.

    En tous les cas, parler au sens de Hughes de dirty work conduit à reconsidérer les fonctions des relations sociales au sein des groupes religieux. Je termine des rapports sur l'adventisme à destination d'institutions et vous verrez de quoi il s'agit très concrètement.

  • Ben Carson abandonne et rallie Donald trump

    Son équipe de campagne était décimée. Il avait du suspendre sa campagne. Les dernières défaites ont porté le coup de grâce. Ben Carson a mis fin à sa course vers la Maison Blanche. 

    La question qui demeurait: "vers qui va t-il se retourner?". L'évidence a été là respecté. Il donne son soutien à Trump. Stratégiquement c'est miser sur le "bon cheval". Mais, cela ne va pas sans faire énormément de bruits dans les rangs évangéliques où un ralliement à Cruz était préféré. Toutefois, Carson devrait aider Trump à revigorer son image chez les conservateurs mais surtout vers les minorités ethniques. Ce vote fait énormément défaut à celui a des posititions dures contre l'immigration et est taxé de drainer le vote "raciste". A suivre.

  • Ted Cruz la véritable alternative républicaine à Trump

     

    Vous l'avez remarqué. Les primaires américaines chez les républicains est une occasion de faire tomber les analyses évidentes sur les groupes protestants d'émergence américaine. La présence de candidats évangéliques impose de dépasser les idées acquises de ce côté de l'Atlantique qui conçoivent les groupes protestants comme des groupes naïfs. Cette approches empêche de saisir la complexité de la société américaine et plus largement des croyances religieuses, y compris en France. Ces élections donnent aussi l'opportunité de parler autrement de l'adventisme. En effet, le neurochirurgien adventiste Ben Carson a un temps marqué les primaires par son parcours, ses polémiques et son positionnement moral, avant de jeter l'éponge. Puis, Ted Cruz a remis indirectement l'adventisme comme curiosité médiatique. En effet, son épouse Heidi Cruz, personnalité de la finance, est l'épouse de candidat qui à ce jour lève les fonds les plus importants.

     

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