Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Revenu moyen des adventistes du septième jour aux USA.

Les derniers chiffres de la Religions Landscape Study sur la répartition des revenus dans les groupes religieux américains sont édifiants. Comme le souligne Sébastien Fath, ils permettent d'avoir une vision plus précise et montrent par exemple l'important revenu moyen des musulmans américain qui est supérieur à biens d'autres, dont les adventistes du septième jour. Plus de la moitiés des adventistes américains ont un revenu supérieur à 30 000$/an. 1/3 a même des revenu supérieur à 50 000$/an. 15% des adventistes ont des revenus de plus de 100 000 $/an. Ces proportions sont relativement faibles par rapport aux autres organisations religieuses américaines. En effet ils sont inférieur au revenu moyen des adultes américains, faisant de l'Eglise adventiste la 20e organisation dans un classement de 23 groupes !

Quelques pistes expliquent ce classement. Il y a indéniablement le succès adventiste dans des milieux populaires. Deuxièmement il y a l'effet de la baisse de revenu moyen dans des populations exposées à la crise depuis 2008. Les individus aux contrats instables, même bien rémunérés, sont fortement représentés. C'est d'ailleurs une suite logique de notre première observation. Troisièmement les proportions n'ont pas évolué dans la SDA alors que d'autres groupes connaissent un accroissement de la proportion de ménages et individus ayant des hauts revenus, relativement au reste de la population, ont a toujours 15% des adventistes dans la plus haute tranche de revenu.

Sur ce point, revenons à une observation ancienne que je faisais : les adventistes à haut revenu ont tendance aux USA à prendre une distance avec le groupe. Même s'ils restent souvent dans les fichiers, en pratique nous y retrouvons une plus forte proportion d'une faible pratique religieuse comparativement aux autres adventistes et aux Presbytériens dans la même tranche de revenus (souvent pris dans les études). L. Vance suggère l'effet de la forte sollicitation financière. Mais il faut rajouter la faible compatibilité entre la pratique sabbatique et les activités à forte valeur ajoutée.
Finalement, en filigrane cette étude pose la question du recrutement dans les groupes sociaux à haut revenu et surtout la capacité à réaliser des consonances entre une orthopraxie et les exigences des pratiques professionnelles à forte valeur ajoutée.

Les commentaires sont fermés.