Lille, le 19 octobre 2015
Communiqué de presse
Ce communiqué tient également lieu d'invitation
La CINPAC (Communauté Ivoirienne du Nord Pas-de-Calais) et les associations partenaires vous invitent à la 3ème édition de VISA POUR LA COTE D'IVOIRE les 30 et 31 octobre à la salle du Gymnase, place Sébastopol de Lille.
VISA POUR LA COTE D'IVOIRE fédère plus d'une dizaine d'associations lilloises et du Nord Pas de Calais autour du thème :
« AFRIQUE-CARAÏBES, Histoire et Perspectives
Comment franchir les rivages soupçonneux du « non-dit » et bâtir la « mémoire du futur ».
L'invité d'honneur :
Le leader syndical Élie DOMOTA qui mena la plus longue grève générale en 2009 est l'invité d'honneur. Il répond à l'invitation de Guillaume OPELY GADJI, président de la CINPAC (Communauté Ivoirienne du Nord Pas de Calais), d'associations antillaises, mahoraises et de Familles rurales. Il échangera sur la reconstruction des liens entre l'Afrique et la Caraïbe dans le contexte historique mais aussi social que nous vivons.
Une bulle républicaine pour le vivre ensemble :
En plus de la conférence débat, différentes prestations artistiques (expositions, concerts, table littéraire) se dérouleront et permettront de constater un nouveau dynamisme des associations caribéennes, africaines et mahoraises dans le Nord Pas de Calais. Loin des tensions de l'actualité, y compris en Nord Pas de Calais, la CINPAC propose en alliant réflexion et expressions artistiques de reposer les bases du vivre ensemble, en se débarrassant des polémiques. Ainsi les 30 et 31 octobre au gymnase de Lille les associations proposent une bulle républicaine à tous dans 2 heures de spectacle et un dîner de gala samedi 31 octobre.
Vendredi 30 l'accès est libre et gratuit. Une participation libre est laissée à l'appréciation de tous
10h Expositions
19h Conférence débat d'Élie DOMOTA
21h Spectacle
Samedi : Accès gratuit - En soirée dîner spectacle 10€ avec réservation souhaitée
10h Expositions
13h Table ronde littéraire en présence d'Élie Domota
21h Dîner Gala (10€)
Avec les remerciements et attentes des acteurs de la manifestation.
Pour l'ensemble des associations partenaires
Guillaume OPELY GADJI, Président de la CINPAC
Roger LALLO, Président du Comité d'Organisation
Comité scientifique
Fabrice DESPLAN, Marc Antoine SEGUIN CADICHE
Après des années de travaux, de réflexions, de consultations, les délégués de l'Eglise adventiste ont rejeté l'ordination des femmes lors de sa Conférence générale (Assemblée générale) ce 9 juillet 2015 à San Antonio. Dans un tohu-bohu et une ambiance électrique, sur les 2363 délégués votants
Ben Carson mérite d'être connu. Non pas seulement parce qu'il brigue la candidature républicaine à la Maison Blanche, mais parce qu'il permet de porter un regard pertinent sur les liens entre religion et santé et plus particulièrement entre religion et innovation scientifique.
Le dilemme adventiste a été depuis longtemps souligné par Henri Desroche dans son étude sur les millénarismes. Les groupes millénaristes, dont les adventistes en sont un exemple fort, espèrent la parousie. Ils croient en la venue (retour) du messie pour installer un nouvel ordre mondial où l'harmonie en toutes les instances du vivant seront une réalité. C'est l'instauration du paradis que j'ai très mal résumé ici (mais ce n'est pas l'important).
Perché dans l’Himalaya, le petit royaume du Bhoutan s'est fait connaître par son indice de mesure du bien-être, le Bonheur National Brut (BNB). Ce dernier est désormais abandonné à
L'abandon du BNB repose la question sur la pertinence des indices qui mesurent le développement des sociétés. Le plus connu, face auquel le BNB se considérait comme une alternative est le PIB. Ses limites sont connues surtout des élèves de Sciences économiques et sociales dans tous les lycées de France. Le PIB mesure la création de richesses, sans prendre en compte les effets du processus de production sur d'autres acteurs. Le coût écologique ou les effets négatifs sur la santé y sont absents. Le PIB est un agrégat de valeurs ajoutées (VA), c'est-à-dire des richesses supplémentaires que nous créons. Pour cela nous ne créons pas de manières ex nihilo, à partir de rien, mais en fonction de ce que nous pouvons nous procurer, donc de richesses déjà créées. Nous allons y ajouter, souvent par transformation une nouvelle richesse. C'est cet ajout qui est calculé à chaque fois. C'est de la Valeur Ajoutée. Additionner toutes les valeurs ajoutées sur le territoire national permet de calculer le PIB. Ce rappel est important car il conduit à mieux comprendre les critiques faites au PIB.
C'est fort de ce constat que des indices ont été inventé pour contourner les limites du PIB. Le plus connu est l'Indice du Développement Humain (IDH) conçu par une agence de l'ONU. Le Bhoutan avait opté pour le BNB. Sa disparition remet au devant de la scène l'idée que le développement ne peut être considéré comme une simple accumulation de richesses mesurables. Il est bien plus complexe que cela. A l'heure de l'écologie politique, il est important d'intégrer les effets sur l'environnement, le lien social ou encore la santé. Et comme le propose l'IDH, le niveau d'éducation (alphabétisation, qualité du système éducatif) a une place importante. Le BNB posait aussi un postulat idéologique critique, peu-être utopiste, mais réel : Peut-il avoir un développement sans une permanente accumulation de richesses ?
C'est un chantier permanent comme pour toutes associations, structures, entreprises ou administrations. Les formations adventistes, délivrées essentiellement dans son
Dans les deux précédentes notes de cette série j'indiquais quelques défis pour l'Eglise adventiste. Les évolutions de la société française poussent cette communauté religieuse à amplifier les actions qu'elle mène à l'intersection du religieux et des attentes sociales. Santé, écologie, libertés fondamentales, actions humanitaires et sociales, sont des domaines où l'adventisme a une expertise. La surprise est que cette communauté valorise peu ces points.
Il est extraordinairement intéressant (si on peut se permettre ce langage) de noter l'évolution de l'adventisme en France. Et là, l'Eglise adventiste française est semblable à l'ensemble de la société française. Jusqu'aux années 90 l'adventisme devait faire face aux nombreuses cultures de ses membres dans un pays à la tradition colbertiste, jacobine et à la mémoire sélective sur l'histoire coloniale. Conséquence ; la hiérarchie adventiste était bien loin de ressembler aux militants. Les choses n'en sont plus là. La forte migration d'antillais adventistes laisse de plus en plus la place aux flux de l'Est, de Russie, d’Amérique latine (Brésile) et d'Europe du Sud. La diversité culturelle des membres impose de plus en plus une diversification des représentants adventistes, même si le chemin est encore très long.
A l'occasion du 150è anniversaire de l'Eglise Adventiste plusieurs études, articles ou analyses foisonnent. Pour des interlocuteurs français et étrangers j'ai donné plusieurs interviews. C'est à s'y perdre. La dernière est celle de La Croix ou la journaliste Céline Hoyeau propose une perspective historique pour mieux poser les nouveaux enjeux de l'adventisme.
Ce vendredi 17 mai l'ONU a intégré la Polynésie française dans la liste des territoires non autonomes. Contrairement à ce qui est annoncé partout à chaud il n'y a rien d'exceptionnel dans cette démarche. Certes, pour les polynésiens c'est bien plus qu'un symbole. La France a déjà vigoureusement marquée son désaccord.
Par définition cette liste pointe les anciennes puissances coloniales et est un témoin des conséquences politiques de décolonisations inachevées. Au total 16 territoires sont spécifiés par l'ONU.
En un mot, l'ONU par sa résolution a simplement mis à jour une ancienne liste qui historique était importante et qui aujourd'hui n'est rien d'autre qu'une base de données à l'importance relative. Rien pour fouetter un chat ! Cependant, elle demeure pour les peuples concernés un symbole majeur pour leur reconnaissance certainement et peut être pas leur indépendance. Et pour l'ONU la réponse à cette question passe par le respect du doit à l'autodétermination et rien d'autre. D'ailleurs, je fais le pari que ce vote connaîtrait une faible participation et déboucherait à une affirmation du besoin de rester dans la République française. Et croyez-moi, cela ne changerait rien aussi aux problématiques sociales, économiques et politiques qui traversent la Polynésie française et plus largement les territoires d'Outremer. Tout cela, comme le rappelle la résolution 1514 n'est rien d'autre qu'un préalable pour des « conditions de stabilité et de bien-être et des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect des principes de l'égalité de droits et de la libre détermination de tous les peuples, et d'assurer le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». 
Absent du blog, je ne suis pas moins actif. Le temps est un luxe qu'il faut prendre. Je le prends pour revenir ici et vous présentez 3 nouveaux textes que je viens de publier sous direction.
Le second est un article qqui approche à rebrousse poil la conception géopolitique commune de la place de la religion dans les conflits. Pour cela, je reviens sur les situations postconflictuelles où la religion a permis de reconstruire plus que la justice, mais la paix. Vous trouverez cet article dans l'ouvrage Le (mal) traitement des nouveaux hérétiques dirigé par Régis Dericquebourg sous le titre Le recours au religieux lors de reconstructions nationales. Une reconnaissance implicite de l’universalité des droits 
Avant que l'adventisme apparaisse dans l'actualité autour de l'affaire d'exorcisme de Gringy sans lien avec ses enseignements et