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  • Pratique soignante et judiciarisation

    Lieu: IFSI de Sens, mardi 5 janvier 2010.

    Public: Etudiants, professionnels de santé

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    Les professionnels de santé sont de plus en plus exposés à des risques juridiques. Mais qu’est-ce qui explique ce changement ? Que dénote la judiciarisation sur les attentes sociales vis-à-vis des soignants ? Comment intégrer cette évolution dans la relation au patient ? Peut-on en faire un atout, un outil de communication opérant pour une plus grande confiance dans la relation entre praticien et patient ? L’intervention visera à montrer que la judiciarisation est un trait de la modernité et n’est pas spécifique au médical. Cependant il a des effets bien particuliers. Les caractéristiques des sciences médicales dans la modernité ne sont d’ailleurs pas étrangères à ce changement dont elles se plaignent. Une fois ce constat dressé, il convient de noter, que l’ingéniosité communicationnelle consiste à retourner cette évolution au profit de la relation avec le patient ? Il ne s’agit de tisser un simple échange qui vise à protéger juridiquement le patient mais à construction une véritable confiance partenariat dont le patient et le praticien sortent gagnants.


     

     

  • Intervention : Laïcité et pratiques soignantes

    Lieu: IFSI de Sens, mardi 5 janvier 2010.
    Public: Etudiants, professionnels de santé

    sante_01.jpgPour faire simple, deux approches de la laïcité se côtoient dans notre société. Une vision ouverte qui considère que les pratiques religieuses sont une forme d'expression des libertés fondamentales. La Laïcité serait dans cette perspective un équilibre, garantie par le législateur, entre les différentes pratiques, y compris dans l'espace public, dès lors que celles-ci acceptent les limites émises par la loi. Une autre vision peut être appelée fermée. Elle considère le religieux uniquement comme ayant doit d'expression dans la sphère privée. L'espace public doit être aseptisé de religieux. Ces deux visions coexistent et donnent place soit à des accommodements pour ce qui est l'approche ouverte. La perspective d'une laïcité fermée est très coercitive et considère qu'il est indispensable que la religion reste une affaire privée pour éviter conflits, malentendus ou toutes formes de troubles sociaux.
    Le professionnel de santé a pour objectif le bien être de son patient. Lorsque ce dernier exprime une sensibilité religieuse, comment y faire face, sans perdre l'objectif. De plus contribuer au bien être de l'individu passe par la mise en œuvre de pratiques professionnelles, de protocoles, de thérapies qui peuvent être en tension avec les croyances et pratiques religieuses. Comment le professionnel de santé doit-il gérer ces tensions ? Comment se positionner face aux deux lectures de la laïcité qui s'expriment en France ? Quels sont les intérêts et limites pour le professionnel d'une approche fermée et d'une approche ouverte de la laïcité ? Quels attitudes adoptées à l'hôpital, dans l'exercice libéral ou encore dans des établissements semi ouvert (maison de retraite...) en PMI, etc.

    Nous veillerons à avoir des prolongements empiriques, concrets.

    Bibliographie indicative :
    Isabelle Lévy, Soins cultures et croyances, ESTEM, 2008
    Isabelle Lévy, La religion à l'hôpital, Presses de la Renaissance, 2003
    Jean Baubérot, Histoire de la laïcité en France, PUF 4e édition, 2007

  • Du caractère diffamatoire de propos visant à dénoncer la dangerosité des pratiques d’un mouvement religieux.

    Dans son édition datée du 23 septembre 2009, le quotidien Le Monde reproduit, au registre des publications judiciaires, le texte suivant : « Par arrêt du 10 juin 2009, la  11ème chambre A de la cour d'appel de Paris a condamné Jean Pierre BRARD à indemniser la Fédération chrétienne des témoins de Jéhovah de France, à la suite de propos diffamatoires tenus par lui et diffusés dans le journal télévisé de TF1 de 20 H du 20 juillet 2006 ». Cet arrêt, qui annule partiellement le jugement du Tribunal de grande instance de Paris du 11 juillet 2008 et condamne le prévenu à verser un Euro de dommages intérêts à la Fédération chrétienne des témoins de Jéhovah de France, revêt, en dépit de son caractère plutôt confidentiel, un intérêt certain pour le droit des religions.

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