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  • Cadre de santé: Et si l'IA devenait un levier pour renforcer votre posture de manager ?

    Parlons franchement. L’intelligence artificielle à l’hôpital c’est comme le Fast Food. Tout le monde u va et dit qu’il ne faut pas y aller ! En plus, tout le monde fait semblant de savoir quoi en faire. Les directions achètent des solutions, les médecins testent des algorithmes d’aide au diagnostic, les start-ups promettent la révolution. Mais qui se soucie de ce que l’IA fait, ou pourrait faire, à celles et ceux qui tiennent l’hôpital debout au quotidien ? Je pense aux cadres de santé. Ces professionnels pris en étau entre une culture du soin et une culture du management, entre le tableur et le patient, entre l’injonction à l’efficience et l’exigence éthique. L’IA pourrait bien être, pour eux, autre chose qu’un gadget technologique de plus. Elle pourrait devenir un outil de reconquête identitaire.

    Encore faut-il le penser sérieusement.

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  • Cadre de santé et consentement éclairé en contexte multiculturel à logique collective : naviguer entre le droit et la réalité culturelle du patient – Des pistes d’actions

    Le consentement éclairé est l’un des piliers du droit médical français contemporain. Depuis la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades, dite loi Kouchner, tout acte médical suppose que le patient ait été informé de manière claire et loyale, et qu’il ait donné son accord de manière libre et éclairée. Ce principe, qui nous paraît aujourd’hui évident, est le fruit d’une longue évolution juridique et éthique. Mais il repose sur un présupposé rarement interrogé : celui d’un patient autonome, individuel, capable de recevoir une information technique et de prendre seul une décision le concernant.

    Or cette figure du patient-décideur ne va pas de soi. Elle est le produit d’une culture, la culture occidentale moderne, marquée par l’individualisme, la rationalité biomédicale et la contractualisation du rapport au soin. Que se passe-t-il lorsque le patient vient d’un univers culturel où la décision n’est pas individuelle mais adossée à une collectivité ? Comment intégrer les relations sociales où la prise d’information est médiatisée par un tiers, non légitime dans le droit ? Comment médiatiser l’information au patient lorsqu’il a par exemple un rapport au temps et à l’urgence qui diffère de la culture biomédicale occidentale ? L’information médicale se transmet selon des codes différents ? Où les figures d’autorité parentale ne correspondent pas à celles que le droit français reconnaît ?

    C’est à cette tension, quotidienne dans les hôpitaux français, que cet article est consacré. Et c’est au cœur de cette tension que se trouve un acteur trop rarement nommé dans les débats sur le consentement éclairé : le cadre de santé.

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  • Le consentement éclairé en contexte multiculturel : quand la culture du patient réinterroge les pratiques et la relation éthique

    Le consentement éclairé est l'un des piliers du droit médical français contemporain. Depuis la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades, dite loi Kouchner, tout acte médical suppose que le patient ait été informé de manière claire et loyale, et qu'il ait donné son accord de manière libre et éclairée. Ce principe, qui nous paraît aujourd'hui évident, est le fruit d'une longue évolution juridique et éthique. Mais il repose sur un présupposé rarement interrogé : celui d'un patient autonome, individuel, capable de recevoir une information technique et de prendre seul une décision le concernant.
    Or cette figure du patient-décideur ne va pas de soi. Elle est le produit d'une culture ; la culture occidentale moderne, marquée par l'individualisme, la rationalité biomédicale et la contractualisation du rapport au soin. Que se passe-t-il lorsque le patient vient d'un univers culturel où la décision n'est pas individuelle mais adossée à une collectivité ? Comment intégrer les relations sociales où la prise d’information est médiatisée par un tiers, non légitime dans le droit ? Comment médiatiser l’information au patient lorsqu’il a par exemple un rapport au temps et à l’urgence qui diffère de la culture biomédicale occidentale ? Que faire lorsque l’information médicale se transmet selon des codes différents, ou que les figures d’autorité parentale ne correspondent pas à celles que le droit français reconnaît ? C'est à cette tension, quotidienne dans les hôpitaux français, que cet article est consacré.

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  • Sanctions formelles et informelles dans les communautés religieuses : quand le regard du groupe pèse plus que le règlement

    Toute communauté religieuse, quelle que soit sa taille ou sa tradition, repose sur un ensemble de normes partagées. Ces normes régissent les comportements attendus des membres : assiduité aux cultes, engagement dans la vie communautaire, conformité à certaines prescriptions morales ou vestimentaires. Mais que se passe-t-il lorsqu'un membre s'écarte de ces normes ? Comment la communauté réagit-elle ? Et surtout, qui sanctionne ?
    On pense spontanément au responsable religieux — le pasteur, l'imam, le prêtre — comme figure centrale du rappel à l'ordre. C'est en partie vrai. Mais la réalité sociologique, je l'observe depuis plus de vingt ans sur le terrain, est plus complexe : dans une communauté religieuse, la sanction est une affaire collective, où le formel et l'informel s'imbriquent en permanence, se relaient et parfois se confondent.

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  • L'intelligence artificielle au service des pasteurs: entre opportunités et risques

    Il est 22h. Le sermon du sabbat n'est pas encore prêt. Le pasteur cherche l'illustration parfaite pour rendre vivant un passage difficile de l'Apocalypse. Il ouvre son ordinateur, tape quelques mots dans une intelligence artificielle… et en quelques secondes, il a trois angles différents, des exemples concrets, une structure claire. Est-ce de la triche ? De la paresse ? Ou simplement un outil au service d'une vocation ? La question mérite d'être posée sérieusement, sans tabou.

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