J’ai le plaisir de vous informer que je serai en Guadeloupe du 8 au 11 mai à l’occasion du Symposium « Processus de Guérison » organisé par l’AGPAS et la FACSA Guadeloupe.
Comment approcher le soin dans les sociétés où les croyances religieuses constituent un marqueur identitaire majeur ?
C’est l’ambition du symposium de l’AGPAS/FACSA de Guadeloupe du 8 au 11 mai 2024, en présentiel et distanciel. Une rencontre qui articule les apports d’experts de terrains, universitaires, praticiens hospitaliers, chercheurs, acteurs religieux, et moi sociologue.
J’y participerai lors de 3 plénières:
- Un impact majeur des professionnels de santé sur la cohésion sociale
- Les liens entre pratiques médicales et les croyances
- Les apports de la mise en réseaux pour développer le soin
L’atelier portera sur les liens entre culture et soin : un levier pour soigner.
Infos détaillées et inscription : AGPAS971@gmail.com
Avec des tendances différentes certes, mais globalement l'ensemble de la classe politique martiniquaise et guyanaise est satisfaite du référendum à venir. Le chef de l'Etat demandera dans une formulation encore à découvrir, si ces régions acceptent une évolution statutaire qui permettra une autonomie encadrée par référendum les 17 et 24 janvier prochains. La Guadeloupe est laissée de côté. Paye-t-elle le mouvement social de 44 jours ?
En Guadeloupe les "années 80" sont celles d'un tournant identitaire. Cette île connue des attentats perpétrés par les leaders indépendantistes, Luc Reinette, Henri Amédien et Henri Bernard. Ils constituèrent le « Conseil national de la résistance guadeloupéenne ». Après un long périple juridique, en 1989 Reinette fut condamné à 33 ans de prison et fut amnistié. Bien que l'indépendantisme ne bénéficiait pas d'une légitimité populaire, Reinette, Amédien et Bernard rencontraient une sympathie relative au sein de l'ensemble de la population guadeloupéenne. Des congénères comprenaient que les frustrations issues du réductionnisme dont est victime la société antillaise aboutissent à des poussées de violence contre la France, perçue comme épicentre du réductionnisme.
Continuons notre rétrospectice sélective de grèves en Guadeloupe pour mieux comprendre la dernière grève de 44 jours mené par le LKP.
Dans notre dernier commentaire sur la dernière grève aux Antilles je notais que le mouvement social est un acte fondateur de la société antillaise.
Les sollicitations pour commenter le mouvement social aux Antilles furent très nombreuses. Je n'ai accepté aucune pour différentes raisons durant le mouvement social.