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Commémoration des Abolitions de l'Esclavage

  • La lente reconnaissance du "génocide voilée" et les défis pour repenser l'esclavage des peuples noirs

    Tidjane N'DiayeFrance Inter et France Info ont donné la parole durant cette commémoration des abolitions de l’esclavage à Tidiane N’Diaye. Et c’est magnifique.
    Je ne peux plus compter le nombre de fois où dans des échanges avec des experts j’ai indiqué qu’il faudra un jour regarde avec honnêteté, globalement, l’histoire de l’esclavage, en insistant sur la traite trans-sahélienne. J’avais d’ailleurs lu le livre de Tidiane N’Diaye dès sa parution sous le conseil de mon ami le poète Djédjé Désiré, ici bien nommé. Cette traite a duré 13 siècles et a été le plus grand acte de dépeuplement par déportation. C’est ce qu’analyse, dans l’isolement, N’Diaye.
    L’auteur n’est pas dupe. Il sait qu’il rentre dans le mémoriellement incorrect. Dans les populations noires, dire qu’une traite dite arabo-musulmane a fait plus de dégâts que la traite transatlantique pose de nombreux faux problèmes.

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  • Félicitation au Collège Henri Dunant de Rouen

    Les enseignants du secondaire font un travail fou, extraordinaire et tellement trop discret. Nous, chercheurs écrivons des livres, faisons des émissions médiatisés, pouvons même faire le choix de se passer de médias pour s'impliquer dans le travail. Les demandes de conférences pleuvent et nous avons le problème des riches à savoir choisir où nous voulons intervenir.
    En parcourant pour mon fils la question de l'esclavage sur le net au sein des établissements scolaires, je suis tombé sur le site du collège Henri Dunant de Rouen. Waou. La claque. Comme dit les enfants: "c'est chouette, LOL" Les professeurs d'histoire semblent hyper actif à lire le site. QCM, astuces pour réviser, fiches de révisions... J'en suis jaloux.
    Mais je parle d'eux pour la manière dont est aborder l'esclavage. Les lieux historiques de l'esclavage ont fait des efforts pour aborder sereinement cette partie de l'Histoire où leur cité a eux le mauvais rôle. Et c'est le cas de Rouen. Chapeau donc à ses enseignants (que je ne connais pas), aux élèves et certainement à toute l'équipe éducative pour la mise en ligne de pages sur l'esclavage. Les éternels insatisfaits y verrons des manques et les esprits constructifs y verrons une innovation pédagogique majeure. C'est un véritable sillon dans lequel il faut se glisser. 

    Découvrez le site avec des explications simples sur le contexte historique, les abolitionnistes, la traversée, les types d'esclaves... Riches, riches est ce site. Riche et pas long. Même très concis. Et là; chapeau bas.

    Personnellement je vous le recommande car ces cartes (faites pas des élèves), les extraits audiovisuels, l'écriture, forment une belle oeuvre dans un pays où aujourd'hui la colonisation fait partie de ce passer qui ne passe pas.

    Bravo aux auteurs et contributeurs de ce collège

  • Les véritables succès de la Commémoration des abolitions de l'esclavage

    Nicolas Sarkoz; Abolition de l'esclavage, Commémoration des abolitions de l'esclavage; 10 mai;23 maiN'étant plus à la conception de manifestations pour la commémoration des abolitions de l'esclavage j'ai pu suivre comme simple observateur certaines et suivre les débats, polémiques qui réapparaissent chaque année.
    Le constat général est très positif. Il y a encore la trace de débats inutiles mais au delà remarquons une pacification rampante. Qu'entendre par là. La commémoration des abolitions est de plus en plus acceptée. Les collèges s'engagent. Les manifestations associatives se multiplient. Les tensions entre tenant du 10 mai et du 23 mai s'estompent. Je me suis déplacé dans des collèges du Nord de la France pour parler de l'esclavage et c'est extraordinaire le travail que je découvre. Lectures, débats, sensibilisations, etc. En un mot, la commémoration s'approche de son ambition initial. Elle commence à faire lien entre les individus de toutes origines. Elle réinterroge le présent, sans se culpabiliser du passé, tout en étant un angle d'attaque des inégalités de traitement d'une partie de la population présente en France.

    Du côté des descendants d'esclaves, un sentiment de redécouverte de soi, de son histoire, de son identité rencontre de plus en plus d'échos dans ses manifestations. La traduction la plus évidente de cette pacification de la commémoration est la proposition qui émerge de plus en plus dès associations est que les manifestations s'étalent du 10 au 23 mai, faisant de cette période un espace pédagogique. De fat, il est important d'appeler à ce que cette proposition rencontre un écho favorable, rapprochant les manifestations françaises de moments forts présents dans d'autres pays autour de l'esclavage, de la quette des droits civiques ou encore de la fin de régimes discriminatoires.

    Une commémoration des abolitions du 10 au 23 mai intégrerait aussi des dates commémoratives de départements d'Outremer, faisant ainsi converger les actions et manifestations. Un véritable pas vers une sensibilisation élargie et cohérente.

  • Commémoration des Abolitions à Lille.

    medium_P5110240.jpgJusqu’au 21, Lille marquera les abolitions de l’esclavage et de la traite négrière.

    Les manifestations orchestrées par Formation Assistance ont été un vif succès, même si des défis restent à soulever. Il faut dire, que Formation Assistance, association dont j’assure pour l’instant la présidence, a pour principal objectif d’être un espace pédagogique au service des diversités humaines. En ce sens il est apparut pertinent de proposer des activités pédagogiques. Le concert donné à l’Hôtel de Ville de Lille le 10 mai par le Groupe Alizés Gospel en fut un exemple. Ce dernier, issue de la tradition adventiste antillaise, s’appliqua à expliquer les particularités du Gospel a un public conquis.

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