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Groupes religieux minoritaires - Page 6

  • Susan Palmer : des questions pertinentes sur la relation de la société française aux groupes religieux minoritaires

    medium_susanpalmer3.2.jpgLes regards de spécialistes sur les groupes religieux minoritaires relèvent de la saga parfois. Les feuilletons brésiliens comme Amour gloire et beauté, ou encore Desesperate Housewives n’ont rien à envier à la recherche dite scientifique.
    Je m’explique. Celui qui a le plus œuvré en France pour cataloguer les groupes religieux comme des organisations dangereuses (pour lui des sectes) a émis des conclusions qui sentent à plein nez le conflit d’intérêt, voire les poches remplies par des relations douteuses. Personne n’en parle en général en laissant des traces écrites. Il faut donc saluer l’initiative de Susan Palmer (Photo), dans un article qui depuis quelques mois, fait tomber le voile. Ce qui est remarquable c’est que Palmer oscillant entre la saga et la mise en évidence des bassesses de chercheurs nous dévoile les intérêts proprement personnels, non scientifiques, qui font que parfois un groupe peut être taxé de secte péjorativement. Au centre de la polémique, Abgrall Jean Marie, ex spécialiste reconnu après autoproclamation des sectes! (Comme vous je ne comprends pas trop) Pathétique tout cela !!! Oui, mais ce sont des perfidies qui manipulent les non initiés et rajoutent du grain à moudre aux associations liberticides et à nombres de politiques sensibles aux chants d’illusoires sirènes. Pour être concret je vous invite à lire cet article de Susan Palmer qui met bien en évidence les stupidités qui jalonnent le traitement des groupes religieux minoritaires en France. Cliquez impérativement sur le lien suivant. Certainement vous deviendrez plus catégorique que moi.

      

    ARTICLE DE Susan J. PALMER (Département des Etudes religieuses, Université Concordia, Montreal, Quebec)

  • Dis moi, c’est quoi un adventiste ? (3) : Un groupe évangélique ?

    medium_bible.jpgNous continuons à répondre à cette question après deux détours sous forme de blogvidéo par la conversion de musulmans au christianisme et par Bourdieu. Cette fois je vous propose une note qui pose la question du caractère évangélique de l’adventisme. En effet, dans de nombreux articles, en général de vulgarisation, l’Eglise Adventiste du 7ème Jour est présentée comme un groupe évangélique. Qu’en est-il ?
    La terminologie de "évangélique" recouvre au moins plusieurs acceptions transconfessionnelles. Premièrement il s’agit de groupes qui manifestent un zèle missionnaire, dont le but est de faire connaître leurs propositions de croyances. Ces croyances s’articulent autour de la messianité et la divinité du Christ. En ce sens, l’adventisme est un groupe de type évangélique. Deuxièmement, le terme renvoi à une diversité de groupes religieux parfois regroupés au sein de structures représentatives. Du point de vue des croyances et des exigences ascétiques, les religions dites évangéliques se caractérisent par un crucicentrisme, un biblicisme, une expérience de conversion et un engagement militant. Ces différents éléments sont présentés de manière détaillée par S. Fath sur son blog.

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  • Dis moi : c’est quoi un adventiste ? (2)

    medium_assemblee.jpgJe continue à répondre aux questions qui finalement posent la question de la définition de l’adventisme, comme entamé dans plusieurs notes.
    Rappel : Dans une précédente note je présentais de manière générale l’adventisme. Cinq critères se dégageaient. Il s’agissait du biblicisme, du christocentrisme, du prophétisme, de la croyance au retour du Christ et d’un gout certain pour l’étude de la Bible. Ces caractéristiques permettent d’indiquer que l’adventisme est transconfessionnel. Mais attention : il ne faut pas tomber dans le piège des caractères. Ce sont des constructions qui permettent juste de lire la réalité. Evidemment au quotidien on ne les retrouve pas de manière pure. Les variations et spécifictés sont nombreuses.

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  • Appel à communication.

    medium_logo_SISR.gifA l’occasion du 29e Congrès de la Société Internationale de Sociologie des Religions (SISR) qui aura lieu en Allemagne (juillet 2007), de nombreuses contributions thématiques sont attendues. L'atelier 15 de ce congrès se penchera sur les religions de guérison. Le but de cet atelier est d’examiner les relations entre la santé, la maladie, le bien-être et la religion en particulier dans les groupes religieux minoritaires et dans divers courants spirituels. Vous voulez participer à cet atelier comme intervenant, en vous basant sur des analyses de terrain, envoyez une courte proposition de contribution à Régis Dericquebourg avant le 14 Octobre 2006 via l’un des contacts mails suivant :
    redericq@tele2.fr ou sociologiser@aol.com. N'oubliez pas de mentionner votre éventuel institution de rattachement.

    Pour connaître les conditions générales de participation au Congrès qui aura lieu visitez le site de la SISR. Vous pouvez aussi TELECHARGER L'ENSEMBLE DES APPELS A COMMUNICATION ET AUTRES INFORMATIONS PRATIQUES.

  • Alors dis moi : c’est quoi un adventiste ?

    medium_COnference_general_Silver_Spring_Maryland.jpgCette question à l’accent enfantin paraît aisée à traiter. Pourtant quand on y regarde de plus près elle n’est pas si évidente que cela. Etymologiquement, un adventiste (du latin adventus) est quelqu’un qui attend le retour du Christ. Ce retour est un prélude à une éternité de plein bonheur, d’égalité… bref : le paradis.
    Cette définition est transconfessionnelle (je reviendrai sur ce point). En effet, que l’on soit baptiste, presbytérien, Témoins de Jéhovah, on peut croire (avec des variations sur la forme) que le Christ va revenir en Messie. Récemment, Jean Séguy a montré le caractère ancien et permanent, d’ordres adventistes au sein de l’Eglise Catholique (Cf. Jean Séguy, « Les ordres religieux "adventistes" du catholicisme », in Christianisme et prophétisme. Actes du colloque de la Faculté adventiste de théologie. 1-3 Mai 2003. Collonges-sous-Salèves, 2006).
    On pourrait s’arrêter à cette définition générale. Mais elle ne rendrait pas compte de la spécificité des croyances adventistes. Affinons notre regard sur l’adventisme en nous penchant sur l’espace dans lequel il s’est le plus développer à savoir le protestantisme.

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  • Huitième rapport du Département d'Etat Américain sur la liberté religieuse

    medium_Condoleezza_Rice.jpgCe vendredi 15 le Département d’Etat (D.E)  Américain a publié la huitième édition annuelle de son Rapport sur la liberté de religion dans le monde, qui couvre la période allant de juillet 2005 à juillet 2006. Ce rapport résume les dispositions prises par le D.E pour promouvoir la liberté religieuse. Conformément à la loi de 1998 qui établit les obligations du rapport, ce dernier résume les « actions de gouvernements qui font obstacle à cette liberté, notamment la répression de l'expression religieuse, la persécution religieuse et la tolérance de la violence à l'encontre des minorités religieuses ». La loi de 1998 oblige le D.E à établir une liste de pays qui ont « commis ou tolérés des infractions particulièrement graves à la liberté de religion ». Doivent être désignés comme des « pays particulièrement préoccupants » (PPP) qui aujourd’hui sont pour le D.E l'Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, l'Érythrée, l'Iran, le Soudan et le Vietnam.
    Le rapport s’appuie sur un concept fondamental permettant de définir l’atteinte par un Etat à la liberté religieuse. Il y a abus lorsqu'un gouvernement réprime l'expression religieuse d'une population qui pratique de manière pacifique, sous prétexte d'atteinte à la sécurité nationale. Fait intéressant le rapport considère que la lutte contre le terrorisme ne doit pas justifier les atteintes à la liberté religieuse (intéressant n’est-ce pas ? Passons !).

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  • L'Eglise Adventiste participe au plan Bush contre le SIDA en Ouganda

    Dans une récente note sur son blog Sébastien Fath met en exergue les erreurs du regard de l’administration Bush sur le religieux. Il note que le président américain ne maîtrise pas l’histoire religieuse de son pays et a une vision erronée du rapport de Lincoln au religieux, alors qu’il prétend s’inspirer de ce dernier. Reprenant un récent article critique du Washington post, Fath met en évidence ces deux manquements de G. Bush Junior tout en notant que le président américain surfait sur la réhabilitation dans la société américaine des valeurs (religieuses) conservatrices. C’est sur ce premier point que note Fath, que je vous propose de glisser. Plus précisément, regardons une illustration de la politique de santé et de développement économique des pays pauvres de la Maison Blanche à partir d’une dépêche de l’AFP passée anonymement.

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  • Adhésion à la Fédération protestante : clin d’œil à l’histoire adventiste. (3)

    medium_16th_Street_Baptist_Church.jpgL’analyse de l’adhésion à la fédération protestante de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour a réveillé beaucoup de débats au sein des communautés locales adventistes. Certains adventistes pensaient que cela permettrait de capitaliser des ressources pour être mieux reconnu dans l’espace religieux français. Pour d’autres c’était trahir l’identité d’adventiste, qui pour eux c’était forgé par opposition au protestantisme. Ce débat est de mon avis intéressant. Il permet de mettre en évidence les différentes représentations qu’ont les membres de leur église. En outre il démontre, comme j’aime à le montrer, que les organisations religieuses minoritaires ne sont pas des lieux d’une constante homogénéité. Du point de vue historique ce débat, qui est loin d’être clos dans l’adventisme français, conduit à noter que l’adventisme dans son histoire a toujours été un espace de liens ambivalents avec le monde protestant. Une illustration demeure l’émergence du groupe. Je vous ai déjà noté, rapidement (c’est malheureusement l’une des contraintes du blog), que l’adventisme était issu d’un mouvement de réveil millénariste le millérisme, du nom de son premier initiateur, William Miller. Miller a longtemps été influencé par la doctrine baptiste du retour du Christ. Insatisfaite par les démonstrations baptistes, il étudia rigoureusement l’eschatologie biblique au travers principalement du livre de Daniel. Il détermina que le retour du Christ était pour octobre 1844. Cette année-là marqua la fin du millérisme. De cette fin, allait naître, entre autre, l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. Sans qu’il le sache, Miller avait des contemporains qui étaient arrivé à la même conclusion que lui. Le Jésuite Manuel Lacunza (1730-1801), Gutierrez de Rozas, juriste mexicain, d’Adam Burwell missionnaire anglais au Canada, le Pasteur anglican Robert Scott, Pierre-Jean d’Algier, ou encore du grand missionnaire Joseph Wolff avait tous la même conviction que Miller.

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  • L’Adventisme religion de la santé : un exemple.

    medium_logo_sante.jpgL’une des analyses que je fais de l’adventisme vise à établir le concept de « religion de la santé ». Entendons par là les groupes religieux qui placent au centre de leur analyse une relation au corps visant à optimiser le bon fonctionnement de ce dernier. Dans une précédente note j’écrivais : "Les religions de la santé ont une vision essentiellement préventive. La pathologie est vue comme pouvant être évitée et résulte de l’apparition du pêché, c’est-à-dire d'une césure relationnelle entre l’individu et la divinité...

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  • Yves Lambert est décédé


    Ce chercheur, analyste incomparable des liens entre valeurs et religions, fin manieur des méthodes quantitatives nous a quitté.

    Je ne connaissais pas Yves Lambert, puisque mon entrée comme rattaché au Groupe, Sociologie, Religions et Laïcités, correspond au moment où sa santé connut une forte dégradation. Alors il va de soit que je ferai aucun développement sur l’homme, ni sur son œuvre. Des  chercheurs beaucoup plus en contact avec lui et sa recherche rendront compte avec plus de justesse de la marque que Lambert a laissé dans la sociologie du fait religieux. D’ailleurs je n’hésiterai pas à les solliciter pour ici vous parler d’Yves Lambert.

    La disparition d’Yves Lambert est pour moi une défaite. En effet, ma passion pour la sociologie de la religion est en grande partie liée à un choc que j'eu à la lecture de ses travaux sur les « Valeurs des français ». Mon désir était de le rencontrer pour lui en rendre compte et surtout le remercier. De plus son article, les religions comme système de maximisation, est au centre de mon approche, visant à rendre compte des groupes religieux comme étant des espaces de rationalisations stratégiques.

    L’heure n’est pas à développer sur ce point, mais à remercier ce grand chercheur pour les perspectives qu’il a initié. Aujourd’hui, après une famille, c’est toute la sociologie de la religion qui est en deuil. Alors sobrement, et anonymement, merci monsieur Lambert.

  • La pratique adventiste du Sabbat (3)

    medium_Plaque_Eglise_Adventiste_de_Mouscron.JPG

    Lors de deux précédentes notes, j’illustrais l’importance du sabbat chez les adventistes. A cette occasion j’invitais à constater que des adventistes n’hésitaient pas à vivre des conflits, lors de leur conversion notamment, pour « obtenir » leur sabbat. Voyons dans cette expression, le droit de pouvoir avoir une pratique religieuse en accord avec les convictions adventistes sur le sabbat. En d’autres termes il s’agit d’obtenir le droit de ne pas avoir une activité qui serait conçue comme en désaccord avec le 4ème commandement. Je rapportais que certains adventistes obtenaient une reconnaissance juridique, principalement au Canada, leur permettant d’observer le sabbat. Comprendre au niveau des membres, l’acceptation du sabbat et des conséquences parfois conflictuelles, qu’elle entraine dans des interactions sociales, implique de considérer ce choix comme rationnel. C’est ce que j’insinuais en fin de dernière note sur le sabbat. Mais dire que les adventistes sont rationnels dans leur pratique sabbatique est évidemment à contre courant, d’une vision pathologique du religieux. De mon avis considérer que les individus sont « influencés, fou, manipulé » est simpliste. C’est un refus de la complexité du social et une méconnaissance des incidences et préconceptions de telles affirmations. Personnellement, je remarque, lors de mes hebdomadaires observations dans des églises adventistes, ne pas être en relation avec des fous. Au contraire, les individus rationnalisent fortement leurs pratiques religieuses, dont le choix d’observer le sabbat. C’est d’ailleurs le cas dans d’autres groupes religieux minoritaires, taxés facilement d’êtres des espaces de manipulations (je ne dis pas qu’il n’existe pas de groupes dangereux mais ils ne sont pas la norme).
    Considérer les adventistes dans leur choix d’observer le sabbat comme des individus rationnels, implique d’approcher cette rationalité autour de deux points (d’autres peuvent s’y greffer). Premièrement, à partir des parcours des individus ont peut observer les choix qu’ils opèrent, en observant l’évaluation qu’ils construisent. Deuxièmement la rationalisation des adventistes s’observe également dans le discours, légitimant l’observation du sabbat. Au sens de Boudon, il s’agit là d’observer la construction des bonnes raisons d’agir de l’adventiste. C’est en ce sens que j’ai choisi de vous livrer ici un résumé du discours adventiste sur l’actualité et l’importance du sabbat. Notez qu’il ne s’agit pas ici de commenter la légitimité de ce discours, mais d’apprécier (au sens scientifique) la rationalisation adventiste du sabbat. De plus cela implique une forte intrusion dans la théologie adventiste. Bien qu’aguerrit à celle-ci, je ne me reconnais aucune légitimité, entant que sociologue pour la commenter. Je me contente donc de vous transmettre un résumé autour de 5 points, réalisé par Maurice Pollin, lors d’une prédication de ce dernier le samedi 19 aout à l’Eglise Adventiste de Mouscron en Belgique.

     

    Version PDF du texte Pollin

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  • Adhésion de l'Eglise Adventiste à la Fédération protestante (2)

    medium_ALeloo_Magazine.JPGJe m'étais engagé auprès de vous à revenir sur la question de l'adhésion de l'Eglise adventiste à la FPF. J'aimerai dans les mois qui suivent vous proposer une lecture en terme de "reconnaissance mutuelle". Pour cela j'attends que se réalise une journée d'Etudes sur la question, qui est en cours d'organisation avec différents spécialistes. Après les vacances je serai en mesure de vous en dire plus. Pour l'instant, Charles, lecteur habituel de ce blog, membre de l'Eglise Adventiste, indique, l'interview suivante de JP Barquon, nous deveçant sur ce thème de la "reconnaissance mutuelle". Cette dernière, donnée au Magazine Aleloo, explicite dans un langage pédagogique, court et simple (format évidemment contraingnant de ce genre d'exercice) l'adhésion adventiste à la FPF. En attendant que je vous propose une vision qui sera complémentaire à celle-ci, de mon avis, cette interview demeure pédagogique.Au passage notez l'évolution des chiffres de l'adventisme surtout dans les DOM/TOM et la place d'Ellen Whote dans la présentation que fait Aleloo de l'adventisme.

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  • "Clear Word": Bible adventiste ? Impact sociologique d’un débat.

    medium_img102.jpgA chaud je vous transmets ma réaction et ma réflexion après avoir été contacté par une revue afin de commenter l’existence de la Clear Word. Surpris que je n’ai pas opté pour une mise en accusation de l’adventisme, il m’a été informé que mon avis ne sera pas pris en compte. Evidemment si vous avez l’habitude de me lire ici, vous ne serez pas surpris. En effet je pense que le sociologue est un analyste et non un moraliste. Ce n’est pas à lui de prendre une position incriminant son objet d’étude. De plus, je ne suis pas théologien et les nombreux débats autour de la Clear Word se sont cantonnés principalement à des considérations théologiques et éthiques, à côté des questions que suscitent l’existence même de la Clear Word. Je vous propose de glisser dans ce débat un regard porté sur des incidences identitaires liées à l'existece de la Clear Word, qui passe pour être "une Bible adventiste".

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  • Aperçu dans la presse sur l'AIDLR

    medium_Madagascar_Tribune.gifIl est rare d’entendre parler de l’Afrique comme pays hôte d’un sommet mondial où l’on discute sur la défense et la promotion de la liberté religieuse dans le monde. Pour la première fois, International Religious Liberty Association (IRLA) ou l’Association Internationale de la Liberté Religieuse tiendra son Congrès International sur le sol africain. Du 27 février au 1er mars 2007, la ville de Cape Town, Afrique du Sud, accueillera la 6e Convention quinquennale que IRLA organise tous les cinq ans. Plus de 600 délégués représentant des associations pour la promotion de la liberté religieuse à travers 75 pays du monde seront attendus au centre de convention internationale de Cape Town lors du congrès. Une délégation malgache y sera afin de « combattre la haine religieuse par liberté de conscience » comme le souhaite le thème central du sommet.

    Plusieurs religions :

    Il s’agit d’une rencontre où les experts internationaux établissent des rapports sur la liberté religieuse venant du monde entier. Actuellement de passage à Antananarivo, Hansley Moorooven, le secrétaire général de l’IRLA pour la région de l’Afrique Australe et de l’Océan a tenu hier une conférence de presse au siège de l’Union des Eglises Adventistes de l’Océan Indien à Soamanandrariny où il a saisi l’occasion pour faire plus de connaissance sur le mouvement de l’IRLA dans le monde. « L’Eglise Adventiste du 7e jour est la pionnière de l’IRLA en 1893 avant que le mouvement s’ouvre à d’autres confessions depuis 1946 jusqu’à ce jour », explique Moorooven. Siège aux Etats-Unis et aujourd’hui présidé par Denton Lotz issu de l’église Baptiste, IRLA regroupe plusieurs religions à savoir Juive, Boudhiste, Musulmane, Catholique, Adventiste…etc, lesquelles ont partagé les mêmes points de vue à propos de la défense et la promotion de la tolérance religieuse dans le monde.

    Source : Madagascar Tribune, jeudi 10 août, n°5330
  • La question du lavage de cerveau et les groupes religieux minoritaires de confessants. Autour de l’ouvrage de Dick Anthony et Massimo Introvigne, Le lavage de cerveau Mythe ou réalité (2006)

    medium_lavage_de_cerveau.jpgAu cœur du débat sur les sectes il y a la réfutation du caractère volontaire des conversions religieuses, au profit de la notion de lavage de cerveau. Sans le dire c’est à partir de cette dernière que s’établissent toutes les autres notions présentes dans le débat comme : la manipulation, la dangerosité, etc. L’ouvrage de Dirck Anthony et Massimo Introvigne le lavage de cerveau : mythe ou réalité, permet de faire le point sur la question (L’Harmattan, 2006). Je vous propose une réflexion issue de l’ouvrage et qui met en évidence 1/ l’émergence récente de la notion de lavage de cerveau, 2/son application polémique aux groupes religieux minoritaires comme le présente les auteurs, pour ensuite, 3/, voir comment cette notion réinterroge le rapport à l’adhésion (conversion et lavage de cerveau) et plus généralement aux groupes religieux minoritaires se voulant constitués de confessants.

    La note elle est téléchargeable en pdf

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