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Rechercher : religion de la santé

  • Hiram Edson (de JL Chandler)

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    Pourquoi Jésus n’est pas revenu le 22 octobre 1844 ? Croire en la parousie a t’il encore un sens ? Ces questions taraudent les millérites. Au lendemain du grand désappointement, des millérites rentrent à la maison, après avoir attendus et pleurés jusqu’à l’aube dans la ferme d’Hiram Edson, un méthodiste de Port Gibson dans l’état de New-York. Avant leur départ, Edson invite les traînards à le rejoindre dans un grenier pour un moment de prière. Il en ressort un peu plus tard avec la profonde impression que « la lumière serait apportée » à leurs interrogations et que « le désappointement serait expliqué ».

  • Sébastien Lherbier Lévy Commente le traitement médiatique de la condamnation de la présidente de l'UNADFI

    abbf5ebba3fa042e160715236ddf4275.jpgLe quotidien régional « La Voix du Nord » dans son édition datée du samedi 28 juillet 2007 publie un article intitulé « Neuf mille Témoins de Jéhovah réunis durant trois jours à Douai ».
    En marge de la présente discussion autour de la condamnation de la présidente de l'UNADFI pour diffamation envers les témoins de Jéhovah par la Cour d’appel de Rouen, il est utilise de nous arrêter quelques instants sur les déclarations de la présidente de l’Association pour la défense des familles et de l’individu (ADFI) du Nord-Pas-De-Calais relayées par cet article de presse. Ainsi, après avoir indiqué qu’un rassemblement de témoins de Jéhovah se tenait au « Gayant Expo » de Douai (Nord), le journaliste relate les propos de Mme Charline Delporte, présidente de l’Association pour la défense des familles et de l’individu (ADFI) qui déclare : « Gayant Expo est une structure publique gérée par la communauté d’agglomération du Douaisis. Les politiques auraient pu voter et dire non. Pour moi, ce sont des gens complices. ».

  • Ethique de responsabilité et éthique de conviction au sein de la SDA aux Antilles.

    Cette note fait suite à la rencontre avec l’Association Pastorale de la Fédération de la Guadeloupe. Mes remerciements à ses membres pour l'accueil et à son responsable Franck Voltaire. 
    Photo de : http://www.adventiste-capesterre.org/vie-eglise/galerie-photos/917-lieux-de-culte-adventiste-en-guadeloupe

    Max Weber est d’un secours majeur pour comprendre les orientations qui existent dans les débats internes à une communauté religieuse pour construire ses liens avec la société.
    Pour avoir récemment échangé avec des pasteurs de différentes communautés, dont principalement les adventistes du septième jour, il existe toujours un débat sur les formes de relations à mettre en place avec la société globale. Certains développent l’idée qu’il faille s’arc-quebouter sur les positions de la communauté. C’est pour eux la primauté même si cela entraîne un rejet. D’autres s’interrogent sur la réception du discours dans la société et préfèrent modifier leur pédagogie, quitte à sélectionner des éléments pour faciliter l’accueil du message. Ceux-là sont sensible aux exigences légales et sociétales.
    Cette ligne de fracture, Weber l’a explicitée au travers de l’éthique de conviction et de l’éthique de responsabilité. L’éthique de conviction renvoie à l’idée, héritée de Kant, selon laquelle une action doit se structurée autour des principes supérieurs auxquels croient le porteur de l’action. De son côté l’éthique de responsabilité est conséquentialiste. Elle se structure autour des effets des actions. Elle s’interroge donc sur la réceptivité sociale de l’action.

    Ces deux conceptions peuvent faire tension. Comment porter une action cohérente avec ses croyances (éthique de conviction) quand se réceptivité sociale peut être négative (éthique de responsabilité) ? Souvent les actions religieuses sont enfermées dans cette étau.

    Aujourd’hui l’adventisme antillais porte cette question, même si elle n’est pas formulée ainsi. Face à une société antillaise traversée par de nombreuses questions (la violence, le chômage, la formation, les évolutions du couple…), les pasteurs adventistes s’inquiètent de la réceptivité de leur discours. Et cela pour plusieurs raisons. J’en retiendrai deux. (1) La première est l’apport de l’adventisme dans la construction d’une société antillaise pacifiée. C’est ce que j’ai toujours formulé autour de l’éthique de responsabilité. A partir des convictions religieuses, il s’agit de sensibiliser sur l’intérêt de se conformer aux exigences divines pour espérer le développement de meilleurs liens sociaux. (2) L’autre question est le niveau de déconversion intergénérationnel. Des enfants d’adventistes sont nombreux à quitter le groupe. Ici c’est le constat flagrant d’une réceptivité négative. Contribuer à faire évoluer la société est un enjeu. Renforcer la plausibilité du discours chez les enfants d’adventistes est un autre dans une société qui propose des discours en concurrence avec ceux du groupe.

    Nombreux pasteurs adventistes semblent vouloir devenir ainsi des « contributeurs » à la vie sociale. C’est une perspective issue de l’éthique de conviction. Les deux questions sont complémentaires. Les déconversions peuvent être comprises comme une incapacité du discours adventiste à donner du sens à la vie sociale, aux trajectoires individuelles dans cette vie sociale. Eviter les déconversions passe par se réinterroger sur la réceptivité du discours dans toute la société antillaise. Si des individus, socialisés dans l’adventisme rejette le groupe, c’est qu’il y a une inadaptation du discours à la réalité. Il faut donc repenser sa pédagogie et son opérabilité face aux enjeux individuels et sociaux.

    A côté de cette vision qui réinterroge le discours, sa pédagogie au regard de sa réceptivité, d’autres cadres religieux considèrent que les normes religieuses sont ontologiquement incompatibles avec les exigences sociales. Etre cohérent, nécessiterait de prendre acte de cette distance inéluctable et incompressible avec la réalité sociale. Il serait donc vain, non productif, de chercher un lien consonant avec les règles de la société globale. Les déconversion au sein même du groupe sont des constats, certes violents, du rejet inévitable. Ce discours est porté par ceux qui sont marqué d’une éthique de conviction. Penser, anticiper les aménagements entre le discours du groupe et les normes sociales (y compris administratives et juridiques) n’est pas concevable pour "les convictionnels".

    Cette dichotomie n’est pas nouvelle. Mais ce qui est remarquable dans l’adventisme antillais est le tournant marqué vers l’éthique de responsabilité. L’idée que l’adventisme peut être un moteur, contributif, au changement social est réel. Reste à mettre en place des actions. Cela ne se fera pas sans tension interne entre les deux éthiques. Mais là encore, rien de nouveau sous le soleil.
    Pour avoir longuement échangé avec des pasteurs adventistes aux Antillais, il faut se rendre compte du grand changement. Le basculement de l’éthique de conviction vers l’éthique de responsabilité se fait au prix de débats tendus. Mais ce basculement semble irréversible tant la demande sociale, y compris dans les communautés locales, pour une discours religieux empirique est forte. Cette observation du terrain permet de souligner que l’adventisme antillais est un espace extrêmement dynamique. Les lectures, les analyses que nous, sociologues, en avons faites au début des années 80 (Raymond Massé) et depuis la fin du XX (Fabrice Desplan) doivent s’inscrire dans un cadre temporel précis. Désormais rendre compte du dynamisme est une grande nécessité, même si personnellement, à la différence de mes collègues j’ai toujours veillé à qualifier de DYNAMIQUE l’adventisme antillais.

     

    Photos extraites de : http://www.adventiste-capesterre.org/vie-eglise/galerie-photos/917-lieux-de-culte-adventiste-en-guadeloupe

     

  • Les enseignants de la Faculté Adventiste de Théologie répondent aux questions autour de la pandémie du Covid-19

    Merci à JL Rolland pour le lien vidéo et l'info

    N'oubliez pas de lire ce que j'en dis sous la vidéo!

    La faculté adventiste de Colonge Sous Salève vient de mettre en ligne une réflexion globale, très intéressante, sur le Covid-19, à partir de questions qui lui sont remontées. Notons qu’il s’agit d’une « réflexion en marche » comme j’aime à le dire au sens du Collège de France, car la découverte successive d’éléments nouveaux sur le coronavirus pousse toutes les disciplines à continuer la construction de la réflexion.
    La vidéo répond sans détour à des questions très sensibles dans une tradition religieuse où le prophétisme et la tentation de lire le monde uniquement par son prisme est présent. De fait, les chercheurs enseignants naviguent dans un cadre qu’ils connaissent parfaitement mais avec le risque de surprendre ceux qui attendent d’eux une confirmation de prophétisme. Il faut souligner qu'aucun interlocuteur est tombé dans la tentation de la fièvre prophétique. La mesure est toujours gardée et la bonne distance toujours présente. Oui, le prophétisme est présent et même omniprésent mais contextualisé, objectivé, alimenté de comparaisons… Surtout les questions auxquelles les enseignants proposent des pistes de réponses sont empiriques, quotidiennes et n’enferment pas dans l’adventisme, même si, et c’est quand même normal, la lecture est adventiste. Quelques-unes de ces questions (mais en réalité toutes) ont attiré mon attention. La première : La crise sanitaire et financière, « avec la notion de ne plus pouvoir acheter ni vendre », sont-elles de signes de la fin des temps ? Les approches théologiques proposées laissent place au prolongement de la réflexion. Une dimension est apparue, celle de l’écologie, de la place de l’individu comme gestionnaire de la création. Et là, il me semble qu’un lien évident peut être fait avec les chroniques de Gérard Fleidzer sur France Info, montrant que c’est dans la promiscuité avec le monde animal, en d’autres termes dans une mauvaise gestion de la création que naît l’essentiel des pandémies ! Cela n'est pas sans écho à la notion de l'homme gestionnaire de la création.
    D’autres questions directes et connexes sont présentes : Est-ce que Dieu utilise les moyens de de destruction ? Est-ce que l’Esprit de Dieu se retire ? Les intervenants attirent sur les risques de telles questions certes légitimes. La question sur la "soumission" aux autorités a été aussi affronté.

    J’ai aussi particulièrement été sensible à la réflexion sur la fin des temps. Pourquoi ? Parce qu’elle est en fait celle qui structure les autres dans un groupe religieux comme l’Eglise adventiste du septième jour, où certains construisent une véritable météo de la fin des temps. Cartographies, relevés d’informations, détections d’intempéries (comme la pandémie), dans l’unique but de s’inscrire dans un catastrophisme sont réalisées par des membres. Et je n’exagère pas. J’ai vu dans mes enquêtes des adventistes avec des cartes chez eux, des chronologies, des fresques, compilant tout ce qui pour eux est signe de fin des temps. Le fait que les chercheurs et enseignants redéfinissent simplement, pédagogiquement la notion de fin des temps permet de dépasser le catastrophisme pour faire de la notion de Signe des temps, une « opportunité, une occasion à saisir » de se réinterroger intimement et sur la place de l’individu dans la société. C’est donc avant tout "une invitation à veiller".

    Dans un groupe religieux où les membres sont sensibilisés à développer une sémantique autour de la parousie, l’exercice n’était pas simple. Être pédagogue en restant fidèle à l’esprit aux fondamentaux prophétiques d’une tradition religieuse, tout en inscrivant la réflexion dans le dynamisme de la construction de la pensée, est un exercice difficile, car pouvant être accueilli comme un exercice de relativisation, d’édulcoration. Les enseignants de la faculté adventiste ont surmonté tous les obstacles. Des réponses pratiques à l’usage de leurs membres et cadres, tout en laissant ouverte l’explication, le raisonnement à tous les éléments non connus qui seraient susceptibles de le conforter ou l’amender.

    Je suis radin en éloge mais là il faut féliciter ce travail mené dans une extrême complémentarité. Et comme je le disais dans la précédente note, nous sommes bien dans un exercice qui montre que le confinement force les communautés religieuses à se déconfiner pour être audibles, compréhensibles pour ses membres et l’ensemble de la société. Exercice réussi

  • Huitième rapport du Département d'Etat Américain sur la liberté religieuse

    medium_Condoleezza_Rice.jpgCe vendredi 15 le Département d’Etat (D.E)  Américain a publié la huitième édition annuelle de son Rapport sur la liberté de religion dans le monde, qui couvre la période allant de juillet 2005 à juillet 2006. Ce rapport résume les dispositions prises par le D.E pour promouvoir la liberté religieuse. Conformément à la loi de 1998 qui établit les obligations du rapport, ce dernier résume les « actions de gouvernements qui font obstacle à cette liberté, notamment la répression de l'expression religieuse, la persécution religieuse et la tolérance de la violence à l'encontre des minorités religieuses ». La loi de 1998 oblige le D.E à établir une liste de pays qui ont « commis ou tolérés des infractions particulièrement graves à la liberté de religion ». Doivent être désignés comme des « pays particulièrement préoccupants » (PPP) qui aujourd’hui sont pour le D.E l'Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, l'Érythrée, l'Iran, le Soudan et le Vietnam.
    Le rapport s’appuie sur un concept fondamental permettant de définir l’atteinte par un Etat à la liberté religieuse. Il y a abus lorsqu'un gouvernement réprime l'expression religieuse d'une population qui pratique de manière pacifique, sous prétexte d'atteinte à la sécurité nationale. Fait intéressant le rapport considère que la lutte contre le terrorisme ne doit pas justifier les atteintes à la liberté religieuse (intéressant n’est-ce pas ? Passons !).

  • « Les Eglises Evangéliques ne connaissent pas la crise »

    wall street.jpgLe titre est celui d'un excellent article de courrier international. Il fait et refait un lien intéressant entre religion et crise économique. Allez le lire sur le site du Courrier International. Il rappelle que les périodes de dérégulation économiques et sociales sont propices à l’engouement pour le fait religieux. Dans ce constat, les églises évangéliques se distinguent. Mais est-ce que cela veut dire que durant ces moments les individus sont plus naïfs ? Certainement pas. Elles sont plus propices à une réorientation du sens. L’essentiel se définit dans le symbolique, le religieux. Dans ce domaine, les communautés évangéliques américaines sont particulièrement performantes car elles font des connexions entre la réalité sociale, le religieux, et les solutions pratiques pour sortir de la crise tout en l’expliquant rationnellement. Allez, lisez l’article du Courrier et revenez ici commenter.

  • Dis moi, c’est quoi un adventiste ? (3) : Un groupe évangélique ?

    medium_bible.jpgNous continuons à répondre à cette question après deux détours sous forme de blogvidéo par la conversion de musulmans au christianisme et par Bourdieu. Cette fois je vous propose une note qui pose la question du caractère évangélique de l’adventisme. En effet, dans de nombreux articles, en général de vulgarisation, l’Eglise Adventiste du 7ème Jour est présentée comme un groupe évangélique. Qu’en est-il ?
    La terminologie de "évangélique" recouvre au moins plusieurs acceptions transconfessionnelles. Premièrement il s’agit de groupes qui manifestent un zèle missionnaire, dont le but est de faire connaître leurs propositions de croyances. Ces croyances s’articulent autour de la messianité et la divinité du Christ. En ce sens, l’adventisme est un groupe de type évangélique. Deuxièmement, le terme renvoi à une diversité de groupes religieux parfois regroupés au sein de structures représentatives. Du point de vue des croyances et des exigences ascétiques, les religions dites évangéliques se caractérisent par un crucicentrisme, un biblicisme, une expérience de conversion et un engagement militant. Ces différents éléments sont présentés de manière détaillée par S. Fath sur son blog.

  • Sortie du livre ENTRE ESPERANCE ET DESESPERANCE POUR ENFIN COMPRENDRE LES ANTILLES

    Couverture Entre espérance et désespérance.JPGLe 10 mai 2010 sortie de l'ouvrage de votre serviteur aux éditions Empreintes (Paris)

    Entre espérance et désespérance, pour enfin comprendre les Antilles

    Séance de signature et vernissage de l'exposition
    "La liberté a un visage"
    17h Maison de l'Espérance 13 rue Gracieuse – 75005 Paris

    Entrée gratuite

    Indiscutablement c'est un livre événement. L'objectif est de dire enfin, sans détour, que les antillais ne sont pas des désespérés, des assistés, des fainéants, des superstitieux.

    Comment? Avec pédagogie.

    Concrètement? En revenant sur l'actualité antillaise, en faisant un détour par l'histoire sociale et musicale, tout en oubliant pas de noter l'influence de la religion.

    Pour vous donner envie de venir à la présentation du livre lundi 10 mai à 17h. Voici ce que vous pourrez lire sur la 4e de couverture...

    Entre l’image idyllique véhiculée par les agences touristiques et les grèves incessantes relayées par la presse, notre perception des Antilles et des autres territoires ultramarins est souvent caricaturale. Dans cet ouvrage, Fabrice Desplan revisite l’histoire sociale et politique des Antilles en mettant en avant un invariant de leur histoire collective: l’espérance. Il nous aide ainsi à mieux comprendre l’identité des territoires d’Outre mer, leur rapport problématique à la métropole, les attentes et les espoirs de leurs populations. Par petites touches, il propose de construire une relation sereine, d’équité, de respect mutuel, faite de reconnaissance des spécificités antillaises. Il préconise de sortir de la crise permanente pour instaurer un nouveau modèle relationnel.

    Fabrice Desplan est sociologue et anthropologue guadeloupéen. Chercheur rattaché au laboratoire, Groupe, Sociétés, Religions et Laïcités de l’Ecole Pratique de Hautes Etudes (CNRS), il est considéré par le journal La Vie parmi les 100 plus grandes personnalités protestantes de France. De 2006 à 2008 il a organisé pour la Région Nord Pas de Calais et la Ville de Lille les manifestations commémoratives de l’Abolition de l’esclavage et de la traite négrière.

     

    Entre espérance et désespérance, pour enfin comprendre les Antilles
    146 pages - 15€, éditions Empreinte temps présent (Paris, 2010)

  • Aperçu dans la presse sur l'AIDLR

    medium_Madagascar_Tribune.gifIl est rare d’entendre parler de l’Afrique comme pays hôte d’un sommet mondial où l’on discute sur la défense et la promotion de la liberté religieuse dans le monde. Pour la première fois, International Religious Liberty Association (IRLA) ou l’Association Internationale de la Liberté Religieuse tiendra son Congrès International sur le sol africain. Du 27 février au 1er mars 2007, la ville de Cape Town, Afrique du Sud, accueillera la 6e Convention quinquennale que IRLA organise tous les cinq ans. Plus de 600 délégués représentant des associations pour la promotion de la liberté religieuse à travers 75 pays du monde seront attendus au centre de convention internationale de Cape Town lors du congrès. Une délégation malgache y sera afin de « combattre la haine religieuse par liberté de conscience » comme le souhaite le thème central du sommet.

    Plusieurs religions :

    Il s’agit d’une rencontre où les experts internationaux établissent des rapports sur la liberté religieuse venant du monde entier. Actuellement de passage à Antananarivo, Hansley Moorooven, le secrétaire général de l’IRLA pour la région de l’Afrique Australe et de l’Océan a tenu hier une conférence de presse au siège de l’Union des Eglises Adventistes de l’Océan Indien à Soamanandrariny où il a saisi l’occasion pour faire plus de connaissance sur le mouvement de l’IRLA dans le monde. « L’Eglise Adventiste du 7e jour est la pionnière de l’IRLA en 1893 avant que le mouvement s’ouvre à d’autres confessions depuis 1946 jusqu’à ce jour », explique Moorooven. Siège aux Etats-Unis et aujourd’hui présidé par Denton Lotz issu de l’église Baptiste, IRLA regroupe plusieurs religions à savoir Juive, Boudhiste, Musulmane, Catholique, Adventiste…etc, lesquelles ont partagé les mêmes points de vue à propos de la défense et la promotion de la tolérance religieuse dans le monde.

    Source : Madagascar Tribune, jeudi 10 août, n°5330
  • Pourquoi est-il plus facile de rester à l’Antenne de France 2 en disant que la bite des noirs est la cause de la famine

    medium_France_TV.gifA l’époque coloniale le Code Noir montrait bien l’infériorisation du Nègre. Quand il était décompté ont le faisait après même les meubles. Dans cette lignée, même après les indépendances du siècle dernier des pays africains, la France a développé avec la complicité des dirigeants noirs un rapport d’infantilisation avec les nègres. Encore une fois l’importance donnée à la futile prise de position d’Alain Duhamel et au traitement de l’insulte raciste de Sevran qui en prime devra faire un Safari en Afrique pour son purgatoire, dénote s’il fallait le montrer d’une vision du nègre qui ne prend pas son nom et qui lui refuse une pleine appartenance à l’Humanité. Et dire que l’éviction indigne d’Alain Duhamel suscitera plus de lignes dans les journaux que l’affaire Sevran. Secret d’hypocrite. Tout le monde sait que les journalistes ont une opinion politique affirmée. Même chez eux, et surtout, le mythe de l’objectivité n’existe pas. Pourquoi le ressusciter ? Par contre le respect des communautés noires n'ont pas le même traitement, même en convoquant, par la même hypocrisie, la déontologie, qui elle devrait encore exister. Mais là ne serait-ce pas moi qui ressuscite un mythe ! No comment.

  • Lewis Hamilton ou le choix de lire un espoir

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    La Formule 1 est de loin un sport qui m’impressionne. Vous pouvez gagnez facilement ou perdre honteusement une course à cause d’une vis trop serrée ! Pas de place pour le détail. Tout doit être de l’ordre de la perfection. La mécanique doit être rapide et fiable. La ligne qu’est la perfection est considérée comme dynamique. Il faut toujours la repousser. Dans la mise en scène la logique est la même. L’image, la communication ne doit souffrir d’aucune approximation. Un seul hic, un gros hic. Jusqu’à aujourd’hui ce monde où l’effort, l’abondance économique, la gloire sont les emblèmes, les noirs y étaient absents !

  • Actualité de la recherche sur l’adventisme.

    medium_GSRL.2.JPGJamais je n’ai eu autant de points à partager avec vous et jamais je n’ai eu aussi peu de temps. Je dois m’entretenir avec vous sur :

    • la Commémoration de l’Abolition de l’Esclavage et de la Traite Négrière de mai prochain.
    • des projets pertinents du côté de l’Institut Avicenne des Sciences-Humaines.
    • de l’omniprésence d’un héros ultramoderne à la TV qu’est le cadavre.
    • de la nouvelle Charte sur la laïcité et les craintes légitimes qu’elle soulève dans le monde musulman.
    Mais pour l’instant parlons de l’actualité de la recherche en sociologie sur l’adventisme. L’Eglise Adventiste sera en 2007 au centre de l’activité scientifique. Ce n’est pas le fait d’un hasard. En effet, de son statut quasi confidentiel, artisanal, l’intérêt scientifique grandi autour de cette église. Il traduit d’ailleurs l’évolution de préoccupations au-delà du cadre scientifique.
  • Le défi autochtone de groupes religieux minoritaires

    medium_img034.jpgL’adventisme est composé principalement d’antillais français. Au-delà du critère de la nationalité, cette situation recouvre celles d’autres pays européens, où se sont des immigrés, qui forment les rangs les plus importants de l’adventisme sur le vieux continent. Aujourd’hui, bien que les efforts adventistes sont importants pour sensibiliser les autochtones, c’est en en Afrique Subsaharienne, en Amérique latine, dans la Caraïbe, en Aisie, ou en encore en Russie que la croissance adventiste est plus importante. La grande cérémonie du week-end dernier marquant les 80 années d’implantation de l’adventisme au Cameroun est en ce sens révélatrice, de l’ancienneté adventiste, mais aussi de la forme que semble prendre, le profil des croyants.

  • Voir de l'intérieur et ”chercheurs adventices”.

    medium_defaite.2.jpgFaisons de mauvaise fortune bon cœur. L'équipe de France perd la finale, mais ils nous ont entrainés dans une saga remarquable. Retenons celle-là. Sinon, quelques questions peuvent être posées aux réactions provoquées par l'évènement. S'il y a une chose que ce parcours inattendu a montré, c'est la difficulté à analyser un groupe, sans avoir un regard de l'intérieur sur ce dernier. Les critiques sur le sélectionneur, et l'incrédulité ambiante au début de la coupe du Monde, marquent bien, l'incompétence générale concernant le foot. Finalement, ce n'est pas pour rien qu'il n'y a qu'un seul sélectionneur et non 65 millions ! Voilà qui doit faire réfléchir les analystes du religieux qui se cantonnent de données extérieurs à un groupe religieux pour le catégoriser (le lien est facile, je succombe).

  • Rationalité de l'action (CPE et autres)

    Un bref passage sur le blog de beverycool, et surtout la lecture de commentaires sur le CEPtisme (si vous avez trouvé mieux pour parler du tohubohu qu'entraine le CPE je suis preneur), on retrouve me semble-t-il la question de fond, à laquelle celui qui arrive à répondre clairement recevra le Nobel des Nobels: pourquoi des individus prennent part à une action, parfois collective, et qui peut paraître incongrue à certains. Sans faire des livres une sorte de clef déconnectée de la réalité, deux livres de Raymond Boudon me semblent entrer dans le débat.