17.05.2008

Le rapprochement des positions adventistes,(de JL Chandler)

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Le 30 août 1846, James White (à 25 ans) épouse Ellen Harmon (18 ans) devant Charles Harding, un juge de paix à Portland dans le Maine. On imaginerait cette cérémonie dans une chapelle ornée de fleurs, au son d’une marche nuptiale, mais ce n’est pas le cas. Ayant été expulsés de leurs congrégations d’origine, les millérites n’ont pas de bâtiments d’église. Ils se réunissent dans des maisons. Les nouveaux époux n’ont pas de lune de miel. Un luxe pour les gens de cette époque, surtout à la campagne, qui n’ont ni le temps ni l’argent de s’offrir un plaisir aussi agréable. Leur idylle et leur mariage n’ont pas été très romantiques mais James et Ellen s’aiment. « Elle a été ma couronne de joie », avouera t’il plus tard. « C’est le meilleur homme qui ait jamais marché dans des chaussures de cuir », dira t’elle longtemps après.

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24.03.2008

Joseph Bates : le vrai fondateur de l'adventisme sabbatiste (1/2 de JL Chandler)

1523651125.jpgEn 1845, ceux qui formeront le courant adventiste sabbatiste ne se connaissent pas encore. Dispersés à travers la Nouvelle Angleterre, ils ne se sont jamais rencontrés. Hiram Edson et ses associés, qui ont découvert la doctrine de l’instruction du jugement, vivent dans l’état de New York. James White et Ellen Harmon, qui acceptent la doctrine des dons spirituels, habitent dans le Maine. La congrégation de Frederick Wheeler, qui observe le sabbat, se trouve au New Hamsphire. Un homme, et un seul, se chargera de rassembler tout ce beau petit monde. Il s’appelle Joseph Bates (1792-1872). Et il réside dans le Massachussetts. C’est le seul associé de William Miller qui fera partie du courant sabbatiste.

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19.03.2008

Dans la peau de l'historien de JL Chandler

1210198473.JPGJ'ai toujours aimé l’histoire. Surtout les belles histoires. Je suppose que c’est mon coté voyageur, la curiosité de se promener à travers les cultures dans le temps et l’espace. Aussi lorsque Fabrice Desplan m’a proposé de brosser l’histoire de l’adventisme sur Sociologiser, j’ai accepté spontanément. Pour le plaisir de raconter l’histoire d’un groupe dans sa rencontre avec Dieu. Donc je le remercie.

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24.02.2008

Ellen White : une mission prophétique (2/2 de JL Chandler)

7ecc3a5ec151dee2ac8df0a0b11124d5.jpgContrairement à ce qu’on pourrait penser, la plupart des Américains ne sont pas religieux quand Ellen Harmon commence son ministère en 1845. La Bible n’est pas lue, encore moins étudiée. Dans de nombreux secteurs du monde, elle est même interdite. D’un point de vue théiste, c’est une catastrophe : « Mon peuple périt faute de connaissance » (Osée 4.6). Au sein du christianisme, des idées non bibliques persistent. Un grand mouvement d’athéisme s’apprête à effacer la croyance en Dieu. La critique de la Bible la présente comme un livre de mythes et d’affabulations. La mission d’Ellen Harmon sera donc d’exalter Jésus-Christ et d’encourager l’étude de la Parole de Dieu.

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21.02.2008

Ellen White : la mission prophétique (1/2) de JL Chandler

 

9c6b3edbf0a81bf0138fe1b3a8ba2c33.jpgAprès sa première vision en décembre 1844, Ellen Harmon lutte avec l’idée de communiquer des messages en public. Elle est jeune, pauvre et sa santé est précaire. La tuberculose ravage ses poumons. Elle a l’air d’une bonne candidate pour la tombe. C’est au-dessus de ses forces ! Jours et nuits, jusqu’à tard dans la soirée, elle supplie Dieu de placer le fardeau sur les épaules de quelqu’un d’autre. Elle redoute aussi de devenir fière comme certains hommes d’église dans le passé. Dans une vision vers la mi-janvier 1845, elle en discute avec un guide céleste : « Si je dois raconter ce que tu m’as montré, préserve-moi d’une exaltation déplacée ». Il lui fait la promesse : « Tes prières ont été entendues. Elles seront exaucées. Si le mal que tu crains te menace, Dieu étendra sa main pour te secourir. Par l’affliction, il t’attirera à lui et il préservera ton humilité. Présente fidèlement le message. Endure jusqu’à la fin et tu mangeras le fruit de l’arbre de la vie, tu boiras l’eau de la vie ».

 

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20.02.2008

Echange avec JL Chandler

5feb1a5ffeaa04ddf2e94d5c41c08269.jpgDans le souci de mieux vous permettre de percevoir les enjeux de la saga historique que vous offre JL Chandler ici, voici, comme annoncé, un échange intégral que j’ai eu avec ce dernier, avec son accord. N’hésitez pas à intervenir en commentaire. Pourquoi vous présenter cet échange privé. Premièrement parce qu’il est une continuité des présentations de Chandler. Deuxièmement ils permettront de mettre en évidence les perceptions différentes de celles-ci. Vous verrez par exemple mes questionnements qui avaient pour but de centrer sur l’aspect scientifique. Mais bien plus, vous accéderez aux précisions de JL Chandler qui conduisent le lecteur à entrer de plein pied dans le travail de l’historien et son difficile aspect pédagogique qu’est la restitution concise et précise.

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L’héritage prophétique des adventistes sabbatistes (de JL Chandler)

1a03a67d42e1591bd5ae53bb4fd0b4c9.jpgAprès 1844, le millérisme éclate en trois courants adventistes : les spiritualistes, les albanistes et les sabbatistes. De loin le plus petit au départ, ce dernier groupe sera le seul vrai survivant du millérisme et  s’étendra même au monde entier. La raison de l’étonnante vitalité de l’Eglise adventiste du septième jour est essentiellement théologique. Car la grande différence est celle-ci : les autres courants délaissent certains aspects de l’héritage millérite alors que les sabbatistes le gardent inctact et bâtissent dessus.

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19.02.2008

Le millérisme éclaté (de JL Chandler)

d0bcd133888befc22f08dc7860c00284.jpg1844 ! Quelle année ! Karl Marx écrit que la religion est « l’opium du peuple ». Charles Darwin confesse, à l’idée de lancer sa théorie de l’évolution, que c’est comme « avouer un meutre » (de qui ? de Dieu ?). Le désappointement du 22 octobre secouent les millérites comme une secousse sismique. (Pour les historiens théistes, la conjonction de ces évènements n’est pas fortuite). De nombreux millérites abandonnent toute espérance de la parousie ou retournent dans leurs anciennes congrégations. L’espérance du retour du Christ va t’elle survivre ? Ceux qui y restent attachés – 50 000 à 100 000 selon les sources de l’époque – éclatent en trois courants adventistes : les spiritualistes, les albanistes et les sabbatistes. Cette distinction est établie par les historiens car les concernés ne se sont pas donnés ces noms. Le mot « albaniste » est de mon invention.

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07.01.2008

Hiram Edson (de JL Chandler)

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Pourquoi Jésus n’est pas revenu le 22 octobre 1844 ? Croire en la parousie a t’il encore un sens ? Ces questions taraudent les millérites. Au lendemain du grand désappointement, des millérites rentrent à la maison, après avoir attendus et pleurés jusqu’à l’aube dans la ferme d’Hiram Edson, un méthodiste de Port Gibson dans l’état de New-York. Avant leur départ, Edson invite les traînards à le rejoindre dans un grenier pour un moment de prière. Il en ressort un peu plus tard avec la profonde impression que « la lumière serait apportée » à leurs interrogations et que « le désappointement serait expliqué ».

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05.01.2008

Le 22 octobre 1844 (de JL Chandler)

6b03011ec7c2ea3c79e111cbd8b51c36.jpegLe mardi 22 octobre 1844, le jour se lève clair et brillant. De bonne heure, des millérites se réunissent sous un grand chapiteau à Rochester dans l’état de New-York pour prier et témoigner. Les orateurs utilisent des expressions telles que « les dernières heures du temps, les derniers moments de l’humanité, nous sommes aux portes de l’éternité ».

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